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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 13:23

 

 

 

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COMMUNIQUE DUCONSEIL NATIONAL POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE – FINÎ BÊAFRÎKA

 


   Réf. 12-12-19/012/COM/CNRC-FB/BE/Des armes aux urnes.


IL FAUT PASSER DES ARMES AUX URNES

 

La dégradation de la situation sécuritaire caractérisée par des actions répétées des mouvements rebelles en Centrafrique interpelle l’ensemble de la classe politique nationale. Elle appelle tous les responsables politiques à l’exercice de leur devoir premier à savoir la sauvegarde de la Nation.


De toute évidence, cette situation, susceptible d’aboutir à un coup d’état par des hommes armés est le résultat direct de l’incompétence notoire du pouvoir en place à gérer de façon convenable les affaires du pays. Le cynisme, la brutalité envers les populations par ceux-là mêmes qui ont la charge de les protéger et l’abandon de la souveraineté nationale sont les principales caractéristiques de ce pouvoir incompétent.

 

Toutefois, il a toujours été question pour le peuple Centrafricain de vivre sereinement, en harmonie et dans le respect de nos lois au sein d’une République où la souveraineté et l’inviolabilité de ses frontières doivent être garanties.

 

 

Or, depuis un peu plus d’une douzaine d’années, les vaillantes Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont confrontées à une situation de guérilla permanente, sans moyens logistiques appropriés et sans le soutien moral de ses chefs. Aujourd’hui, elles font face à une coalition rebelle qui exige le respect des engagements pris par le Général-Président François BOZIZE dans le cadre des accords de paix conclus et signés. Ces accords stipulent entre autres le respect des droits humains. Entre temps, les disparitions d’adversaires politiques, les arrestations arbitraires et les intimidations sont devenues la règle et se sont érigées en mécanismes de règlement de conflits politiques.

 

Le contexte étant connu de tous, le pouvoir doit prendre ses responsabilités en admettant la nécessité d’une transition pour permettre une large concertation devant conduire au retour d’une paix véritable et à l’organisation des élections transparentes aux résultats incontestables.

 

Le CNRC-FB condamne le recours aux armes et l’usage de la violence comme moyen de règlement des conflits à caractère politique. Il condamne également toute tentative de coup de force dans le but d’accéder au pouvoir, voire le conserver durablement et ce, au mépris des dispositifs prévus par la Constitution. Il rappelle au Général-Président François BOZIZE qu’il doit s’abstenir de se représenter aux prochaines élections présidentielles, à la fin de son deuxième et dernier mandat, en conformité avec la Constitution sur laquelle il a prêté serment. Au mieux, il devra quitter le pouvoir de lui-même avant 2016 pour atténuer la souffrance du peuple centrafricain.

 

Le CNRC-FB appelle les mouvements rebelles à un cessez-le-feu immédiat et les invite ainsi que toutes les organisations politiques à entrer dans une nouvelle ère, celle de la Concorde nationale, de la Paix véritable et durable, à se rassembler dans une Alliance Nationale pour une Transition Pacifique (ANTP).

 

Le CNRC-FB offre dès maintenant un large cadre de concertation apaisée pour un changement démocratique effectif et historique.


Le CNRC-FB lance un appel à la communauté internationale dont la France, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne, l’Union Africaine et les pays frères de la CEMAC, à soutenir activement et efficacement le peuple Centrafricain dans son aspiration pour la paix, la démocratie, le progrès et la justice sociale, et à s’opposer à toutes interventions militaires étrangères sur le territoire Centrafricain, sans un mandat des Nations-Unies.

 

Fait à Baltimore le 19 décembre 2012

 

Pour le Bureau Exécutif Provisoire

 

Le Président

 

Pr. Gaston Mandata N’Guérékata.

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués