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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 00:49

 

 

 

 

Feindiro

 

 

Un Findiro peut en cacher un autre

 

Selon nos informations de source digne de foi, Laurent Findiro, frère aîné du ministre de l’ex-ministre de la justice et ex-demi-dieu Firmin Findiro, a été arrêté le jeudi 26 juillet 2012 et est en route pour Bangui. Dimanche soir dernier, le véhicule à bord duquel il se trouvait était signalé comme en panne à Alindao mais devrait arriver à Bangui au plus tard ce mercredi, précise notre source. Une place lui serait déjà réservée à la SRI.

 Toujours d’après nos informations, le sous-préfet de Bakouma aurait des liens étroits avec son frère cadet Firmin Findiro récemment limogé du gouvernement de Touadera III. Il avait fait le malade imaginaire pour que Bozizé l’autorise à aller en France se faire soigner mais une fois à Paris, il a été pris en flagrant délit de demande d’asile politique auprès de l’ambassade du Botswana en France. Que craignait-il de Bozizé et pourquoi le Botswana?

La mission spéciale de l’arrestation du sous-préfet encore en fonction, aurait quitté Bangui au début de la semaine dernière pour finalement mettre la main sur ce dernier. D’après nos sources, avant son limogeage et tout ministre qu’il était, Firmin Findiro faisait en toute illégalité à Bakouma, des affaires dans les mines et l’ivoire via son frère aîné Laurent Findiro.

C’est ainsi qu’à lui seul, Laurent Findiro était sous-préfet de Bakouma, trafiquant d’ivoire, exploitant minier illégal et patron d’une entreprise frauduleuse de chasse, le tout avec la protection de son frère cadet, ministre de la justice et porte-parole du gouvernement, ancien procureur de la République de Bangui. Cela faisait quand même beaucoup mais les Findiro ne reculaient devant rien. Ils ont donc employé des jeunes de la région sur des exploitations minières pour leur compte.

Les treize jeunes qui auraient été tués vraisemblablement par des rebelles de la LRA très fréquents dans la région, dans un chantier minier vers Bakouma en mars dernier d’après plusieurs rapports seraient des employés des Findiro. C’est afin d’éviter une éventuelle révolte des parents de ces jeunes qu’ils ont tenté de faire porter le chapeau à la société CAWA Safari dans le but inavouable de voir cette société dédommager les parents des victimes.

D’après une source proche du Tribunal de Grande instance de Bangui, le juge d’instruction chargé du dossier des meurtres dans la zone de CAWA Safari devrait procéder au début de cette semaine, à l’audition des prévenus. Cette information aurait mis les Findiro dans tous leurs états car ces derniers avaient mis en marche leur machine pour gagner du temps en faisant traîner les choses dans cette affaire.

Entre temps, Laurent Findiro avait monté de toutes pièces une histoire pour faire injustement arrêter à Bakouma, un jeune du nom Grâce à Dieu Samson Saramapé qui avait travaillé pour lui parce qu’il lui avait remis une arme de chasse avec des munitions pour abattre des éléphants. Un autre jeune de Bangassou dénommé Guy Hervé Awiya, soigneur à CAWA Safari qu’un banal litige a opposé au sous-préfet Findiro sera aussi  arrêté.

A travers ces deux arrestations arbitraires, Laurent Findiro comptait, avec la complicité du Commandant de brigade de la gendarmerie de Bakouma, entraver et faire échouer les enquêtes du juge à Bakouma dans l’affaire CAWA Safari.  Une source proche de cette société a indiqué à CAP que Findiro aurait même tenté à deux reprises d’obtenir du patron de CAWA Safari de lui verser la somme de 20 millions ou 10 millions de F CFA pour être remis en liberté alors qu’il avait pourtant déclaré à la presse notamment sur RFI que ce serait pour sa propre sécurité que le patron de CAWA Safari avait été placé sous mandat de dépôt.

Tout en étant ministre de la justice, on le voit, Firmin Findiro continuait de jouer encore au Procureur de la République, fonction qu’il a exercée longtemps avant d’entrer au gouvernement. Maintenant qu’il est limogé du gouvernement, plusieurs affaires louches et mafieuses dans lesquelles Firmin Findiro était impliqué vont progressivement faire jour.

La Rédaction

 

 

NB : Il faut rappeler que déjà sous le régime Patassé, Firmin Findiro avait été sanctionné par le Haut Conseil de la Magistrature pour corruption et muté disciplinairement en province. C'est après le coup d'Etat du 15 mars 2003 de Bozizé et  par pur tribalisme, que Bozizé l'a ramené à Bangui pour le bombarder Procureur de la République, fonction qu'il a exercée avec le zèle et les dégâts que nous connaissons aujourd'hui. Bozizé doit à présent mais sans trop le dire trop fort, regretter amèrement  d'avoir propulsé en orbite un tel individu.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique