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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:20

 

 

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* (Candidat CRPS agressé par le KNK à MALA le 22 Janvier 2011 ou NDOUKOULOUBA, l’élu KNK continue de traquer les partisans des autres candidats mêmes après avoir truquer et gagner les élections)

Le Plan de développement d'un pays repose sur l’ensemble des mesures globales prises en vue de mettre en œuvre les promesses politiques faites lors de la campagne de l'exécutif. Aussi le financement de ce programme passe d'année en année, accompagné des programmes achevés par les différents gouvernements du même exécutif. 

Le FMI et la Banque mondiale ont lancé l'initiative PPTE en 1996 afin d'assurer qu'aucun pays n'est confronté à une charge d'endettement qu'il ne peut gérer. Beaucoup de pays africains  dont la République Centrafricaine ont bénéficié de cette initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Aujourd'hui, personne à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International, à la CEMAC et encore moins en République Centrafricaine, ne cherche à savoir à quoi correspondent les valeurs déterminantes ou les valeurs de réussite de ces différentes politiques. Que font ces pays africains comme la RCA depuis qu’ils ne font plus face au service de la dette  alors le délestage, le manque d’eau potable, la malnutrition, la pauvreté chronique etc sont toujours à l’ordre du jour. D'ailleurs pourquoi quelqu'un s'intéresserait-il à cela ! l’exécution de ces politiques n’est assujettie à aucun résultat et par ricochet aucun besoin de rendre compte à qui que ce soit  dès lors que les emprunts, donc les dettes liées à ces politiques sont à la charge de tous, partis au pouvoir et partis politiques d'opposition, pauvre peuple de la rue y compris!

 Au final, en dépit des faux-semblants et des atermoiements des gouvernants qui fustigent leurs oppositions respectives d'être les facteurs de troubles ou des sapeurs de  consciences, force est de constater que cinquante ans après les "indépendances", rien n’a permis de poser des jalons susceptibles de tirer notre pays vers le haut.

 Au contraire, c'est la thèse ambiguë des intellectuels qui se perpétue. On s'enferme dans une argumentation anti occidentale dès lors que cette dernière adopte une attitude dont l'approche ne nous arrange pas. Il en est des commentaires qu’on lit dans la presse concernant le rapport de l’Union Européenne concernant ce qui s’est passé en RCA le 23 janviers 2011.

 Pour ajouter à cela, je voudrais citer pour exemple cette grossièreté qui traverse l’Afrique francophone actuellement. En effet l'ambigüité est de taille car elle traverse l’ancienne Afrique Equatoriale Française pour percer l'Afrique Occidentale dans la condamnation de la France dans son intervention en Lybie ou en Côte-d'Ivoire.

 Mais quand on fait l’effort d’ouvrir vraiment les yeux ou les oreilles, on se rend compte que l'Afrique Francophone veut tout et son contraire; elle veut se débarrasser des prédateurs de dictateurs et leurs courtisans sans s'en donner les moyens mais dans le même temps, elle réfute que la France,  pour une raison  ou une autre, se porte à son secours car on a tiré sur des personnes  (des femmes) participants à des manifestations pacifiques qui ne demandent pas plus qu’à exprimer leur opinion. Ces femmes froidement abattues par les forces de Gbabgo en Côte-d'Ivoire ou encore ces pauvres Libyens qui refusent de continuer à accepter que Kadhafi leur impose son refus de l'alternance politique après 40 ans alors que lui-même était arrivé au pouvoir sur fond de refus de l’ordre royal établi à l’époque.

Même si certains de ces Afro-Magrébins ont beaucoup fait pour leurs pays et ceux  des pauvres d'Afrique Noire, il n'en demeure pas moins que la plupart de nos pays africains aimeraient bien voir l'alternance politique devenir réalité sans que cela ne devienne l’objet de répression aveugle et sanglante  au lieu de dire «  on ne veut plus de moi alors je me retire ? ».

 Que veulent donc ces Africains qui condamnent l'intervention des forces de l'ONUCI ou de celles de la LICORNE en Côte-d'Ivoire devant la démission de l’organisation panafricaine censée gérer les problèmes des Africains par les Africains eux-mêmes comme ils le prétendent ?

