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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 02:13

 

 

 

 

Bozouissé

 

 

 


Les actes politiques graves récemment posés par le général président François Bozizé, notamment son idée saugrenue et inqualifiable d’aller fêter la commémoration du 52ème anniversaire de l’Indépendance de la RCA du 13 août à Paris et de se rendre personnellement à l’aéroport de Bangui accueillir le chef rebelle tchadien Baba Laddé, obligent objectivement plus d’uns à s’interroger sur la santé mentale du président centrafricain. Tout porte à croire que les objectifs que poursuit Bozizé sont aux antipodes des intérêts et préoccupations de l’heure des Centrafricains.  Qu’on en juge !

 

Alors même que le 2 août dernier, son régime a essuyé une des plus sérieuses crises auxquelles il a dû faire s’agissant des émeutes des jeunes mécontents de n’avoir pas été retenus pour entrer dans l’armée à l’issue d’une procédure de sélection monétarisée et pour le moins entachée d’iniquité et d’ injustice inadmissibles, le seul souci de Bozizé a été davantage de faire fabriquer le plus promptement possible son nouveau buste pour remplacer celui qui a été arraché par les émeutiers.

 

Quelques jours après, il savait bien que des centaines de  retraités végétaient tous les jours devant les caisses du trésor dans l’espoir du versement de leurs maigres pensions mais il a vidé sans le moindre remord les mêmes caisses du trésor  pour s’envoler à Paris faire la bamboula. A son retour de Paris, il choisit de virer le DG du trésor et de nommer quelqu’un d’autre, ce qui de toute façon ne règle en rien le problème du versement des pensions aux dits retraités.

 

Puis le lundi 3 septembre, il se pointe en personne à l’aéroport Bangui M’poko, flanqué de deux de ses rejetons, pour réserver un accueil triomphal à sa descente d’avion que rien ne peut justifier, au chef rebelle tchadien Baba Laddé dont le moins qu’on puisse dire, est qu’il n’est pas un ami de la RCA bien au contraire. Ces actes politiques incompréhensibles et illogiques que pose Bozizé s’accumulent ces derniers temps et sont un réel sujet de préoccupation des Centrafricains.

 

Devant les nombreux et graves problèmes de survie pour une écrasante majorité de Centrafricains abandonnés à leur triste sort et à la merci de la famine, à l’insécurité de toutes sortes, Bozizé est manifestement incapable d’apporter la moindre esquisse d’un début de solution. Il en est de même de son premier ministre actuel qui est totalement inexistant, incolore et sans saveur. Les seules préoccupations et sources de dépenses de Bozizé sont :

 

1°) Les équipements militaires pour la sécurité et le stockage en grande quantité d’armes de guerre. A cet effet, on annonce encore qu’il va de façon imminente se rendre encore en Chine. On parie notre bille que la question d’acquisition d’armes de guerre chinoises figurera en bonne place dans son agenda à Beijing. Par exemple, ces derniers mois, une société israélienne s’emploie à améliorer le système des écoutes téléphoniques et d’interception des sms et autres e mail. Toutes les sociétés de téléphonie mobile de Bangui sont sommées de d’exiger de tous leurs abonnés de déclarer leur identité et de mettre leurs fichiers et bases de données clientèle à la disposition de l’ART et des israéliens.  


2°) Les questions liées à sa propre sécurité. Il n’hésite pas à financer le déplacement sur Bangui et le séjour sur place à tous les petits malins qui réussissent à lui faire comprendre qu’ils ont des informations liées à sa sécurité à lui communiquer même si bien souvent, il s’agit des renseignements bidons.

 

3°)  Les gourous essentiellement d’origine béninoise et nigériane de sa secte du christianisme céleste ainsi que certains marabout chanceux d’Afrique de l’Ouest qui ne cessent d’effectuer un véritable ballet vers Bangui et qui regagnent leur pays les poches et les valises pleines de billet de banque.

