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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 01:35

 

 

gendarmes SRI

 

                         Robert Levitt ici entre deux gendarmes de la SRI

 

 

gendarmes voleurs

 

Robert Levitt avec les gendarmes truands de la SRI et David Wisner 

de l'ambassade des USA à Bangui

 

 

La mésaventure que viennent de vivre dans le pays de Bozizé un citoyen américain du nom de  Robert Levitt et son ami de nationalité tchèque, Peter Joda mérite d’être portée à la connaissance de l’opinion publique aussi bien centrafricaine qu’étrangère. Cela non pas dans le but de faire cesser ce genre de chose parce que de toute façon tant que le régime de Bozizé demeurera en place, il n’y a quasiment aucun espoir que ce genre d’abus cesse mais justement, afin de stigmatiser ces pratiques honteuses et scandaleuses dont se rendent régulièrement coupables et en toute impunité certains dignitaires du régime de Bozizé et même la progéniture de celui-ci.

De par la corruption qui y règne et la nature des affaires qui y sont traitées qui rapportaient généralement beaucoup  d’argent à Aimé Vincent Bozizé alias Pappy - un des enfants de Bozizé qui la dirigeait avant de se retrouver à Tours en France, ainsi qu’au Procureur de la République Firmin Feindiro, - ce qui se passe à la Section Recherche et Investigation (SRI), la police politique du pouvoir bozizéen défraie suffisamment la chronique et alimente très souvent la presse banguissoise qui en fait ses choux gras mais doit toujours être dénoncé avec fermeté. Il s’agit d’une véritable bande de voleurs organisée qui sévit méthodiquement par le racket et l’extorsion de fonds à certains citoyens nationaux et étrangers, souvent musulmans  et occidentaux qui ont le malheur de tomber sous leurs pattes.

Pour le cas du citoyen du pays d’Obama qui nous intéresse ici, tout a commencé le 13 janvier 2011, où M. Robert Levitt et son ami un citoyen tchèque Peter Joda, alors en voyage d'affaires en République centrafricaine, ont été arrêtés sans raison plausible dans la ville de Mbaiki alors qu’ils étaient en train de dîner dans un restaurant, au motif qu'ils n’étaient pas munis du permis indispensable pour circuler dans cette ville qualifiée de « zone minière ». Encore des pratiques de l’indéboulonnable ministre des mines et argentier de Bozizé, le tristement Sylvain Ndoutingai. Ils sont transférés à Bangui et mis en geôle à la tristement célèbre SRI où ils passeront mine de rien, quatorze jours. Avec d'autres touristes européens on leur a reproché d’être des espions.

Toujours pendant leur incarcération, ils ont été invités à payer des amendes au Ministère des Mines. Cependant, même après avoir payé les amendes en espèces, ils ont été maintenus en détention au motif qu'il fallait du temps pour « compléter le dossier ». C’est grâce aux interventions des ambassadeurs des USA et de France à Bangui, les contacts quotidiens de M. Levitt avec son avocat à Nice en France, Me Claire Verneil et après de nombreuses discussions qu’ils seront libérés et leurs passeports  restitués après que chacun ait pu se délester de 500.000 F CFA allés sans doute tout droit dans les poches de Ndoutingai, Firmin Feindiro et du lieutenant Serge Kossi, un parent des Touaboy qui est commandant de la SRI en l’absence de Pappy Bozizé.

C’est donc le 27 janvier 2011, soit quatre jours après l’élection présidentielle et législative du 23 janvier 2011 en Centrafrique que les deux malheureux ont pu quitter le territoire centrafricain pour regagner la France. Dans la narration de sa captivité, M. Levitt rapporte que durant leur séjour avec son ami à la SRI, il leur a été donné d’observer que quotidiennement, des gendarmes de la SRI accompagnaient des personnes en détention dans des établissements bancaires de la place pour retirer de l’argent avec leur carte de crédit au guichet automatique ou effectuer des opérations de transfert d’argent par Western Union. Pour ceux des détenus qui refusaient ou qui, pour une raison quelconque, ne pouvaient payer, on les menaçait de prolonger leur durée d’emprisonnement (entre 3 mois et 2 ans). Toujours selon M. Levitt, chaque jour des promesses de libération étaient formulées par les responsables de la SRI mais annulées à chaque fois au motif des prochaines élections.

Le racket et l’extorsion d’argent aux étrangers est l’une des principales activités de prédilection et sources d’enrichissement de certains dignitaires du régime Bozizé comme le Procureur de la République de Bangui, Firmin Feindiro, l’ex directeur des services de renseignement à la présidence, Aristide Reboas , le ministre d’Etat chargé des mines, le corrompu Sylvain Ndoutingai, ainsi que tous des enfants de Bozizé, Jean Francis, Aimé Vincent alias Pappy, Jean François alias Djodjo, Rodrigue, Socrate, Franklin, Teddy, Kévin, Giscard, on en oublie. C’est à certains d’entre eux que le président de la CEI, le faux et criminel pasteur Joseph Binguimalé a donné divers marchés de la CEI de gré à gré de plus de 500 millions de F CFA sans la moindre exécution.

Le niveau de corruption de la famille et du clan Bozizé en Centrafrique aujourd’hui n’a sans doute rien à envier à celui du clan des Trabelsi en Tunisie qui défraie actuellement la chronique après la chute de l’ex-président Zine Abidine Ben Ali, sa fameuse épouse Leila et sa famille. A l’échelle de la République centrafricaine, ce fléau ternit non seulement gravement l’image du pays mais est évidemment très dissuasif pour tout investisseur qui aurait envie de venir dans un tel pays. Concernant le triste sort qui est souvent fait aux occidentaux par le régime de Bozizé, ce qui est déconcertant et incompréhensible est l’apathie et le manque de réactivité des diplomates de ces pays à Bangui, qui privilégient et se contentent de leur stérile tête à tête avec le dictateur sanguinaire.

 

Ci-dessous le fac simile du récépissé délivré à Robert Levitt

 

RL-Arrest.

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