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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 05:03

 

 

 

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ParRFI mardi 14 février 2012

Une perquisition a eu lieu ce mardi 14 février 2012 après-midi dans l'appartement parisien du fils du président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema. La procédure, menée avenue Foch, dans l'un des quartiers les plus chers de Paris, a été ordonnée par deux juges d'instruction qui conduisent une enquête pour détournement de fonds publics.

En pénétrant dans l'hôtel particulier ce mardi 14 février 2012, les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière, l’OCRGDF, ont dû faire face à une vive opposition de certains occupants. Teodorin Obiang Nguema, le fils du président équato-guinéen, n'était pas à son domicile. En revanche, son avocat Olivier Pardo était présent pour contester avec force cette perquisition qui équivaut à ses yeux à une violation des principes diplomatiques.

L'enquête, menée par les juges Leloire et Grouman, part du soupçon selon lequel plusieurs dirigeants africains et leurs proches ont puisé dans les caisses de leur Etat pour s'enrichir. Le cas de Teodorin Obiang Nguema est à ce titre emblématique. Grand collectionneur de véhicules de luxe, la justice française a déjà saisi fin septembre sept Ferrarri et cinq Bentley lui appartenant.

Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie, a par ailleurs informé la justice qu'il avait dépensé pas moins de 18 millions d'euros lors de la vente aux enchères de la collection Yves Saint Laurent - Pierre Bergé. Ministre de l'Agriculture et des forêts, Teodorin Obiang Nguema a dû sentir le vent du boulet puisque, fin 2011, il est devenu représentant permanent adjoint de la Guinée équatoriale à l'Unesco. Ce poste lui procure en effet l'immunité diplomatique et peut le mettre à l'abri des juges français.

Biens mal acquis : la saisie de biens se poursuit dans l'hôtel particulier des Obiang

LEMONDE.FR avec AFP | 15.02.12 | 18h20

La justice française continuait, mercredi 15 février, de saisir des biens dans l'appartement parisien du fils du président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, dans l'affaire dite des biens mal acquis par des chefs d'Etat africains.

L'opération est conduite depuis mardi par les deux juges d'instruction chargés du dossier et des policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), qui ont saisi beaucoup de mobilier présent dans l'appartement luxueusement décoré.

Deux camions de déménagement stationnaient devant l'hôtel particulier de six étages de l'avenue Foch, dans le 16e arrondissement de la capitale. L'opération devrait se poursuivre plusieurs jours.

REBONDISSEMENT DE L'AFFAIRE

Mardi, l'avocat du président guinéen, Me Olivier Pardo, s'était insurgé contre cette perquisition, estimant que l'immeuble était protégé par une immunité diplomatique. "Cet immeuble appartient à l'Etat équato-guinéen et non à la présidence", avait protesté Me Pardo, précisant que ce changement de propriété était intervenu en octobre. "Cet appartement relève du droit commun", avait réagi de son côté le quai d'Orsay.

La perquisition de l'appartement a constitué un rebondissement spectaculaire de l'affaire dite des biens mal acquis par des chefs d'Etat africains. Deux juges enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains, Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

L'enquête a récemment été élargie à de possibles acquisitions réalisées par les chefs d'Etat et leurs proches après le dépôt de la plainte en 2008 par l'ONG Transparency International France. Le fils de M. Obiang a ainsi acquis des œuvres d'art lors de la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en février 2009 pour 18,35 millions d'euros.

 

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