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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 02:11


bozize-stylise

 

Après s’être rendu mardi dernier à Kaga-Bandoro, ville où la seconde campagne dite pour la sensibilisation et le désarmement a  récemment consacré l’échec et le blocage du processus du DDR, Bozizé s’est à nouveau déplacé le jeudi 18 février à Paoua, autre ville emblématique des régions en conflit où il avait du reste, donné le 13 août dernier le coup d’envoi du fameux DDR qui tarde à  prendre son envol.

En effet c’était à Kaga-Bandoro que la semaine dernière, le DDR a connu à nouveau un blocage en raison du refus du conseiller de Bozizé Dieudonné Stanislas Mbangot d’accéder à la demande des éléments de l’APRD. Ces derniers voudraient qu’il remette l’enveloppe (ndlr : on parle d'une somme d'environ 13 millions de CFA)  prévue pour leur prime d’alimentation non pas au préfet de la Nana Gribizi mais plutôt aux responsables de ce mouvement.

Dans l’allocution qu’il a prononcée en langue nationale ce jeudi 18 février lors de sa visite éclair à Paoua, Bozizé s’en est pris ouvertement et publiquement au président de l’APRD et non moins premier vice président du comité de pilotage du DDR, Jean Jacques Demafouth ainsi qu’à son ministre d’Etat Cyriaque Gonda, chargé de la communication et réconciliation, président par ailleurs du PNCN, qui ont tous deux, la charge du pilotage du fameux programme du désarmement, démobilisation et réinsertion des ex rebelles.

En citant nommément ces deux personnalités, le président centrafricain est allé jusqu’à poser la question de savoir ce qu’ils ont bien fait avec tout l’argent qu’il leur a précédemment remis pour payer les ex combattants. Toujours selon Bozizé, ils gardent sans doute cet argent pour acheter des armes afin de revenir le renverser du pouvoir. Il se considère donc dorénavant en légitime défense et lance un avertissement à tous ceux qui voudront succomber à cette tentation.

« Celui qui me pointe avec son index je le pointerai également avec le mien. Celui qui me pointera un couteau, je lui pointerai aussi un couteau » a déclaré en langue nationale sango le président centrafricain poursuivant ainsi dans le même registre belliqueux qu’il avait utilisé dans son message de vœu du 31 décembre dernier, où il promettait de « dépecer » tous les fauteurs de troubles dont certains commençaient déjà à lui tomber sous la main ». D’aucuns avaient vu dans ce propos tenu en sango langue nationale, l’annonce et la revendication en des termes à peine voilés, de la fin tragique de Charles Massi.

Bozizé a également cité Laurent Djim-Woei, l’ex porte parole des rebelles de l’APRD qui a fait l’objet d’une sanction de sa hiérarchie pour homicide présumé du représentant des éleveurs de bétail de la FNEC de Paoua, dont il a dit ne plus avoir de nouvelles ni savoir où il se trouve à présent. D’après lui, Djim-Woei n’a pas voulu l’écouter ni suivre ses conseils, préférant plutôt ceux de Doumro (ndlr : un autre chef de guerre de l’APRD).

On le voit, Bozizé procède lui aussi à sa manière à sa campagne de sensibilisation pour le DDR tout en faisant porter la responsabilité du piétinement de ce programme à Jean Jacques Demafouth et Cyriaque Gonda.



Une correspondance particulière de Paoua pour C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique