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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 20:03

 

 

 

Adolphe-Pakoua.JPG

 

 

Les différentes secousses et turpitudes qui ont émaillé l'histoire de CENTRAFRIQUE, et cela depuis son accession à l'indépendance après la mort de son père fondateur, secousses et turpides nourries par les différents types de gouvernance nés de manière anarchique à la suite des coups de force qui ont caractérisé la plupart d'entre eux, trouvent leurs fondements essentiellement dans la complicité et parfois dans l'incompétence notoires de ceux qui ont collaboré à faire vivre longtemps ces politiques insensées.

 

A QUI LA FAUTE ?

 

Partant de ce que nous savons, les pauvres paysans CENTRAFRICAINS, véritablement CENTRAFRICAINS jusqu'à la moelle de leurs os, n'ont jamais gouverné ce pays, s'ils n'avaient été que de simples observateurs, des figurants dirait-on dans le domaine cinématographique, qu'on sollicitait souvent pendant les différentes cérémonies et fêtes nationales, pour se ranger le long des rues et acclamer, le ventre parfois vide, la tête tourmentée par des maux de tête, leurs fils « enceintes » devenus ministres, députés ou maires.

 

Les régimes dictatoriaux ont régné en CENTRAFRIQUE à cause des différents collaborateurs qui ont entouré les différents « SATRAPES » qu'a connus le pays après son émancipation. Ces collaborateurs, qui ne sont pas moins que des hommes instruits et qui souvent se sont pris et se prennent pour des intellectuels, n'étaient pas souvent, volontairement comme on peut le croire, capables de faire les bons choix pour le pays. Les secousses et le turpitudes du pays sont nées du fait que ces hommes, dénués de toute honnêteté intellectuelle et de tout esprit d'objectivité, ont ou avaient fermé les yeux sur les dérives de politique générale conduite sous les gouvernements passés, par pur fanatisme peut-être, ou par le simple comportement qui consiste à défendre coûte que coûte un certain nombre d'intérêts, ceux le plus souvent personnels ou ethniques en l'occurrence.

 

Les CENTRAFRICAINS sont malades de la culture des titres, qu'ils soient honorifiques ou universitaires. Ils adorent les galons militaires, les titres honorifiques ou universitaires qu'ils impriment comme parties intégrantes de leur nom de famille, convaincus de l'indéniable respectabilité que ces avantages flatteurs leur conféreraient. C'est bien d'avoir des barrettes sur les épaulettes, c'est bien d'avoir des étoiles sur le képi, tout comme c'est bien d'avoir des parchemins universitaires exhibés dans tous les lieux publics du pays ou accrochés au mur principal du salon de sa villa, c'est encore mieux de faire ses preuves sur le terrain, car nulle part au monde, les barrettes, les étoiles, les parchemins n'ont construit un pays. Ce sont les hommes qui amènent les idées au jour, font des rêves des réalités

 

Les négociations de LIBREVILLE concernant la crise CENTRAFRICAINE à peine terminées, l'on n'a pas manqué de voir la cohorte d'hommes affamés de titres et de postes politiques se manifester pour courir à la cantine à peine en construction, en avançant des idées et des projets tous parfois aussi saugrenus les uns que les autres. Le CENTRAFRIQUE n'a plus besoin de cela. Il a besoin d'hommes forts, dans le sens qu'ils seront capables d'imprimer des idées nouvelles, capables d'éduquer le peuple centrafricain dans ce qui lui manque, à savoir l'esprit de discernement, qui lui permettra de ne plus continuer à soutenir aveuglément l'insoutenable, comme on l'a souvent habitué à le faire, l'amenant à certains moments de son histoire à accepter d'ériger son pays en EMPIRE ou à transformer sa représentation nationale en un concert familial, des exemples parmi tant d'autres, qu'il ne convient plus de répéter.

 

Des hommes diplômés, il en faut, le pays en a besoin. Des hommes, mais pas des diplômes, même s'il faut bien former les hommes, car les titres universitaires ne remplaceront jamais les hommes, mais les aideront plutôt dans les choix qu'ils auront à faire, à travers leur instruction et leur savoir-faire.

 

Le CENTRAFRIQUE a trop souffert de ses diplômés, qui n'ont jamais ou qui ont très peu fait leurs preuves sur le terrain. La preuve la plus patente est celle de constater qu'à plusieurs reprises, les CENTRAFRICAINS « dits responsables » n'ont jamais été capables de résoudre leurs propres problèmes, sans l'aide de l'extérieur, comme si, par l'incompréhensible, il n'y avait pas d'hommes suffisamment mûrs et réfléchis pour anticiper les problèmes auxquels le pays était confronté et pour en trouver, au moment opportun, les solutions.

 

Ce n'est pas dire que le CENTRAFRIQUE manque d'hommes de cette trempe, mais la mauvaise mentalité qui a fait s'enraciner la cupidité, l'égoïsme, la gabegie et autres systèmes basés sur le tribalisme, l'autoritarisme et l'aveuglement, a rendu ces hommes incapables de bons sens.

 

Les négociations de LIBREVILLE ont conclu du choix d'un PREMIER MINISTRE issu de l'opposition politique. Ce choix a été fait et doit être respecté par les uns et par les autres. Même si la nomination de cette personnalité traîne encore à être officialisée, elle le sera nécessairement.

 

L'inquiétude des CENTRAFRICAINS devrait résider dans la composition du futur gouvernement et du travail que celui-ci devra abattre pour ramener à tout un chacun, la confiance, la solidarité, l'assurance de vivre dans un pays de droits donc de justice, la notion d'appartenir réellement à une nation. C'est dire combien dure sera la tâche du PREMIER MINISTRE et de son équipe gouvernementale. C'est dire aussi qu'il faut laisser le temps au PREMIER MINISTRE, pour faire le bon choix des hommes qui l'entoureront demain dans la conduite des affaires du pays, des hommes qui ne devront plus être des « béni-oui-oui » ni des « rebelles à volonté » décidés coûte que coûte à saboter l’œuvre de redressement dont le pays a tant besoin, mais des travailleurs, de vrais bâtisseurs de l'édifice CENTRAFRICAIN, le genre d'édifice que souhaitait de ses vœux BARTHELEMY BOGANDA, père de cette nation CENTRAFRICAINE.

 

Avec tous les souhaits de paix, de bien-être et d'un futur meilleur pour le CENTRAFRIQUE et son PEUPLE.

 

Adolphe PAKOUA

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