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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 14:23

 

 

Bozize KNK

 

 

Bozizé où la tentation permanente de contourner le consensus

Il fallait s’y attendre. En convoquant une catastrophique et inutile réunion au palais pour faire étalage sans fard de sa barbarie et abattre ses dernières cartes avec le sens dictatorial et l’autoritarisme qu’on lui connaît, Bozizé savait-il qu’il prenait encore sur lui le risque de bloquer à nouveau le processus électoral. En refusant de signer un nouveau décret portant sur le découpage des circonscriptions aux législatives qui soit conforme à la décision du Conseil d’Etat et en traitant ses membres de criminels et d’avoir prétendument outrepassé leur champ d’action, Bozizé s’est clairement et définitivement placé dans l’illégalité et l’illégitimité. Il vient de faire brillamment la démonstration qu’il n’a nullement envie que les élections se tiennent car la victoire dès le premier tour qu’il escompte est impossible actuellement.  

Il a aussi prouvé si besoin en est encore, qu’il a une conception villageoise et médiévale du fonctionnement de l’Etat qu’il ne peut nullement imposer par la force aux Centrafricains aujourd’hui. Pour lui, toutes les institutions judiciaires et les magistrats doivent se comporter avec aplatissement comme la Cour constitutionnelle à la tête de laquelle il a placé son parent et dont les membres lui sont totalement assujettis. C’est tout simplement inadmissible. Tant qu’à faire, il n’a qu’à dissoudre le Conseil d’Etat voire le supprimer pour être tout à fait cohérent avec son entendement archaïque des choses.

C’est au nom de cette conception éculée du fonctionnement de l’Etat qu’il a cru qu’il pouvait faire une descente au parquet du tribunal de grande instance de Bangui, chose jamais vue dans le monde, et y ordonner de surcroît au substitut du procureur qu’on arrête les citoyens qu’il croyait responsables de l’incendie du supermarché de son ami et complice, le commerçant et truand libanais Ali El Akhrass. A présent, il se retrouve le bec dans l’eau, Amnesty International lui exigeant la libération des personnes arbitrairement arrêtées et toujours détenues dans sa prison spéciale de Bossembélé.

En l’état actuel de la situation, Bozizé doit comprendre qu’il ne peut plus décider tout seul de faire ce qu’il veut et bon lui semble s’agissant des différentes étapes du processus électoral. Le nouveau découpage  des circonscriptions aux législatives est un paramètre essentiel des prochaines élections et ne doit pas être traité avec la désinvolture avec laquelle il le fait. Il ne saurait nullement être question d’aller aux urnes en 2011 avec le découpage inique et franchement politicien de 2005. Il est donc inutile qu'il continue de s'arcbouter sur le découpage de 2005 effectué sur la base du code électoral de 2005 qui a été révisé. La sous-préfecture de Sido érigée par  lui-même doit être prise en compte dans le nouveau découpage or elle a été omise dans le décret annulé..

Autre exemple, à défaut de connaître leurs limites, les populations des villages de Tira I, Tira II, Maïssolo et Tetedaï  appartenant à la Sous-Préfecture de Batangafo ont été recensés par les agents recenseurs de Markounda. Les populations de ces villages ont donc refusé de se faire recenser une seconde fois par les agents recenseurs venus de Batangafo. Ce type de situation, préjudiciable en l’espèce à la sous-préfecture de Batangafo, doit être corrigé impérativement par de nouvelles dispositions et arbitrage. Il faut inévitablement une base juridique au travail de la CEI.

Tout indique que fort de la prolongation anticonstitutionnelle de son mandat déjà expiré depuis le 11 juin dernier, Bozizé veut continuer à jouer les prolongations au pouvoir et s’y éterniser. Il avait d’ailleurs prétendu qu’on l’avait obligé à reporter les élections.

Le niveau d’impréparation ou la mal préparation des prochaines élections et son refus de jouer loyalement le jeu en raison de sas intentions de frauder les résultats, font peser de lourdes menaces sur la tenue de ces élections selon le chronogramme arrêté par consensus. Sa tentation  permanente de faire fi de ce consensus et d’imposer arbitrairement sa volonté est incompatible avec la préparation dans la sérénité des élections.

Ses tentatives de vouloir faire porter le chapeau à d’autres bouc-émissaires tels que les représentants à Bangui de la communauté internationale notamment l’ambassadeur de l’Union Européenne qu’il semble pointer du doigt,  du nouveau report qui pointe encore à l’horizon sont vaines. Il assumera seul la responsabilité de bloquer une fois de plus la tenue des élections législatives et présidentielle prévue pourtant par lui-même par un décret pris à la hussarde pour le 23 janvier 2011. Il est aussi seul responsable de ses propres turpitudes et celles de son « doungourou »  l'incompétent et truand vrai faux pasteur qu'il a placé à la tête de la commission électorale, à savoir Joseph  Binguimalé. 

Rédaction C.A.P 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique