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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 15:11

 

 

 

 

 logo MLPC

Bureau Politique                                         

        Secrétariat  Général

 N°_009__MLPC/BP/SG/012   

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Relatif à la réaction du Gouvernement suite à la

Dénonciation des massacres sans discernement des compatriotes de la minorité peuhl

 

          Suite à l’avalanche de réactions hostiles de la presse privée indépendante, de l’Evêque de Kaga Bandoro et du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) face aux massacres des populations civiles, victimes expiatoires du FPR de Baba Laddé, pendant longtemps acolyte du régime actuel qui l’a laissé occupé une bonne partie du territoire centrafricain depuis 2007, le Gouvernement Centrafricain, par la voix de son porte-parole, a enfin émergé de son hibernation, mais à sa manière habituelle, connue des centrafricains. En effet, alors que tout le monde s’attendait à ce que le gouvernement rende publique le bilan précis des opérations militaires après  un mois d’hostilités, celui-ci se livrera à son exercice favori en s’en prenant pêle-mêle à une partie de l’opinion nationale qui, légitimement, réprouve le sort réservé aux compatriotes, sous prétexte de guerre à Baba Laddé, présenté aujourd’hui comme l’ennemi public numéro un. A posteriori, nous faisons le constat évident que n’eussent-été ces réactions, le Gouvernement continuerait de se terrer dans son silence coupable.

 

         Devant ce cafouillage qui confine à l’amateurisme et à l’irresponsabilité, le Bureau Politique du MLPC tient à refaire les mises au point suivantes :

 

1.      Le MLPC est un parti politique démocratique, légalement constitué et reconnu par l’Etat. En tant que tel, son aspiration profonde est de chercher à conquérir – par la voie des urnes – pour exercer, le pouvoir politique dans l’intérêt du Peuple Centrafricain. Ses activités se mènent conformément à la Constitution, à l’Ordonnance n°05.007 du 02 juin 2005 relative aux Partis Politiques et au Statut de l’Opposition et aux textes règlementaires.

        Ayant déjà eu à exercer le pouvoir de l’Etat auquel il a accédé suite aux élections démocratiques et transparentes de septembre 1993, et non pas suite à un coup d’Etat militaire ni à une rébellion armée, le MLPC vient de célébrer le 22 Février 2012 le 33ème anniversaire de sa création, en dépit de toutes les tentatives de liquidation, d’affaiblissement et de division ourdies contre lui par toutes celles et tous ceux – nombreux - qu’il a naguère sortis de l’ombre et hissés à divers niveaux de la superstructure de l’Etat, et qui à l’époque, l’ont servi sans hésitations ni murmures.

 

  1. Avant d’entrer en fonction, le Président de la République Centrafricaine prête serment devant Dieu et la Nation « d’observer scrupuleusement la Constitution, de garantir l’Indépendance et la pérennité de la République, de sauvegarder l’intégrité du territoire,  de préserver la paix, de consolider l’Unité nationale, d’assurer le bien-être du Peuple Centrafricain, de remplir consciencieusement les devoirs de sa charge sans aucune considération d’ordre ethnique, régional ou confessionnel, de ne jamais exercer les pouvoirs qui lui sont dévolus par la Constitution à des fins personnelles et de n’être guidé en tout que par l’intérêt national et la dignité du Peuple Centrafricain ». Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ce serment que Monsieur François Bozizé a vidé de son contenu par sa violation volontairement répétée.

3.      Croyant que l’Etat et la Loi, c’est lui et sa volonté, le Président de la République ne respecte aucune des dispositions de la Constitution. C’est ainsi que pour déclarer « la guerre » à Baba Laddé, il n’a respecté aucune procédure pourtant prévue par la Constitution.

 

