Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 02:21

 

 

Godfroy

 

 

Le pouvoir de nomination  en matière politique recouvre à la fois la capacité de nommer à des hautes  fonctions politiques  ainsi que  la liberté de choisir les hommes qui exerceront les fonctions clefs au sein des institutions républicaines.


Il est détenu principalement par le président de la République qui dispose d'un large pouvoir d'appréciation, mais compte tenu de certaines circonstances qui  sont parfois des situations de crise profonde, son pouvoir de nomination lui échappe et devient  dans ce cas  un pouvoir de nomination consensuel pour sauvegarder l’unité nationale.


 Depuis la date du 10 Décembre 2013, le déclenchement des hostilités par la force de coalition Séléka, une rébellion provenant du Nord- Est de la République centrafricaine, après trois semaines d’attaques la plus part des villes sont tombées sous le contrôle de la Séléka.


A l’issue d’une conférence des Chefs d’Etats de la CEEAC tenue à N’DJAMENA, il ressort de la dite conférence une forte recommandation de la tenue d’un dialogue sans délais entre les parties belligérantes.


Malgré la décision des Chefs d’Etats de la CEEAC, les différentes campagnes d’annexions des villes n’ont pas connu  de fin par la Séléka pour preuve la prise de la ville de Sibut et ses environs  est une confirmation.

Pour interdire une éventuelle progression des rebelles  le Général de la force  de FOMAC a interdit systématiquement  aux forces rebelles de ne pas marcher sur la ville de DAMARA et de BANGUI.

Devant une telle pression, le verbe pourparler a finalement  fait son incursion  désormais dans le langage du gouvernement Centrafricain.


Face à cette situation, les forces rebelles ont accepté d’aller au dialogue sans condition à Libreville au GABON sous la médiation du Président Congolais Denis Sassous –Nguessous, durant la session d’ouverture les rebelles et l’opposition démocratique ont demandé la démission du président de la République, la suspension de la Constitution, la traduction du Chef d’ Etat François Bozizé devant la Cour pénale internationale et la mise en place d’une transition en place. 


Après un  long débat très rude, entre les parties belligérantes un accord de cessez le feu a été signé le 11 Janvier 2013.  


Dans cet accord il convient de soulever qu’au passage, la diplomatie a pris le dessus sur les armes en accouchant d'un accord de sortie de crise, qui prévoit un cessez-le-feu, le maintien de François Bozizé au pouvoir jusqu'à la fin de son actuel et dernier mandat en 2016 sans sa représentation aux prochaines élections présidentielles, la formation d'un gouvernement d'union nationale et la réorganisation des élections législatives dans les douze mois. Le Premier ministre de la transition est issu de l’opposition démocratique, il est aussi  irrévocable par le Président de la République et ne doit pas aussi se présenter comme candidat aux élections présidentielles conclut l’accord.


Les choses sont même allées vite avec la démission, le 12 janvier, du Premier ministre, Faustin Archange Touadera, en poste depuis avril 2011.


Au moment où ces lignes étaient tracées dans l'après-midi, l'opposition avait désigné l'avocat Nicolas Tiangaye comme candidat au poste de Premier ministre. Finalement l’acteur principal de cette crise qui est la Séléka  a soutenu la nomination de Nicolas TIANGAYE comme premier ministre.


Brutalement, un vent des calculs politiciens vient fatalement entrer dans  la cadence de  cette nomination du Premier ministre de consensus.  Du coup, la liste des Premiers ministrables s’augmentent  par la candidature d’un Jean-Jacques Demafouth, le patron de l’ex rébellion de L’ APRD, un BONIBA du Parti Mouvement de Libération Démocratique  sans oublier aussi un GAZAMBETI ancien Ambassadeur de la République centrafricaine en Chine issu dans le rang des politico- militaires.


Il faut alors un referendum pour élire un premier ministre  en République centrafricaine? Certainement  la réponse est strictement non.

 Compte tenu du climat politique de l’heure, les accords de Libreville sont actuellement  le seul support politique de sortie de crise consensuelle. Mais pourquoi obtenir une signature pour la nomination d’un Premier ministre est devenu un véritable  mythe instutituionnel ? 


Si  le principe  de la cohabitation semble être la méfiance pour le pouvoir actuel sans doute aucune dérogation ne peut s’obtenir au regard des accords préalablement établies à Libreville.


Pour éviter le rebasculement dans une nouvelle crise nouvelle, je mets à contribution :


La signature du décret de nomination de Maître Tiangaye comme Premier ministre,

La mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec toute tendance confondue,

La dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale,


 «Traditionnellement un pouvoir est passager, mais les institutions de la république demeurent »

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert- Analyste en gestion des crises politico- militaires.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion