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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 21:44

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

fmi-logo

 

Selon des informations concordantes, le conseil d’administration du FMI devrait se tenir lundi 25 juin prochain pour décider d’accorder un programme de facilité élargie de crédits au gouvernement centrafricain. Si un tel ballon d’oxygène est octroyé par le FMI au régime corrompu, prédateur et d’incurie de Bozizé, autant dire que c’est une prime et un mauvais signal donné à la mauvaise gouvernance à ce régime au bout du rouleau. Que reproche-t-on alors à Ndoutingaï qui vient justement d’être limogé par le même Bozizé ?

Comment le FMI peut-il justifier un tel cadeau lui qui a mis à jour une colossale hémorragie financière sans sérieuse justification de la part du pouvoir de Bangui de plus de 49 milliards de F CFA du trésor public et dont les auteurs pourtant bien connus et dénoncés des semaines durant par Centrafrique-Presse, continuent de jouir à ce jour d’une totale impunité. Alors que le FMI insiste vainement et ne parvient toujours pas à obtenir à ce jour du régime corrompu de Bangui de revenir à un minimum d’orthodoxie dans la chaîne des dépenses publiques, c’est un véritable scandale que d’octroyer une telle facilité de crédits à Bozizé.

Fort de cette prime que s’apprête à lui accorder le FMI, Bozizé, comme on pouvait s’en douter, semble retrouver un peu d’air et durcit d’ores et déjà ses positions face aux exigences de l’opposition dans la perspective du dialogue politique inter-centrafricain en vue qu’il a été contraint entre temps de laisser entrevoir. Ce mauvais signal que veut lui donner le FMI est franchement honteux pour cette institution qui, ce faisant, ce sera totalement discréditée.

Le FMI ne dispose d’aucune garantie de bonne gestion au sujet de la facilité de crédits qu’il se prépare à offrir à Bozizé, ceci d’autant plus que c’est un autre prédateur, Albert Besse, qui a été nommé en remplacement du calamiteux Ndoutingaï à la tête du ministère des finances. Albert Besse n’est autre que le prédécesseur de Ndoutingaï au ministère des finances et celui-là même qui avait déjà aidé Bozizé avant les élections du 23 janvier 2011 à dépenser sans compter les maigres subsides de l’Etat pour battre campagne.

Malgré les cinq milliards de F CFA que Bozizé a généreusement reçus de la part de ses pairs chefs d’Etat de la CEMAC pour sa campagne électorale, avec Albert Besse et Kolios son ex-dircab, ont cru devoir encore claquer les 26  milliards de F CFA que le FMI avait fait virer entre temps sur le compte du trésor par la BEAC et destinés aux dépenses de santé et d’éducation du pays, pour acquérir à la CFAO Bangui et à Dubaï d’innombrables véhicules 4x4 pour la propagande de leur parti KNK.

Il faut que le FMI révise impérativement son incompréhensible politique de faveur injustifiable au régime de Bozizé. Le fait que ce dernier se soit coûteusement attaché les services du cabinet privé du Béninois Abdoulaye Bio-Tchané, ex-directeur Afrique de cette institution, ne saurait constituer des circonstances atténuantes pour Bozizé dont l’incompétence et la mauvaise gouvernance du régime corrompu et prédateur ne sont plus à démontrer.

L’état de grave délabrement des infrastructures de base dans lequel se trouve actuellement la capitale Bangui ainsi que le degré d’abandon des formations sanitaires dans quasiment l’ensemble du pays avec d’inadmissibles pénuries de médicaments essentiels pour les populations, le tout dans l’indifférence impériale du pouvoir en place, sont assez éloquents pour en témoigner.

Le cadeau que s’apprête à faire le FMI à Bozizé est d’autant plus paradoxal qu’il contraste singulièrement avec les conséquences désastreuses de la mauvaise gouvernance du régime Bozizé qui viennent d’être cruellement pointées sans complaisance dans un accablant rapport de mission de l’Agence Française de développement suite à de sérieuses investigations menées à Bangui en avril dernier par ses experts.

La Rédaction

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