Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 02:08

 

 

MINURCAT

 

 

 

N'DJAMENA - AFP / 26 mai 2010 16h16 - Le ministre tchadien des Affaires Etrangères, Moussa Faki Mahamat, a estimé mercredi que le départ d'ici la fin de l'année de la force de l'ONU au Tchad et en Centrafrique, décidée par le Conseil de sécurité, ne laissera "pas un vide" sécuritaire.

"Le départ de la Minurcat (Mission des Nations unies et Tchad et en République centrafricaine) ne pourra pas laisser un vide puisque la relève est assurée par les DIS (Détachements intégrés de sécurité, policiers et gendarmes tchadiens formés par l'ONU pour veiller sur les camps de réfugiés)", a affirmé M. Faki à des journalistes.

Les DIS se verront doter de nouveau matériel pour leur mission, selon le ministre.

"Nous avons mis en place une force mixte Tchad-Soudan de 3.000 hommes. Cette force est en train de faire le travail sur le terrain. Les relations entre le Tchad et le Soudan sont meilleures", a ajouté M. Faki, en évoquant la normalisation des relations avec son voisin.

Cette force chargée de surveiller la frontière devra notamment empêcher les passages d'un pays à l'autre de brigands.

"La situation à l'Est du pays s'est améliorée", a estimé le ministre.

"Nous allons coopérer parfaitement avec les Nations Unies aussi bien pour la prise en charge des réfugiés que pour faciliter le retour volontaire de ceux-ci, quand les conditions le permettront. Nous allons travailler aussi pour le retour des déplacés tchadiens", a assuré Moussa Faki.

Quant à la demande de départ de la Minurcat, M. Faki a précisé qu'"il n'y a pas de différend fondamental entre le Tchad et les Nations Unies puisque le Tchad est un pays membre de l'ONU".

Dans sa résolution 1923 adoptée à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité de l'ONU a organisé le retrait en deux temps de la Minurcat qui devra être partie avant le 31 décembre.

La décision du Conseil de sécurité découle d'un accord conclu le 23 avril à N'Djamena entre le Tchad et la Minurcat, à l'issue de négociations ardues.

Le président tchadien Idriss Déby Itno s'opposait au renouvellement du mandat de la Mission, qu'il considère comme un échec.

Plusieurs agences de l'ONU ont averti que le retrait de la Minurcat pourrait provoquer un vide sécuritaire dans l'est du Tchad où les attaques contre les travailleurs humanitaires sont fréquentes.

(©)

NDLR : Si les autorités tchadiennes semblent si sûres d’elles et donnent des gages que le départ de la MINURCAT ne laissera pas de vide sur le terrain quant à la protection des réfugiés, il y a tout lieu de s’inquiéter de la situation des populations civiles et des réfugiés des préfectures centrafricaines de la Vakaga (Birao), du Bamingui-Bangoran (Ndélé) et de la Haute Kotto (Bria, Sam-Ouandja et autre Ouadda) dont la sécurisation faisait aussi partie du mandat de la MINURCAT.

Les autorités de Bangui sont étrangement muettes comme d’habitude sur ces genres de questions. Les Faca viennent de prendre une dérouillée à Ndélé et Bozizé n’a pas trouvé mieux que de leur faire venir à la rescousse des mercenaires sud africains selon nos informations d’une source à l’état major des Faca souhaitant garder l’anonymat. La seconde mission dévolue à ces mercenaires par Bozizé est de liquider en douce les leaders de l’opposition à Bangui. S’il arrive donc quelque chose à ces leaders ces jours-ci, on connaît désormais le commanditaire et les éventuels auteurs du crime. Après Charles Massi dont il s’était réjoui qu’il soit tombé dans ses mains, Bozizé n’a jamais fait mystère de son intention de dépecer ses opposants.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales