Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 01:28

 

 

IDI-BOZIZE-Syrte-juil-09--1-.jpg

 

          Bozizé et Déby ici à Syrte en Libye

C’est depuis plusieurs années déjà que plusieurs rébellions armées tant centrafricaines qu’étrangères ont pris le contrôle de plusieurs préfectures, huit (8) sur les seize (16) que compte la République centrafricaine, portant ainsi un rude coup à l’intégrité de ce territoire. Incapable de venir à bout de ces rébellions sur le plan militaire, Bozizé qui se dit général d’armée en est réduit à négocier et signer çà et là quelques accords de paix partiels que du reste personne n’a véritablement respectés à commencer par lui-même.

Tout le Nord du pays, depuis la Nana-Mambéré (chef lieu Bouar) jusqu’à la Vakaga (chef lieu Birao) en passant par l’Ouham-Pendé avec Bozoum comme chef lieu, Paoua et Bocaranga, des sous-préfectures entièrement sous contrôle de l’APRD ainsi que presque toutes les villes de l’Ouham (chef lieu Bossangoa) Bouca, Boguila, Markounda, Maitioukoulou, Batangafo, Kabo, Sido ; la Nana-Gribizi (chef lieu Kaga-Bandoro) ainsi que Ouandago, le Banmingui Bangoran (chef lieu Ndélé) sont en proie à une situation d’effervescence généralisée.

Il ne se passe pas de mois voire de semaines sans qu’on fasse état d’attaque, de tueries, d’embuscades, de combats ici et là sur le territoire national. Depuis 2008, la rébellion ougandaise de la LRA de Joseph Kony, à force d’être traquée conjointement par l’armée ougandaise et celle de la RDC, a désormais traversé la frontière centrafricano-congolaise et massacre et fait subir les pires atrocités aux innocentes populations du Haut-Mbomou, du Mbomou et de la Haute Kotto.

Malgré tout cela, Bozizé ne s'est jamais rendu, même après une attaque, sur le terrain pour apporter le moindre réconfort aux populations victimes. Il ne s'est rendu que pour quelques heures à Obo, en avion et sous bonne escorte, pour la fête de la moisson en décembre 2009 ! Il n'a jamais été question ni pour lui en sa prétendue qualité de général d'armée et de vrai ministre de la défense, ni pour son fils Francis qu’il a bombardé illégalement colonel et ministre délégué à la défense, ni pour son chef d'état major, de se rendre sur le terrain.

Non seulement, il a sous-traité la sécurité la région du Sud Est à l’armée  ougandaise mais lors de la récente mission du Directeur du département Afrique du Quai d'Orsay à Bangui, il a carrément demandé aux autorités françaises de lui envoyer un détachement des forces françaises (style détachement Boali) pour combattre la LRA parce qu'il ne fait plus confiance aux Ougandais. Les Français n'ont pas voulu lui rappeler que le nouvel accord de défense qu'ils viennent de signer, exclut justement ce type d'actions et lui ont dit qu'ils se cantonneront comme toujours à la fourniture des renseignements militaires.

Cela donne à penser que les marches organisées la semaine dernière par Bozizé et son clan et qui ont visé principalement la France, au regard des slogans développés et le contenu du mémorandum remis aux diplomates, avaient en réalité pour but de réagir au refus poli de la France de l'appuyer militairement comme en 2006-2007 à Birao.

On apprend à présent qu’il a envoyé un officier à N’djaména pour quémander des armes et/ou des combattants à Idriss Déby. C’est ici le moment de rappeler que la différence fondamentale entre Bozizé et Déby est que quand le président tchadien subit les assauts des nombreuses rébellions qui cherchent à le renverser, il prend lui-même la tête de ses troupes, monte avec son ministre de la défense et son chef d'Etat-major pour affronter l'arme à la main l'ennemi et visiter les différents théâtres d’opération et pilote lui-même la riposte. Cela, il l'a fait à plusieurs reprises et bien lui en a pris.

Bozizé quant à lui est un véritable couard qui masque sa couardise derrière un discours  pseudo guerrier. Déby et lui, c’est le jour et la nuit. Non seulement Bozizé n’a jamais mis pieds sur le terrain, mais il reste dans la capitale et se contente de donner seulement l’ordre que ses éléments aillent tuer les civils et incendier les villages. En 1982, on a vu les limites de l’homme. Après son célèbre coup d’Etat radiophonique de la nuit du 2 au 3 mars 1982, il s'est retrouvé au domicile du général Alphonse Mbaikoua où on les enfants l’ont aidé à se cacher dans le plafond, puis a fui allongé dans la cabine de la pick-up bleue de Gilbert Nazingar pour se réfugier au Camp Béal, abandonnant  honteusement derrière Mme Agnès Mbaikoua et ses enfants à leur triste sort.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique