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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 22:56

 

 

 

 

 

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Par Jérôme Giliberto, le 27 juin 2012

 

Edition « Spéciale Centrafrique ».

Quel avenir pour la Centrafrique ? Près de dix ans après l’arrivée au pouvoir du général Bozizé, la Centrafrique est toujours en proie à l’insécurité, et une partie notable du territoire, livrée à divers mouvements de rébellion, échappe toujours au contrôle de l’Etat. Malgré l’exploitation de ses richesses minières et autres ressources naturelles, et en dépit du concours confirmé des bailleurs de fonds, le pays se présente toujours comme l’un des plus pauvres de la planète, avec une population qui se débat dans la pauvreté extrême et des conditions sanitaires désastreuses.

Alors que de nombreux opposants ont choisi le recours aux armes, le pouvoir ne cesse de dénoncer des complots imaginaires ou réels, et les arrestations et les manœuvres d’intimidations se multiplient à l’encontre des adversaires désignés du régime. Quel est l’avenir de ce pays souvent présenté par les observateurs comme « le boulet de l’Afrique centrale » ?

Invités :

Daniel Makouri Kiwi, Membre du bureau fédéral France- Europe du CRPS (Convention républicaine pour le Progrès social)

Landry Changement, Membre du bureau provisoire de la Fédération France-Europe du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain)

Jean-Didier Kabral, Président de la Fédération France- Europe-Amérique du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) représentant le FARE-2011

Aboubacar Samory, Membre Fondateur et Trésorier du FINI KODE, Mouvement Citoyen de la Société Civile, Analyste Financier, ancien cadre de la BDEAC

Jean-Pierre Mara, membre de la CRPS (Convention républicaine pour le Progrès social) et ancien candidat aux élections législatives

Maurice Ouambo, Chargé de mission à l’Ambassade de la République centrafricaine à Paris.

Ecouter en podcast  au lien :  http://www.africa1.com/spip.php?article23185

 

 

 

L’émission a démarré d’emblée avec une question de l’animateur Francis Laloupo adressée à tous ses invités présents dans le studio à Paris ainsi que celui du KNK, Maurice Ouambo alias Djento qui parlait au téléphone depuis Bangui, à propos de l’actualité du moment qui continue de faire le buzz à savoir l’attaque et le pillage du site d’AREVA des mines d’uranium de Bakouma au sud-est de la RCA il y a 48 heures. C’est une preuve concrète du fléau de l’insécurité qui ronge la RCA depuis plus d’une décennie, et surtout depuis que Bozizé a levé une rébellion avec des mercenaires tchadiens pour venir s’emparer du pouvoir à Bangui en 2003.

Tous les intervenants, celui du KNK y compris, ont fait le constat de l’incapacité du régime Bozizé à éradiquer cette insécurité structurelle dont certains des invités ont tenté avec plus ou moins d’exactitude, de situer les origines tantôt sous le régime André Kolingba, tantôt à celui de Bozizé ou à Ange-Félix Patassé comme pour Maurice Ouambo du KNK qui n’étant pas dans les studio d’Africa n° 1 et n’intervenant que par téléphone, a en fait parlé plus que tout le monde tout en se plaignant paradoxalement d’être seul contre plusieurs opposants.

La vérité est que le niveau atteint par l’insécurité actuellement en Centrafrique est imputable et dû en grande partie à François Bozizé qui a pris la lourde responsabilité d’introduire des mercenaires tchadiens dans sa rébellion de 2001, 2002 et 2003 et dans le pays. Depuis qu’il est au pouvoir, les mouvements armés de rébellion dont certains sont étrangères (FPR de Baba Laddé, LRA de Joseph Kony par exemple) et d’autres centrafricaines (UFDR, APRD, CPJP, FDPC notamment), ont poussé dans l’arrière-pays comme des champignons après la pluie.

Complètement dépassé par les événements, Bozizé en est réduit à sous-traiter la sécurisation de certaines régions entières du pays à des armées étrangères. C’est le cas du sud-est qui est sous le contrôle de l’armée ougandaise qui sous prétexte de traquer Joseph Kony, en profite pour piller impunément les ressources naturelles du coin (diamant, or, bois etc…) ; le centre-nord et l’extrême nord-est qui est actuellement sécurisée par l’armée tchadienne, notamment la zone pétrolifère de Ndélé–Birao où travaillent les Chinois à qui Bozizé a octroyé l’exploitation du pétrole centrafricain.

Après plusieurs interruptions publicitaires, c’est hélas l’inconvénient de ce genre d’émission radiophonique, et après avoir vainement tenté de couper l’interminable logorrhée du représentant du KNK au téléphone depuis Bangui, l’animateur de l’émission a fini par clôturer les échanges sur le problème de l’insécurité pour passer au sujet du manque des infrastructures de base et de la misère dans laquelle vivent le plus grand nombre de Centrafricains sous le régime Bozizé.

La seule ligne de défense de Maurice Ouambo du KNK qui s’est voulu un grand défenseur du régime en place, est de dire que depuis deux ans, le régime de Bangui n’a reçu aucun financement de la communauté internationale, ce qui expliquerait la situation désastreuse actuelle du pays d’après lui. Il a aussi affirmé que le pouvoir n’a pas de solution aux problèmes économiques de la RCA malgré l’insistance du modérateur du débat.  

Il a aussi reconnu, tout comme les représentants de l’opposition dans le studio et aussi deux Centrafricains de France qui se sont brièvement exprimés au téléphone, (l'un est un fils du général Kolingba  qui a dénoncé le manque de volonté de Bozizé à régler le problème de l'insécurité, le second, lançant un appel à l'opposition pour constituer une solution d'alternative), que le pouvoir de Bozizé a laissé la RCA dans une situation économique tellement désastreuse qu’il faut maintenant conduire un Dialogue inter-centrafricain pour relever le pays. C’est sur cela que l’émission a pris fin.

N’ayant pu aborder tous les sujets, les animateurs d’Africa n° 1 ont réaffirmé leur intention de poursuivre une autre fois ce débat ont rapporté certains invités visiblement peu habitués à intervenir dans ce genre d'émission radiophonique.  

 

Rédaction C.A.P

 

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