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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:00

 

 

 

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jeunes Centrafricains sur une barge arrivant à Brzzaville

 

Les images récentes qui suivent se passent de commentaires. Brazzaville est devenu depuis peu l’eldorado des jeunes centrafricaines et centrafricains à bout souffle. Les plus téméraires sont ceux qui sont restés à Bangui. Ils fuient le chômage, la pauvreté en terme clair, l’incurie de Bozizé. Ils mènent une vie précaire durant les navigations et sont à la merci des intempéries.


A Brazzaville, ces jeunes filles centrafricaines se livrent pour la plupart à la prostitution à tous les prix si ce ne sont pas des filles de maison. Tandis que les garçons sont recrutés par les Mairies pour le balayage des rues et avenues. D’autres sont dans les chantiers avec les entreprises chinoises de construction ou bien embauchés par des commerçants ouest-africains et chinois. Dans certains cas, quelques uns viennent écouler leurs marchandises mais déplorent aussi la misère vécue par la population centrafricaine. Malheureusement, d’autres se lancent dans le braquage, le vol et l’escroquerie et la délation de leurs compatriotes par mauvaise foi. Ces jeunes sont pour la plupart âgés de 14 à 34 ans. En majorité sans qualification et bacheliers ainsi que de professionnels. Les ¾ décident à leur arrivée à Brazzaville de ne plus mettre pieds à Bangui qu’après le départ de Bozizé.


Mais les difficultés et les contrôles de la police qu’ils rencontrent à Brazzaville finissent par leur faire changer de décision. Au premier bateau centrafricain qui arrive, ils sont pleins à dire à Dieu à Brazzaville pour retourner à Bangui mais font finalement un aller et retour compte tenu de la situation de Bangui qui demeure toujours inchangée. Ainsi certains se résignent et préfèrent souffrir à Brazzaville qu’à Bangui. « A Brazzaville, au moins je gagne mieux comme manœuvre dans les chantiers de chinois que les vacations que je fais à Bangui dans les établissements privés où j’accumulent arriérés sur arriérés», argue Gérard, professeur de Philosophie au Lycée, titulaire d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle de l’Enseignement Secondaire (CAPES) en quête d’emploi à Brazzaville. Ils viennent donc augmenter le nombre de chômeur en République du Congo. « A Bangui, il est même difficile de trouver un travail de gardiennage. C’est facile à Brazzaville d’en trouver pourquoi rester souffrir à Bangui » déclarent tout furieux Gatien et Guy respectivement manœuvre travaillant pour le curage de caniveau dans une entreprise de construction et agent de sécurité privée.


A la dernière nouvelle, le capitaine du bateau Mbomou de la SOCATRAF aurait chassé et abandonné des jeunes centrafricains sur une île à quelques kilomètres loin de Mongoumba, une ville centrafricaine frontalière avec la République du Congo. Pour la simple raison qu’ils étaient nombreux à se rendre à Brazzaville. On comprend par là que leur devise est : « Brazzaville ou la mort » puisque Bangui devient invivable. Le rêve du jeune centrafricain aujourd’hui avec le régime de Bozizé est de vivre à Brazzaville et non Bangui qu’ils chérissent en dépit de la précarité car ces jeunes passent leur temps à écouter et à danser aux rythmes centrafricains des derniers albums.


A suivre...

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion