Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 19:30

 

 

 

Cyriaque-Gonda-PNCN.jpg

 

 

Bangui, 19 décembre (RJDH) –Le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) une formation politique de la majorité présidentielle, condamne la prise des villes du pays par des groupes rebelles. Dans une conférence de presse qu’il a tenu ce matin à Bangui, Cyriaque Gonda, président de ce parti et ancien ministre d’Etat en charge des négociations avec les rebellions s’est ‘’peiné’’ par ces événements.


«  En tant qu’ancien ministre d’Etat en charge du processus de paix, en tant que président du PNCN j’exprime ici notre condamnation la plus ferme. Nous condamnons avec vigueur cette menée meurtrière des fils du pays contre leur propre pays avec comme alliés, des étrangers venus du Soudan ou d’une partie des autres pays. Nous pensons que la paix, le dialogue réclamés ne peuvent pas s’obtenir au bout du canon », dit-il.

 

Cyriaque Gonda affirme ne pas comprendre pourquoi les rebelles qui attaquent des villes dans le nord-est et le centre trouvent comme justification la non application de l’Accord global de paix de Libreville (2008). « L’accord de Libreville prévoyait l’amnistie des rebelles, le retour des réfugiés politiques et des militaires, l’implication des cadres des rebellions dans la gestion de la chose publique, des élections inclusives avec l’implication des rebelles et enfin le désarmement », mentionne-t-il.

 

Pour lui, « toutes ces choses ont été faites et il ne reste que la finition du processus de désarmement des rebelles, qui est en marche depuis 2009. Dire que les accords de paix n’ont pas été respectés, je me porte en faux », a indiqué l’ancien ministre d’Etat qui avait signé au nom du gouvernement tous ces accords avec les leaders des groupes armés.

 

« Nous pensons de notre part que dans tout accord si une clause n’a pas encore été réalisée, n’est pas appliquée qui tarde à être appliquée, les parties doivent s’asseoir immédiatement trouver des solutions pour soit accélérer  soit changer de méthode de mise en œuvre. La solution de violenter la population, de mettre la population dans la brousse, d’attaquer les autorités administratives, d’attaquer les forces armées centrafricaines n’est pas une solution de sincérité », a fait remarquer Cyriaque Gonda.

 

Il demande par ailleurs aux assaillants de se retirer des villes qu’ils occupent et de laisser les populations venir vaquer à leurs occupations. « Qu’ils repartent dans leurs positions initiales, qu’ils renouent avec le dialogue ; car on ne peut pas réclamer le dialogue et continuer de prendre des villes et semer la désolation parmi les populations», a-t-il suggéré.

 

S’agissant du recours aux troupes tchadiennes, Cyriaque Gonda affirme que « c’est nécessaire, dans le cadre des accords et dans le cadre de la fraternité. La déstabilisation de la République centrafricaine aujourd’hui concerne aussi bien le Tchad, le Cameroun que tous les autres pays frontaliers », a-t-il relevé.

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, ce conférencier aurait reçu une enveloppe de 2 millions de F CFA pour ce faire de la part de Bozizé. Cyriaque Gonda feint d’ignorer que c’est à cause de la filouterie, la roublardise et le refus de son mentor Bozizé d’appliquer scrupuleusement les recommandations du dialogue politique inclusif (DPI) de 2008 que nous en sommes arrivés à la présente situation. La surdité dont Bozizé a fait preuve jusqu’ici en tournant en bourrique l’opposition sur la nécessité d’un nouveau dialogue est à l’origine de l’exaspération d’un certain nombre de compatriotes notamment ceux des mouvements politico-militaires. On ne peut attendre éternellement les caprices et la seule volonté de Bozizé. Mis à la touche de la bozizie depuis un petit moment, Gonda qui vient de se marier en grande pompe, profite de la situation actuelle pour se rappeler au bon souvenir de Bozizé et lui faire comprendre qu’il est prêt à reprendre du service à ses côtés. Personne ne peut en être dupe.    

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion