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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:40

 

 

 

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PARIS - AFP / 06 juillet 2011 16h19 - Le président nigérien Mahamadou Issoufou a assuré mercredi aux autorités françaises avoir pris toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité des mines d'uranium exploitées par Areva ainsi que celle de ses expatriés au Niger, lors d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.

Nous avons pris toutes les dispositions sécuritaires pour la reprise des travaux au niveau de la nouvelle mine d'Imouraren, ça ne va pas tarder (...) et la zone d'Arlit est actuellement sécurisée, nous avons pris des dispositions pour cela, a déclaré M. Issoufou aux journalistes au terme d'un déjeuner à l'Elysée avec son homologue français.

Le groupe nucléaire français a considérablement réduit la présence de son personnel expatrié au Niger après l'enlèvement en septembre 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de sept salariés d'Areva ou de son sous-traitant Sogea-Satom, une filiale du groupe de BTP Vinci, travaillant dans la mine d'uranium d'Arlit, dans le nord du pays.

Cette prise d'otages et l'activité d'Aqmi dans l'ensemble de la bande sahélo-saharienne ont ralenti les travaux de mise en service de la mine géante d'Imouraren (nord), prévue en 2013.

Le chef de l'Etat nigérien s'est refusé mercredi à tout commentaire sur la situation des otages d'Aqmi, dont trois (une Française, un Togolais et un Malgache) ont été libérés en février. Nous sommes tous engagés à faire en sorte que les otages puissent être libérés, a-t-il dit.

Afin de reprendre le cours normal de ses activités au Niger, Areva a élaboré un nouveau plan de sécurité qui repose sur une contribution des forces de sécurité nigériennes, a précisé l'Elysée. Ce document devrait être approuvé par les autorités françaises dans les jours qui viennent, a-t-on ajouté.

Mahamadou Issoufou a également profité de son entretien avec Nicolas Sarkozy pour renouveler sa demande d'aide militaire. L'Elysée a précisé que cette aide visait essentiellement l'équipement des forces nigériennes et que la France était prête à l'examiner et à y répondre favorablement.

Le nouveau chef de l'Etat nigérien a par contre démenti catégoriquement toute idée d'implantation militaire française dans son pays.

Côté français, il n'y a jamais eu de demande en ce sens (...) nous sommes en train de prendre des dispositions pour que l'on soit capable par nos propres moyens de faire face à ces menaces, a-t-il répété, citant parmi elle la menace intégriste, le trafic de drogue ou le trafic des armes.

MM. Sarkozy et Issoufou ont enfin évoqué le conflit libyen, dont le président nigérien a qualifié de catastrophiques les retombées sur son pays. Nous sommes tous d'accord qu'il faut une solution rapide à cette crise, a indiqué le dirigeant nigérien.

La crise libyenne a provoqué une recrudescence de la circulation d'armes dans le Sahel, réduit à néant les échanges économiques avec ses voisins et entraîné le retour de 210.000 Nigériens dans leur pays.

L'élection du civil Mahamadou Issoufou en mars a mis un terme à la transition militaire engagée après le putsch qui a renversé en février Mamadou Tandja après dix ans de pouvoir. Avec la Guinée et la Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy a fait du Niger un modèle des Etats démocratiques que la France souhaite désormais soutenir en Afrique.

AREVA VINCI


(©)

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