 Au lieu d'applaudir ou condamner ces bouleversements qui ont lieu actuellement en Afrique dans le seul but de faire partir les dictateurs et ainsi permettre un nouveau départ, mais surtout au lieu de réfléchir à ce qu'il faut faire  pour être bien armé contre l'installation de nouveaux dictateurs et leur mécanisme de protection, ces Africains ambigües font perdre du temps dans des analyses stériles du colonialisme, seule refrain que les intellectuels ont bien appris.

 Pendant que d’autres essaient dans des cris étouffés d’exprimer le besoin de se débarrasser de ces dirigeants Africains qui nourrissent le principe de rester éternellement au pouvoir et par là empêchent  l'émergence d'un système de rotation  ou d'alternance, une frange d’autres Africains font perdre le temps à condamner les pays qui interviennent dans ces conflits créés par les Africains eux-mêmes. Heureusement qu'il s'agit des gens qui défendent leurs propres intérêts et non celui du peuple Africain.

 Le vrai gage pour lancer les ingrédients d'un point de départ d'un processus d'évolution que l'Afrique n'arrive pas à mettre en œuvre reste le départ immédiat de tous les dictateurs qui renforcent le club des prédateurs ainsi que leurs progénitures, seuls responsables  du maintien de l'Afrique dans son état actuel.

 C'est seulement par la rotation que nous verrons l'émergence d'autres méthodes de gouvernance et donc d'autres façons de coopérer avec l'occident. Ceux qui décrient  aujourd'hui l'intervention de l'Occident en Lybie ou en Côte-d'Ivoire sont exactement ceux qui veulent maintenir le statu quo que d'autres combattent.

 Comment comprendre qu’au vingt unième siècle, un individu fut-il général ou colonel de son Etat peut penser disposer de tout (y compris) de la vie de tout un peuple. Pire encore, s’imaginer que dernier pense détenir le titre foncier d’une nation au point de répartir les richesses entre lui et sa famille ou son clan ? Or c’est cela la triste réalité des militaires africains qui sont au pouvoir entre 4 et 30 ans et qui ne veulent pas que l’on remette en question la pratique.

 Peut-on être arrogant au point de dire que le feu qui brûle la case du voisin n’est pas son « affaire » et ne pas commencer à arroser d’eau le toit de sa propre maison pour pas que le feu s’y étende ? N’oublions pas l’adage qui dit que « cela n’arrive pas qu’aux autres »

 En tout cas, là où les dirigeants africains se trompent quand ils pensent « avoir reçu le pouvoir de Dieu » car d’autres prophètes sont aussi passés par là et nous savons aujourd’hui ou ils sont. Celui qui a reçu son pouvoir de Dieu est celui qui fait comme Mandela en Afrique du Sud; il prend le devant pour engager la procédure d’alternance sans s’enfermer avec  famille et parents dans une « Assemblée familiale » sans issue.

 Une chose est sûre, jusqu’à preuve du contraire, le vent qui se lève poursuit toujours sa route mais ne fait jamais demi-tour quel que soit l’obstacle qu’il rencontre. Et WERASON nous a chanté que quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra.

 Pour revenir sur terre, il est intéressant de se demander ce que veulent donc ces Africains qui condamnent l'intervention des Force étrangères contre les dictateurs africains qu'ils n'arrivent pas à ramener à la raison par des manifestations pacifiques ou par des articles constructifs que les détracteurs qualifient d'incendiaires sur Internet ?

 Que ces Africains qui condamnent ces interventions en Afrique se posent la question de savoir s’ils le font pour leur propre intérêt ou pour l’intérêt du peuple ! Et si oui, de quel peuple parlent-ils ?

Le peuple dont je parle ici a quant à lui, un intérêt dans des routes qui sont délabrées même dans les capitales africains ; son intérêt c’est qu’il y ai de l’électricité pour tous, qu’il y ai de l’eau courante partout, dans les écoles, dans les lieux publics, qu’il y ai des d’hôpitaux ; que les  des écoles soient accessibles pour son enfant. L’intérêt du peuple dont je parle ici c’est de manger à sa faim et non une fois par jour à 16 h (Un coup KO comme on le dit à Bangui)

 Et pour terminer, il n’est pas inutile de rappeler que les armes de guerres et les patriotes n’ont pas empêché le départ de la famille Gbgabo, les mêmes armes et les milices n’ont empêché le départ de Ben Ali ou Moubarak 

 Paris le 20 Avril 2011

Jean-Pierre MARA

Candidat CRPS agressé par le KNK à MALA le 22 Janvier 2011

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion