Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 02:20

 

 

 

CFC

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 15 Juin 2011 14:03

Ils refont surface après quelques temps de trêve politique liée aux décès de 2 de leurs, notamment Ange Félix Patassé ancien candidat à la présidentielle et Ferdinand Dango président du parti Londo. Ce sont les partis politiques de l’opposition réunis au sein du FARE (Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections 2011).

Ces partis reviennent en force mardi 14 juin, pour mettre en place les stratégies pouvant conduire à l’annulation des élections du 23 Janvier dernier. La décision est ainsi prise au cours d’une assemblée générale unitaire tenue au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) à Bangui.

Quatre points sont inscrits à l’ordre du jour : la situation ayant entrainé la mort de Ange Félix Patassé, la réaction du FARE sur le discours prononcé le 21 mai dernier par le président François Bozizé lors des obsèques officielles du défunt président  Patassé, la menace qui plane sur la démocratie en Centrafrique et les actions à mener pour aboutir à l’annulation des élections du 23 Janvier 2011.

Le coordonnateur du FARE, Maître Nicolas TIANGAYE déclare « ces actions ne sont pas inventées par cette entité politique. Ce sont les dispositifs juridiques et constitutionnels qui les autorisent. Elles sont demandées par la base et confirmées par le FARE. Il s’agirait des actions pacifiques : meeting, marche, sit-in, voire concert de casseroles ».

Il faut dire qu’une minute de silence a été observée à l’ouverture en la mémoire des regrettés Ange Félix Patassé et de Ferdinand Dago, le président du parti Londo.

A titre de rappel, l’opposition avait été le grand perdant lors des dernières élections en Centrafrique, remportées dès le 1er tour par François Bozizé. Elle avait d’ailleurs retiré tous ses candidats au second tour pour fraudes massives et campent toujours sur sa position d’annuler les élections.

 

 

Centrafrique : Une Assemblée générale du FARE en quatre points

Par Fleury Koursany - 15/06/2011 JDB

Elle a finalement eu lieu au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

 Quatre points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette Assemblée générale. Entre autres, le bilan des obsèques du président Ange Félix Patassé, la réaction du FARE par rapport au discours accusateur du président François Bozizé, les menaces sur la démocratie et les actions futures. En présentant le bilan des obsèques du défunt président Ange Félix Patassé, Guy Simplice Kodégué a remercié le peuple centrafricain pour l’accueil combien chaleureux qu’il a réservé à la dépouille mortelle de l’ancien président lors de son arrivée à Bangui. Il en a profité pour rendre responsable de la mort de l’ancien président, son successeur M. François Bozizé avant de mentionner que le combat se poursuit avec le FARE jusqu’à la victoire finale. Car, ajoute Monsieur Kodégue que le combat que mène le FARE est «juste et légal».

Pour sa part, Jean Gabriel Edouard Koyambonou, porte-parole du FARE et 2ème Vice-président du MLPC, en présentant les réponses de ce groupement politique au discours accusateur du président de la République, a tout simplement réfuté toutes les allégations à eux attribuées par le président François Bozizé. Et de relever toutes les tracasseries dont a été victime l’ancien président avant son départ à l’étranger pour des soins, rejetant ainsi la responsabilité de la mort de Ange Félix Patassé sur l’actuel président.

La thématique sur les menaces sur la démocratie, troisième point de cette Assemblée générale unitaire a été présentée par le Coordonnateur du FARE, Me Nicolas Tiangaye. Pour ce dernier, la République Centrafricaine a beaucoup régressé ces dernières années. «Toutes les libertés conquises de haute lutte par le passé ont été foulées au pied par le nouveau régime» qui viole impunément la Constitution centrafricaine. Il s’en suit, toujours selon Me Tiangaye, une certaine violation des libertés fondamentales des citoyens. Comme les libertés d’aller et venir qui sont confisquées, le non accès aux médias d’Etat des partis politiques de l’Opposition, les entraves à la liberté d’expression avec les menaces et arrestations des journalistes et autres citoyens centrafricains comme Faustin Bambou, la confusion de pouvoir… Autant de violations qui, rajoute le Coordonnateur du FARE, attestent du recul de la démocratie en Centrafrique.

Pour Martin Ziguélé, Président du MLPC qui exposait aussi sur le volet politique de l’état de démocratie en Centrafrique, tous les signaux sont désormais au rouge. L’eau, l’électricité, l’insécurité et les services sociaux de base en République Centrafricaine sont désormais sujet à caution. Et le couronnement de tout cela, déclare Martin Ziguélé, c’est le 23 janvier 2011 qui «consacre la descente aux enfers de notre pays». Face à une telle, réalité, le président du MLPC en appelle à la mobilisation de toutes les filles et tous les fils du Centrafrique pour sauver la République. Mobilisation par des actions politiques de masse, des actions diplomatiques pour que des solutions soient trouvées à la crise postélectorale qui s’est installée en Centrafrique. Pour ce qui est des actions à entreprendre, le FARE projette l’organisation d’un meeting national sur toute l’étendue du territoire en un même jour, une marche pacifique dans tout le pays, des sit-in devant les chancelleries occidentales en Centrafrique et institutions publiques nationales.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique