Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 02:22

 

 

 

 

Fini Kode logo

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°003/FK/01

 

Relatif à la violence intercommunautaire qui secoue la ville de Bangui.

 

Depuis deux jours, Bangui, la capitale de notre pays est le théâtre de violences intercommunautaires liées au meurtre de deux garçons âgés respectivement de quatre et cinq ans, dont les corps suppliciés ont été retrouvés à l’arrière d’un véhicule appartenant à un homme de confession musulmane.

Cet acte odieux, œuvre d’un criminel sans cœur, a provoqué l’émoi de l’immense majorité des Centrafricains en général et plus particulièrement les habitants du troisième arrondissement de Bangui. Comme il fallait s’y attendre, ledit crime a aussitôt entrainé une réaction de représailles contre la famille du présumé meurtrier.    

À ce jour,  on dénombre sept (7) personnes tuées, de nombreux blessés et certaines  mosquées incendiées. Ces violences semblent même se déplacer et se répandre dans les autres arrondissements de Bangui.

Le Mouvement citoyen Fini Kodé  tout en présentant ses condoléances aux familles éplorées,  appelle les Centrafricains au calme et surtout à attendre avec patience les décisions de la justice de leur pays.

Au-delà de la préoccupation immédiate concernant ces violences intercommunautaires qui ont déjà gagné quatre des huit arrondissements que compte la capitale centrafricaine, le Mouvement Citoyen Fini Kodé invite instamment le général Bozizé et son gouvernement à faire preuve de responsabilité et à prendre rapidement des mesures appropriées pour rendre justice, assurer la sécurité des personnes et des biens avant que le pays tout entier ne s’embrase définitivement dans un conflit intercommunautaire. 

Notre préoccupation est d’autant plus fondée que la banalisation des atteintes aux droits de l’homme conduit toujours à des réveils douloureux, quand l’impunité finit par convaincre les auteurs des actes répréhensibles qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils seraient proches d’un pouvoir ou d’une armée étrangère installée sur le sol national. Ce qui s’est passé ces deux derniers jours illustre parfaitement la frustration et le sentiment d’impuissance de nombreux Centrafricains face à des exécutions extrajudiciaires souvent imputées aux éléments tchadiens de la garde présidentielle.

Il est évident que ces violences intercommunautaires sont le résultat d’une politique hasardeuse et irresponsable menée depuis le 15 mars 2003, date à laquelle, le général Bozizé et ses troupes sont rentrés dans la capitale Bangui. En confiant sa sécurité personnelle et les pleins pouvoirs aux éléments tchadiens incontrôlables, il a fait de ceux-ci les bourreaux du peuple centrafricain qui briment, humilient, tuent impunément nos concitoyens. Requinquée en cela, la communauté tchadienne avec laquelle nous avions toujours eu des relations cordiales et de fraternité s’est senti invulnérable d’autant plus qu’elle n’hésite pas à faire appel à ses miliciens tchadiens de la garde présidentielle pour régler des simples querelles de voisinage. Dès lors s’est forgé un sentiment d’abandon et de frustration des centrafricains qui n’attendaient que le moment venu pour en découdre. Ces violences ne sont que la goûte d’eau qui a fait déborder le vase.

Pourtant, la liberté, la démocratie et le respect des droits de l’homme sont des acquis communs de la lutte multiforme de millions de nos compatriotes qui n’aspirent à rien d’autre qu’à vivre en paix et en sécurité sur la terre de leurs ancêtres. Les autorités, les vraies, ont le devoir de les protéger.  

Pour le Conseil Éxécutif

 

Professeur Gaston M. N’guérékata

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique