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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 02:00

 

 

 

Entête MLPC

 

 

Bureau Politique

 Secrétariat  Général

N°__044___MLPC/BP/SG/012

Communiqué de presse

 


A l’invitation du Parti Socialiste français en vue de prendre part à son congrès, le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a quitté Bangui le 26 octobre courant sur le vol régulier d’Air France à destination de Paris. A l’arrivée de ce vol à Roissy Charles De Gaulle, plus de six cents kilogrammes de bagages des passagers en provenance de Bangui dont celui contenant des produits destinés à la consommation personnelle du camarade Martin ZIGUELE. Tous ces bagages composés notamment de vivres de toutes sortes et viandes séchées, ont été saisis et détruits par les services douaniers de cet aéroport parisien sans autre forme de procès.

Prenant prétexte de ce fréquent et banal événement dans cet aéroport comme dans bien d’autres dans le monde, les représentants de la fameuse cellule de communication de la Présidence de la République en la personne de MM. Séverin VELE-FAÏMINDI et Abakar PIKO, avec la caution du Directeur général de radio Centrafrique dont la volonté de faire de cette station nationale la radio « mille collines » centrafricaine au seul service de KNK n’est un secret pour personne, se sont livrés en règle à une campagne de calomnie haineuse contre le Président du MLPC, traité à l’occasion de « braconnier », de « voleur », de « trafiquant de viandes d’espèces protégées boucanées remplies dans trois sacs marins », etc. Cette prise, selon eux, est la preuve que tous ceux qui parlent mal du Général François BOZIZE finissent par « tomber devant lui » et ils en appellent aux militants du MLPC de « se soulever afin de se débarrasser de ce leader qui ne changera jamais et à la justice centrafricaine de s’intéresser à cette situation ».

Dans un passé très récent, le Président de la République, engageant la consultation de la classe politique pour la tenue du dialogue politique inter centrafricain, a pris en compte les préoccupations de la délégation du MLPC quant à l’existence et à la motivation de l’émission « Yé so é lingbi ti hinga » chargée de vilipender et d’injurier à outrance les acteurs politiques de l’Opposition démocratique.

De même, le ministre en charge de la communication, lors de la dernière rencontre avec la délégation du FARE-2011, a également pris l’engagement solennel de mettre en place une nouvelle émission politique, plus saine, républicaine et animée par de véritables professionnels indépendants des médias d’Etat afin de rendre crédible la radio Centrafrique.

Force est malheureusement de constater que le Président de la République et le ministre en charge de la communication demeurent cantonnés dans leur logique de bannir à jamais l’opposition démocratique, laissant libre court à cette émission de radio mille collines de poursuivre son petit bonhomme de chemin.

 

Le MLPC exprime cependant sa surprise et son étonnement devant un tel déchaînement haineux de la part d’agents œuvrant pour le compte de la Présidence de la République pour un fait de société aussi fréquent que banal, imputé à un ancien Premier Ministre, et qui, curieusement font preuve d’une amnésie maladive lorsqu’un Président de la République en fonction se fait prendre dans un aéroport européen, avec sur lui, une importante quantité de diamant.

 

Le MLPC s’interroge aussi légitimement de savoir, qui de Martin ZIGUELE, ayant régulièrement embarqué de l’aéroport Bangui-Mpoko et de ce Président qui a affrété un jet privé, espérant se soustraire ainsi des contrôles miniers et au paiement des taxes sur les produits qu’il va vendre en Europe et dont il prive ainsi volontairement le trésor public de son pays, lequel des deux personnalités est le vrai voleur qui fait la honte de son pays, le vrai trafiquant contre lequel la justice devrait s’intéresser ?

Si tant est que pourvoir les caisses du trésor public préoccupe à ce point les thuriféraires du régime du Général François BOZIZE, pourquoi alors restent-ils mystérieusement aphones devant les pires crimes économiques que commettent les rejetons présidentiels et tous ceux qui, hommes d’affaires véreux et/ou membres du gouvernement impliqués dans des scandales politico-financiers présumés, se réclament du KNK ou de la majorité présidentielle ?

La vacuité des caisses du trésor, la famine, la malnutrition, la faillite des systèmes éducatif et sanitaire, l’insécurité généralisée, la crise de l’énergie et de l’eau, la prédation, l’affairisme primaire, la dégradation avancée et simultanée des rues, des routes et ouvrages d’art, tant à Bangui que dans l’arrière-pays qui résultent toutes de la gestion calamiteuse, clanique et familiale du Général François BOZIZE auraient dû inciter les tenants du pouvoir et notamment ses griots, incompétents, malhonnêtes et délinquants notoires, incapables d’assumer la moindre des charges qui leur est confiée, à plus de modestie et de retenue face aux dignes responsables de l’Opposition démocratique qui représentent une alternative crédible à cette gestion et contre lesquels par jalousie ils s’acharnent.

 

Le MLPC les exhorte à mettre plutôt ce qui reste de leur dernière énergie et imagination au service d’actes et analyses plus positifs pour tenter de sauver si possible leur régime finissant et d’alléger la souffrance du Peuple centrafricain qui, du fait de la gestion lamentable de leur maître, est plongé dans la misère et la désespérance et d’améliorer ainsi tous les mauvais classements mondiaux qui placent la République Centrafricaine au dernier rang, notamment celui de « Doing Business » de la Banque Mondiale.

D’ores et déjà, le MLPC rappelle aux griots du régime que la décision de se séparer de son leader relève de la seule souveraineté de ses militants réunis en congrès et qui n’ont aucune injonction à recevoir des personnes à la moralité douteuse et aussi mal intentionnées. En tout état de cause, le MLPC se réserve le droit d’engager contre les ténors de la campagne de haine et de la calomnie une procédure judiciaire en diffamation pour que l’image et l’honneur de son leader qu’ils ont souillés soient lavés et restaurés.

En outre, le Bureau Politique du MLPC saisit cette occasion pour prendre l’opinion nationale et internationale à témoin de cette dérive totalitaire qui mérite bien d’autres actions à envisager.

 

                                                                                  Fait à Bangui, le 29 octobre 2012

 

 

                                                                                     Pour le Bureau Politique

                                                                                     Le 2ème Vice Président

 

 

                                                        Jacquesson MAZETTE

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