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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 02:19

 

 

 

 

 

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Depuis le 15 mai, les membres du gouvernement de Bozizé - Touadéra sont partis pour une soi-disant campagne économique dans les préfectures dont ils sont « ministres résidents ». Cette campagne économique a connu de fortunes diverses. Tous les ministres des zones Centre-Est - Firmin Findiro en tête - ont préféré prendre l'avion et non la route pour des raisons de sécurité, afin d’éviter d'être appréhendés par les éléments armés non identifiés qui écument l’arrière-pays. Grâce à ce Findiro d'autres ministres ont pu profiter du transport aérien alors que le demi-dieu n'allait qu'à Bambari.

A Birao, les populations sont terrées en brousse et la ministre du tourisme Sylvie Mazoungou n'a pu distribuer les lots de machettes et autres objets aratoires qu'elle avait fait acheminer dans cette ville. En prime le journaliste qui l'accompagnait - Guy Dingoté Kossany – est accusé d’avoir fait disparaître la caméra qui devait servir à couvrir le déplacement de la ministre, ce qui a entraîné son arrestation et sa détention à la SRI pour enquête.

Pour la campagne économique dans la Mambéré Kadéï, préfecture dont le ministre résidant et député n’est autre que le « vice-président » Sylvain Ndoutingaï, bizarrement, c'est le ministre des sports Serge Bokassa qui a été dépêché là-bas en lieu et place du ministre d’Etat des finances et du budget. Cela est une indication supplémentaire et une confirmation des informations faisant état de l'interdiction faite à Ndoutingaï de sortir de la capitale.

Petit à petit on le voit, un coin de voile se lève sur les informations non confirmées officiellement et portant sur le coup de force dont les rumeurs ont circulé avec insistance il y a quinze jours et imputé à Ndoutingaï. Selon des informations concordantes, c’est l’impressionnant dispositif sécuritaire mis en place autour de son domicile pour récupérer les armes de guerre stockées chez ce dernier qui a fait croire que Ndoutingaï avait été arrêté.

Selon nos informations, Sylvain Ndoutingaï avait bel et bien voulu tenter un coup de force contre Bozizé mais son projet a été su par les sécurocrates Sud-Africains qui sont autour de Bozizé qui l’ont éventé. Ceux-ci auraient alerté Pretoria pour solliciter la conduite à tenir mais Pretoria aurait choisi de saisir directement Paris lequel aurait informé à son tour le président tchadien qui en parle à Bozizé. Ce dernier a été même contraint de reporter de 24h son déplacement à N’djaména pour prendre part à la réunion de la Commission du bassin du Lac Tchad.

Cette révolution de palais a été visiblement étouffée dans l’œuf mais aurait occasionné la radiation d’un peu plus d’une dizaine de soldats de la garde présidentielle accusés d’être des complices de Ndoutingaï chargé d’exécuter l’opération. Il n’y a rien d’étonnant à ce que ce dernier puisse ambitionner de se mettre à la place du calife. C’est Bozizé qui l’a fabriqué et lui a permis de prendre toute la dimension qu’il a prise.

Comme Bozizé, il est devenu en peu de temps immensément riche. Comme Bozizé, il possède une secte qualifiée d’église et de nombreux fidèles qui lui sont dévoués. Dans le gouvernement, plusieurs ministres sont ses courtisans et courtisanes. Comme Bozizé, il entretient aussi un important harem de maîtresses. Il ne lui manquait plus que le pouvoir suprême que les armes et les miliciens dont il disposait également pourraient un jour lui permettre de conquérir.

Une chose est sûre, le ver est désormais introduit au sein de la bozizie et de l’aveu de certains galonnés des Faca, l’ambiance à Bangui sent mauvais. Tant et si bien que certains d’entre eux dont nous taisons les noms pour le moment, cherchent à quitter le pays au moindre prétexte pour aller en formation à l’étranger ou pour des postes d’attaché militaire dans certaines ambassades.

Arguant du manque de moyens, le sous-chef d’état-major des Faca, le colonel Ludovic Ngaiféi qui a déjà offert à son parent Bozizé plusieurs fois en vain sa démission, a même osé refuser de conduire les opérations militaires conjointes avec l’armée tchadienne à Kaga-Bandoro contre les bases de Baba Laddé en février dernier. C’est le colonel Jean-Pierre Doléwaya qui a effectué cette mission à sa place, ce qui a valu à ce dernier d’être récompensé par Bozizé qui l’a nommé général de brigade à l’issue des opérations.

Rédaction C.A.P

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