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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:33

 

 

 

Tiangaye interrogé par la presse

 

 

Bangui, 24 janv (CAP) – D’après des informations d’une source proche du premier ministre Nicolas Tiangaye, c’est sans doute seulement ce week-end que ce dernier pourrait travailler sérieusement sur la composition de son gouvernement et être en mesure de la proposer à Bozizé avec lequel ils se sont quittés depuis maintenant une semaine, après la pathétique rencontre de lynchage de Nicolas Tiangaye du palais de la Renaissance orchestrée par Bozizé et ses suppôts.


Toujours selon nos sources, l’affaire de la formation du gouvernement génère une telle  effervescence et entraîne d’incroyables déchirements au sein de quasiment toutes les formations politiques. Le nouveau premier ministre est littéralement pris d’assaut et assailli par des demandes écrites de toutes sortes sans compter les coups de fil qui ne cessent de pleuvoir émanant parfois de différentes personnes appartenant au même parti politique pour mettre en garde Nicolas Tiangaye au sujet de tel ou tel de leur camarade du même parti. Sachant bien sûr qu’il y aura peu d’élus, un parti s’est quand même permis d’adresser une dizaine de propositions de ministrables au PM.


Nicolas Tiangaye a reçu il y a quelques jours en début de semaine, une délégation de la majorité présidentielle composée de Enoch Dérant Lakoué, président du PSD que Bozizé aurait chargé de suivre la formation du nouveau gouvernement,  le sulfureux Cyriaque Gonda porte-parole de la majorité présidentielle limogé avec fracas il y a deux ans trois ans et qui vient de faire son come-back en bozizie,  et Louis Oguéré Ngaikoumon, SG du KNK, tous d’ethnie Gbaya.


Ladite majorité présidentielle est pourtant constituée d’une constellation de microscopiques partis de « chercher à manger » comme on les appelle familièrement et péjorativement à Bangui mais seuls trois Gbaya sont allés les représenter. Cela dénote de la conception particulière de la majorité dite présidentielle par Bozizé et son clan familial.  Ce trio, d’après certaines indiscrétions émanant de la même bozizie, briguerait des portefeuilles au sein du futur gouvernement. On prête à Enoch Dérant Lakoué l’intention de se voir à la tête du ministère des finances. Le plus drôle est que le sortant de ce ministère, Albert Besse, déclare lui, urbi et orbi qu’il conservera de toute façon son poste. On verra bien.

 

En attendant, il s'affaire à faire disparaître les traces de certaines malversations et autres opérations opaques de gabegie et autre corruption. Il en est de même pour Jean Francis Bozizé qui sous prétexte d'assurer les affaires courantes continue de suivre ses dossiers de business et d'achat d'armement tout en essayant de monter des coups fourrés et susciter une mutinerie au sein des FACA contre la perspective de l'arrivée pourtant prévue et actée à Libreville d'un responsable de Séléka à la tête du ministère de la défense.   


Cyriaque Gonda se voit Vice-Premier Ministre chargé des affaires étrangères quand Louis Oguéré qui a laissé quelques casseroles au centre des œuvres universitaires quand il en fut le directeur avant d’être nommé ambassadeur à Yaoundé, vise lui, le ministère de l’Education nationale. Autre situation burlesque est le comportement de ceux-là mêmes qui avaient été particulièrement virulents à l’égard de Tiangaye lors de la récente réunion convoquée au palais par Bozizé jeudi dernier.


Dès le lendemain de leurs délires au palais, ils ont écrit à Tiangaye pour lui demander de penser à eux pour son gouvernement tout en se réclamant de l’opposition démocratique dans le cadre des « autres partis ». On se demande vraiment pourquoi le ridicule ne pouvait pas nous débarrasser de certaines personnes. Ces appellations fantaisistes recouvrent de minuscules entités qui tentent d’exister tout en cherchant à manger dans la main de Bozizé lequel en jouit, ce qui est  une autre particularité de la classe politique centrafricaine avec la société dite civile et l’opposition politico-militaire dite « non combattante » avec le mangeur à tous les râteliers  Abakar Sabone et Jean Jacques Demafouth notamment. Ce dernier est de plus en plus rejeté un peu partout il ose pointer le nez car on lui conteste l’appartenance à ces entités dont il veut se réclamer.


Pour voir clair dans les méandres de cette galaxie, Nicolas Tiangaye est obligé de prendre son temps avant de ficeler son gouvernement car on ne cesse de le distraire et de lui occuper l’esprit avec de faux problèmes alors que les enjeux auxquels il s’est engagé et doit faire face son gouvernement sont considérables et que tout le monde l’attend au tournant.    

 

 

 

 

Centrafrique : Le gouvernement sera formé d’ici quelques jours

 

http://www.acturank.com  jeudi 24 janvier 2013, par Laurent

 

 

Le Premier ministre centrafricain n’a pas encore reçu toutes les candidatures.

 

Comment se passent les consultations en vue de former le nouveau gouvernement ?

 

Nicolas Tiangaye : "Vous savez la formation de ce nouveau gouvernement n’est pas du tout facile. Il y a cinq entités qui doivent présenter des candidats et il y a des problèmes internes de sélection. Une fois que j’aurais reçu les candidatures de la majorité présidentielle, de l’opposition démocratique, de la société civile, la coalition Séléka et les mouvements politico-militaires combattants, je pourrais choisir. Je tiendrais compte de critères d’équilibre politique et régional.

 

Quand pensez-vous aboutir ?

 

Nicolas Tiangaye : "Peut-être même avant février. Pour le moment je n’ai pas encore reçu les candidatures de toutes les entités. Demain je les aurai reçues. Quand j’aurai choisi le gouvernement, je soumettrai la liste au président de la république pour approbation."

 

Depuis votre nomination, comment se passe votre relation avec François Bozizé ?

 

Nicolas Tiangaye : "Ce sont des relations normales entre responsables des institutions. Il n’y a pas de problèmes particuliers."

 

Comment réagissez-vous aux accusations de la majorité présidentielle sur des exactions commises par la Séléka dans l’Est du pays ?


Nicolas Tiangaye : "Je regrette ces exactions, qui sont d’ailleurs reconnues par la coalition Séléka qui se propose de sanctionner les auteurs. Je pense cependant que cela n’aura pas d’incidence majeur sur le processus de réconciliation nationale et de pacification du pays."

 

Source : VOA News

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