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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 01:22

 

 

rencontre de réconciliation Patassé Ziguélé

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 14 Mars 2011 16:06

Plusieurs militants et sympathisants de l’opposition politique centrafricaine ont pris part ce 12 mars 2011 à la 1ère sortie officielle du FARE (Front d’annulation et de reprise des élections de 2011 en Centrafrique), la plate-forme des opposants centrafricains, née de la contestation des élections du 23 janvier dans le pays. C’est à l’issu d’une Assemblée générale tenue au siège du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) à Bangui.

Les activités se sont déroulées en présence de Martin ZIGUELE président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, Louis Pierre GAMBA chef de fil du Rassemblement du Peuple Centrafricain, Me Nicolas TIANGAYE président fondateur de la Convention Républicaine pour le Progrès Social.

Les opposants centrafricains continuent d’exiger « l’annulation pure et simple des élections groupées du 23 janvier 2011 dont les résultats ne reflètent nullement la volonté du peuple centrafricain », a confié à Radio Ndeke Luka Guy Simplice KODEGUE, porte-parole délégué du FARE.

« A l’exception de l’ADP (Alliance démocratique pour le progrès), qui s’est détachée de l’opposition, tout l’ensemble de la formation politique centrafricaine, qui se reconnaît dans les objectifs clés de la démocratie, a été présente pour cette première sortie », dit-il.

Pendant cette assemblée, le FARE a maintenu le retrait de ses candidats du 2e tour des législatives du 27 mars 2011, et a dénoncé le fait que la CEI (Commission électorale indépendante) ait imprimé des bulletins de vote au nom des candidats membres du FARE.

Le FARE exige également « le respect de la liberté de circulation des responsables de l’opposition et l’arrêt des lynchages médiatiques à leur endroit » conclut le porte-parole délégué de la FARE.

 

Opposants dAfrique francophone Créer dorénavant des rébellions et la France vous soutiendra !

(Afriscoop 12/03/2011)

(AfriSCOOP Analyse) — La France met encore les pieds dans le plat en Afrique. Cette fois-ci au Nord du Sahara. Devant la mesure et la prudence des Européens face à l’évolution des affrontements en cours en Libye, le pays de N. Sarkozy a cru bon de choisir clairement son camp. Qu’attendent les irréductibles de la vie démocratique au Sud du Sahara pour imiter les “rebelles libyens” ?

En matière de politique africaine des Républiques du « Vieux continent » (Europe), la France étonnera toujours. Après avoir reçu des représentants du Conseil national de transition de Benghazi, l’Elysée a reconnu ce Conseil comme étant dorénavant « le seul représentant légal du peuple libyen » ! Une rapidité diplomatique pour prendre de l’avance sur les autres membres de l’Ue (Union européenne). Après l’appui subreptice de l’Hexagone à la rébellion en Côte d’Ivoire, c’est au tour des insurgés libyens de recevoir le soutien du pays de Victor Hugo. Même si les contextes ivoirien et libyen sont diamétralement opposés, une rébellion reste une rébellion…

La France fait déjà son marché au Maghreb

Après les révolutions du « jasmin » et du « papyrus » (respectivement en Tunisie et en Egypte), les cartes économiques sont en train d’être redistribuées en Afrique blanche. Et les descendants des Gaulois comptent bien avoir une bonne part du gâteau. Ce qui n’est pas gagné d’avance, quand on sait que Paris a d’une part laissé une mauvaise image à Tunis en tant que soutien irréductible du dictateur Ben Ali jusqu’au 14 janvier 2011 ! D’autre part, l’Hexagone a perdu en Egypte, le 11 février dernier, un éminent soutien de son projet Upm (Union pour la Méditerranée), en la personne du téméraire Hosni Moubarak. Autant prendre position hic et nunc en Libye qui continuait d’ouvrir ses portes aux multinationales occidentales, avant le début de l’insurrection libyenne. C’est dire que les soucis de préservation de la vie des Libyens dont font état les dirigeants français ces dernières heures n’arrivent en réalité qu’en seconde position, sur leur échelle de priorité.

Dans une Afrique francophone où l’alternance politique est une gageure, les Opposants aux régimes en place gagneraient à s’inspirer de l’insurrection libyenne. Et surtout à faire bouger les lignes de l’Elysée à l’égard de leur lecture du néocolonialisme. L’heure n’est plus au radicalisme stérile des oppositions francophones, mais à des habiles conciliabules et négociations avec la cellule de l’Elysée qui sauvegarde le gaullisme en Afrique !!

Un renversement d’un régime en place par les armes sera toujours condamné au nom des règles régissant le droit international. Mais quand un putsch ou une insurrection peut libérer une majorité de citoyens savamment paupérisés par des dirigeants, pourquoi ne pas explorer de telles voies ? Les Africains francophones ne gagneraient pas à l’heure actuelle à avoir des pays instables. Mais, faut-il pour autant mourir d’une pauvreté immonde alors qu’on côtoie quotidiennement d’immenses ressources naturelles ? John Fru N’di, Jean-Pierre Fabre, M. Yorongar, Oba Mbame, etc. : essayez, vous verrez… Une arme a un pouvoir que n’a pas la parole. N’est-ce pas MM. Ouattara et Soro ?


par Achille NGUETI

© Copyright Afriscoop

 

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