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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 01:39

 

 

 

 

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PARIS AFP / 09 juillet 2012 23h16 - Le président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, est à présent en bonne forme et déterminé à assumer ses fonctions, a déclaré lundi soir à l'AFP le ministre ivoirien Ally Coulibaly, après l'avoir rencontré à Paris dans le cadre d'une médiation ouest-africaine dans la crise malienne.

Avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, nous avons eu près de deux heures d'entretien avec le président Traoré, à son hôtel parisien, a indiqué le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly, dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

Il s'est bien remis de l'agression dont il a été victime (en mai), nous l'avons trouvé en bonne forme et nous avons bon espoir qu'il pourra retourner à Bamako dès que possible. Aucune date n'est avancée pour son retour mais il a bon moral et est déterminé à assumer ses fonctions, a assuré M. Coulibaly.

M. Traoré, attaqué et grièvement blessé le 21 mai dans ses bureaux près de Bamako par une foule de manifestants hostiles, a été soigné depuis à Paris.

Les deux émissaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) venus le rencontrer étaient porteurs d'une correspondance du médiateur sur la crise malienne, le président burkinabè Blaise Compaoré, pour transmettre les recommandations du mini-sommet de samedi à Ouagadougou.

Six chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest avaient sommé samedi le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra de former d'ici fin juillet un gouvernement d'union nationale, faute de quoi son gouvernement ne serait plus reconnu et le Mali serait suspendu des instances régionales.

Ils avaient aussi exhorté le président Traoré à demander sans délai à la Cédéao et l'ONU l'envoi d'une force africaine au Mali.

C'est le président Traoré qui incarne la légitimité en vertu de la Constitution, a fait valoir M. Coulibaly. Nous lui avons fait comprendre la nécessité de mettre en place ce gouvernement d'union mais aussi de signer la requête demandant le déploiement d'une force de la Cédéao, a dit l'émissaire.

Le problème du Sud - le fonctionnement des institutions de transition - est inséparable de celui du Nord: on ne peut pas lancer une reconquête du Nord sans avoir mis en place un gouvernement d'union nationale qui fonctionne, qui a la crédibilité nécessaire, la confiance des Africains et de la communauté internationale, a insisté M. Coulibaly.

Le président Traoré est très reconnaissant aux chefs d'Etat de la Cédéao d'accompagner le Mali dans la recherche d'une solution. Il pense que tous les Maliens doivent se rassembler dans l'intérêt supérieur du pays, il a même utilisé le terme de +sursaut+, a-t-il rapporté.

Au Mali, les autorités de transition avaient été mises en place en avril, moins d'un mois après un coup d'Etat qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes armés, principalement islamistes.

Les putschistes ont remis le pouvoir après un accord signé le 6 avril avec la Cédéao, qui prévoyait la formation d'un gouvernement de large union. Dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, les ex-putschistes restent influents à Bamako.


(©)

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