  1. Que la RCA et le Tchad soient liés par des Accords est un fait. Mais de là à garder le silence lorsque des civils innocents non engagés dans des hostilités soient froidement abattus, c’est une autre affaire. N’en déplaise au ministre porte-parole du gouvernement  qui croit nous intimider et nous réduire au silence par la menace de traduction devant la justice qu’il tente vainement de mettre aux ordres et d’instrumentaliser, nous répétons qu’il y a bien eu massacres et demandons l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour clarifier la situation.
  2. S’agissant des Banyamulenges, il y a lieu de rappeler au Porte-parole du Gouvernement que c’est depuis 2005 que le candidat du MLPC Martin Ziguélé demande en vain au pouvoir un débat contradictoire sur la question. Le MLPC invite le ministre porte-parole du gouvernement à regarder juste autour ou au-dessus de lui, il retrouvera le vrai instigateur de l’invitation des Banyamulenges à intervenir en RCA  qui les a accueillis au Port Beach de Bangui, avant de les habiller, de les chausser, de les armer et de les orienter vers le théâtre des opérations, parce qu’évidemment cette personne n’a pas réussi à restructurer l’Armée Centrafricaine et à la rendre opérationnelle. Sur cette question que le pouvoir agite de temps à autre mais en  évitant soigneusement  tout débat contradictoire, préférant monologuer sur les ondes nationales d’où il exclut l’Opposition, le MLPC parti au pouvoir à l’époque des faits continue de demander avec insistance un débat radiotélévisé par devoir de mémoire pour fixer, une fois pour toutes, nos compatriotes sur la vérité. Ne pas le faire est une fuite en avant qui prendra fin un jour car la lumière sera faite et les responsabilités situées.
  3. S’agissant du MLPC qui aurait « lamentablement échoué dans sa gestion parce que manquant de vision politique » selon le ministre porte parole du Gouvernement, il convient de rappeler pour lui rafraîchir la mémoire que l’enchaînement à intervalles réguliers des mutineries et autres tentatives de coups de force (10 en tout) derrière lesquelles se tapissait l’homme qu’il sert aujourd’hui, nous a empêché de dérouler notre projet de société. Malgré toute cette déstabilisation progressive menée de l’intérieur, le pays vivait, même s’il ne croulait pas sous le poids de l’aide financière internationale, l’argent circulait, les ponts de Bangui ne se cassaient pas les uns après les autres, les routes n’étaient pas privatisées par la Garde Présidentielle et la circulation libre dans tout le pays, aucun centimètre carré de notre beau pays n’était occupé par une rébellion avant celle de son mentor,  aucun cas de malnutrition n’a été signalé dans le pays, le coton était à 30 000 tonnes par an, le café à plus de 15 000 tonnes par an, les bureaux d’achat de diamant n’étaient pas gangstérisés, aucun ministre ne se proclamait ni n’était milliardaire, l’opposition était massivement présente à l’Assemblée, aucun fils de feu le Président Patassé n’était ni ministre ni député. Enfin, feu le Président Patassé n’a jamais été Président d’un quelconque comité de trésorerie de l’Etat, ni encore moins Président et gestionnaire de fait de conseils d’administration de toutes les entreprises et offices de la République.

        A contrario, s’il y a un régime qui a bien échoué parce que n’ayant aucune vision politique du développement de la Centrafrique et s’appuyant sur des méthodes confinant au gangstérisme, à la mafia et aux détournements des deniers publics, c’est bien l’actuel et son parti le KNK dont le Peuple Centrafricain, unanimement prédit et souhaite, par l’annulation et la reprise des élections,  la fin pour abréger sa souffrance.

 

       Caractérisé par la prédation, l’affairisme éhonté, les emprisonnements arbitraires,  les assassinats politiques, l’insécurité envahissante, le désordre, la famine, la malnutrition, le tribalisme primaire – toutes tares qui mettent en danger l’unité, l’intégrité et la cohésion nationale – le régime actuel gère à tâtons et à la petite semaine l’Etat. La preuve est la signature à l’emporte pièce tous les jours de décrets, aussi illégaux les uns que les autres, pour gérer des problèmes qu’il a créés et dont il n’a pas vu venir les conséquences parce que ne sachant pas prévoir. Que dire des scandales politico-financiers et des conflits d’intérêt que le régime couvre ! S’il y a un service que le Président de la République voudrait bien encore rendre à la Centrafrique, c’est d’avouer son échec et de rendre son tablier, ce dont le Peuple Centrafricain lui sera à jamais reconnaissant.

 

        Le Bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) exhorte le Gouvernement à faire preuve de responsabilité et de sérieux dans la gestion des affaires de l’Etat dont il doit respecter les règles. Le Peuple Centrafricain, les démocrates et  le MLPC, observent attentivement tous les actes posés par ce régime. Ils n’accepteront jamais tout retour insidieux à l’autocratie, à l’intimidation et au règne de la pensée unique sous la férule d’un régime qui jusqu’ici peine « à abréger les souffrances des centrafricains ».

 

 

 

                                                                                  Fait à Bangui, le 27 Février 2012

signature JGE Koyambounou

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