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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 12:54

 

 

carte admin RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 02 Février 2011 10:40

1 230 000 francs CFA(environ 1.875 euros) de dommages et intérêts à verser au Directeur de campagne du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), Modeste Yamandé Amoda. C’est le verdict rendu mardi 1er février 2011 par le tribunal de grande instance de Bossangoa (ouest du pays), dans l’affaire « Préfet contre directeur de campagne PNCN ».

Le 23 janvier 2011, jour d’élections en Centrafrique, le Préfet Colonel Gabriel Baïpo avait fait arrêter, après l’avoir molesté, devant le bureau de vote N°1 de Bossangoa. Ce dernier, soutenu par son parti, avait alors porté plainte pour voies de faits contre son agresseur. L’affaire a été jugée en correctionnelle en l’absence du préfet.

Dans sa plainte, le plaignant Yamandé a expliqué que le motif de son arrestation a été son opposition aux fraudes massives que ce préfet tentait d’orchestrer en faveur du parti au pouvoir KNK.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka précise que dès le verdict connu, des militants du PNCN, banderoles en mains,  ont manifesté pacifiquement dans les rues de la ville en brandissant des banderoles sur lesquelles on pourrait lire, « Baïpo criminel et fraudeur ».

Cet incident a été d’ailleurs mentionné par l’Observatoire National des Elections dans son rapport publié le 31 janvier et portant sur le déroulement de la campagne électorale et du double scrutin. L’Observatoire a dénoncé l’acte du préfet qualifié de « dysfonctionnement au processus électoral ».

 

NDLR : Quand on sait que le PNCN est le parti de Cyriaque Gonda, l’ancien doctrinaire du régime de Bozizé et parti membre de la majorité dite présidentielle, on ne peut que se poser des questions sur le triste sort que le KNK réserve à ses alliés. Cette affaire qui est une illustration lumineuse des preuves de fraudes qui ont émaillé ces élections et dont l’ampleur a dépassé tout ce que l’on peut imaginer, plaide bien pour l’annulation pure et simple de cette mascarade électorale. A-t-on idée qu’un préfet puisse être pris la main dans le sac en train de frauder aux élections ? En bozizie cela est parfaitement possible hélas !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique