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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 02:36

 

 

 

 

Radio-Centrafrique.JPG

 

 

En dépit de la diffusion hier sur les ondes de radio Centrafrique de la diffusion de la décision du ministre de la communication retirant de la grille des programmes de cette station des trois émissions à problème que sont « Yé so élingbi ti hinga », « Bango ndo ti gbia ti kodro » et « Patara », la première d’entre elles a encore été diffusée ce mardi 26 février en mi-journée et en soirée.


Le thème du jour a ciblé le ministre de la communication en personne qui selon l’animateur de l’émission, ne travaillerait pas comme son prédécesseur. Toujours selon lui, au lieu de s’en prendre par la force contre les émissions incriminées qui émanent de la cellule de communication de la présidence de la République, la première des institutions de l’Etat – ce qui équivaut à « chercher des poux sur un crâne rasé » - il ferait mieux de s’atteler à faire déguerpir les occupants sauvages du terrain du centre émetteur d’ondes courtes de Bimbo, de doter radio Centrafrique des moyens de son fonctionnement, etc.

 

Qu’adviendrait-il désormais d’eux, les animateurs de ces émissions si réellement elles venaient à être définitivement retirées ? Il n’ose envisager cette hypothèse car ces émissions ont pour vocation d’informer les Centrafricains qui ont le droit de savoir ce qui se passe dans leur pays.

 

Dès la signature des accords de Libreville, renchérit-il, le chef de l’Etat a rempli sans rechigner sa part d’engagement, qu’il s’agisse de la dissolution du gouvernement, de la nomination d’un Premier Ministre ou de la mise en place du gouvernement. A contrario, SELEKA n’a pas respecté ses engagements ; qu’il y a autant de porte-paroles qu’il y a de tendances ; pas plus tard qu’hier lui le ministre de la communication est intervenu sur RFI alors qu’il y a un porte-parole du gouvernement, et que leurs éléments ont occupé des villes après ces accords. etc.

 

Bref, des propos qui prouvent à l’évidence que Bozizé vient d’ouvrir un autre front dans le gouvernement contre un des ministres dont il est certainement entrain de regretter sa désignation à ce poste. On n’est donc pas à l’abri de surprises. La diffusion de ces émissions retirées de la grille des programmes de Radio Centrafrique impérativement s’arrêter. Il y va de la crédibilité du ministre de la communication et au-delà, celle du PM et du gouvernement d’union nationale dans son ensemble.

 

Le médiateur congolais doit maintenant réagir. Le Premier Ministre TIANGAYE ne peut plus avaler une seconde couleuvre en plus de celle résultant de la mise en place du gouvernement où BOZIZE a réalisé un coup de force qui aurait pu compromettre sérieusement la cohabitation actuelle si le PM avait répondu du tic au tac mais ce dernier, par souci d’apaisement et pour éviter au pays un inutile blocage par bras de fer, a choisi de saisir plutôt le Président du Comité de suivi.

 

Tout indique que BOZIZE veut que les hostilités militaires et la guerre reprennent dans le pays. Gonflé et rassuré par la présence des troupes sud-africaines qu’il a fait venir massivement dans le pays, il pense être maintenant en mesure de défier les hommes de Séléka. D’où ses manigances et les défis qu’il lance par ses sous fifres interposés.  

 

La Rédaction

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