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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 18:32

 

 

AREVA

 

Centrafrique :  un désaccord avec Areva

Afrique 7.com 10/11/2011 10:42

Le torchon brûle entre le gouvernement centrafricain et la société française d’exploitation minière AREVA. Cette tension résulte de l’annonce de la société qui mentionnait que les travaux de mise en exploitation de la mine de Bakouma, dans l’Est de la Centrafrique, avaient été repoussés dans l’attente d’une éventuelle remontée des cours du minerai qui ont chuté après la catastrophe de Fukushima au Japon. En désaccord avec ce report des activités, les autorités centrafricaines menacent de contester le contrat de la Centrafrique avec Areva, si celui ci maintenait sa décision de repousser les travaux d’exploitation de ce grand projet d’uranium. Selon les prévisions d’Areva, les cours des minerais devraient remonter d’ici deux ans, un délai qui n’arrange pas le gouvernement centrafricain qui veut pouvoir compter sur les recettes de cette exploitation le plus tôt que possible.

En outre les termes du contrat ne semblent pas être respectés par la société. « Areva et nous avons signé un avenant au terme duquel l’entreprise française devait commencer l’exploitation effective à partir de 2010. Si donc Areva décide d’abandonner les travaux à ce niveau pour repartir, nous estimons qu’elle viole déjà les termes de l’avenant » a déclaré le responsable centrafricain. La quantité d’exploitation estimée pour la mine Bakouma est de l’ordre de 32.000 tonnes à l’heure actuelle et représente un gisement important pour la compagnie française même si ce dernier est loin derrière le gisement d’Imouraren au Niger  qui est évalué à 180.000 tonnes de ressources. L’on craint que cette tension ne dégrade les bonnes relations entre Areva et le gouvernement centrafricain qui affiche la ferme volonté de contester le contrat si Areva arrêtait effectivement les travaux.

 

Le torchon brûle entre l’Etat centrafricain et Areva

(Les Afriques 09/11/2011)

 Le gouvernement centrafricain a menacé jeudi de contester le contrat de la Centrafrique avec Areva, si le groupe nucléaire français maintenait sa décision d'y repousser les travaux d'exploitation d'un important projet de mine d'uranium.

«Nous (le gouvernement centrafricain) nous réservons le droit de contester notre contrat avec cette société (Areva) si les responsables maintiennent leur position », a déclaré aux médias Jean-Sylvain Féïgoudozoui, directeur général des mines au ministère délégué à la Présidence de la République chargé des Mines.

Mercredi, le porte-parole de la société française Areva avait déclaré que les travaux de mise en exploitation de la mine de Bakouma, dans l'Est de la Centrafrique, avaient été repoussés en attendant une éventuelle remontée des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima au Japon.

Un haut responsable du groupe avait estimé que cette remontée interviendrait dans les deux ans à venir, ce qui n’arrangerait guère le gouvernement centrafricain.

"Areva et nous avons signé un avenant au terme duquel l'entreprise française devait commencer l'exploitation effective à partir de 2010. Si donc Areva décide d'abandonner les travaux à ce niveau pour repartir, nous estimons qu'elle viole déjà les termes de l'avenant", a ajouté le responsable centrafricain.

Il a précisé que "du côté du gouvernement, on attend d'être officiellement saisi par écrit pour pouvoir prendre position, parce que l'annonce faite (par une délégation d'Areva) devant le chef de l'Etat (François Bozizé) n'était que verbale".

Selon lui, "ils ont fait part de la suspension momentanée de leurs activités d'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma. Ils entendent reprendre les travaux au bout de deux ans".

Avec 32.000 tonnes estimées à l'heure actuelle (dont seule une partie pourra être récupérée), le gisement est considéré comme important par Areva, même s'il n'égale pas par exemple les 180.000 tonnes de ressources de la mine géante d'Imouraren au Niger.

Cette situation risque de mettre en mal les bons rapports entre AREVA et par ricochet la France et le Gouvernement Centrafricain lequel est déterminé à contester les termes du contrat au cas où Areva arrêterait les travaux.

Par Rodrigue Fénelon MASSALA

© Copyright Les Afriques

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