 

4°) La gente féminine qu’il affectionne et qui constitue aussi un important poste dans le chapitre dépenses de son budget. On ne compte pas ce que représentent les frais de voyage et de maternité aux USA et en France de plusieurs de ses conquêtes.

 

Voilà brièvement résumés les vrais soucis permanents de Bozizé pour lesquels il n’hésitera jamais à consacrer sa fortune ou à vider les caisses du trésor. Dès lors, on a l’explication de l’indifférence de Bozizé et son gouvernement quand ils restent de marbre devant les ponts qui s’effondrent et les chaussées qui se dégradent dans la capitale. Ils n’en ont tout simplement rien à foutre. Que les Centrafricains se le mettent dans la tête et s’organisent pour résoudre le problème Bozizé qui est ainsi posé.


La Rédaction

 

 

 

 


Abdelkader Baba Ladé, rebelle ou complice de Bozizé


Aux termes de plusieurs années d'occupation des régions Nord- Est et du Centre de la République centrafricaine, le Tchadien et bandit de grand chemin Baba Ladé se rend aux autorités centrafricaines.


Officiellement il veut faire faire la paix avec la population centrafricaine ainsi qu'à ses autorités, ensuite aider les Forces armées centrafricaines (FACA) à contrer l'offensive d'un de ses lieutenants dissident un certain Ahidjo. C'est ce dernier qui provoque actuellement des nuits blanches aux habitants de Boali située seulement à quelques encablures de Bangui.


Signalons que Baba Ladé qui a pourtant commis des crimes en décimant ou en faisant déplacer des familles entières, en violant les femmes ou en expo-liant les biens aux éleveurs Mbororos a été reçu en grandes pompes à l'aéroport Bangui M'poko le 3 septembre par Bozizé lui-même accompagnés de deux ministres et des proches.


Comme si cette humiliation ne suffisait pas, le président a reçu ce criminel dans la maison du peuple centrafricain baptisé :le palais de la renaissance. En gros la RCA sous Bozizé est devenue un site touristique où les tortionnaires de son peuple viennent laver le sang de leurs forfaits.


A force de collaborer avec les rebelles et de partager avec eux les maigres ressources de la RCA, plus d'un centrafricain se pose désormais la question de savoir si ce pouvoir n'était pas complice de ces fauteurs.


Abdoulaye Miskine, Abakar Sabone, Zakaria Damane, Abdoulaye Hissene inconnus du grand public ont eu l'insigne honneur d'être reçus au palais présidentiel et d'en sortir avec des nominations et des poches bien remplies sans que cela apporte une solution à l'insécurité qui sévit sur ces territoires.


En accordant l'honneur à ce tueur en série, le président centrafricain a confirmé son étoffe de dictateur. Obsédé par la survie de son pouvoir, il est prêt à tout même à pactiser avec le diable . Les familles endeuillées n'ont pas d'importance à ses yeux, les centrafricains qui vivent en brousse comme des rats doivent y demeurer.


Notons que la longue présence de Baba Ladé dans les forêts centrafricaines est aussi à l'origine de la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés. Les villageois ont sans doute payé le plus lourd tribut car ils sont obligés de se terrer dans un endroit sûr pour éviter cette horde de voyous.


Alors qu'on s'attendait à l'annonce d'un procès digne de ce nom, on nous apprend le prochain départ des autorités Centrafricaines au Tchad pour la négociation d'une extradition avec leurs homologues.


En oubliant les déclarations tapageuses qu'il a faites sur ce dernier, le président Bozizé en recevant Baba Ladé a terrifié son peuple, c'est une réduction à néant de l'humanité. Il faut être fou, mégalomane, paranoïaque ou avoir un dérangement psychophysiologique pour commettre un tel acte.


Les militaires dont de nombreux compagnons sont tombés sur le champ de combat pour ses assassins ne doivent pas apprécier le geste de leur chef suprême qui ressemble plutôt à une trahison, qu'à une réelle volonté de faire la paix.


On comprend pourquoi le maître de Bangui était resté très silencieux au début des sévices de Baba Ladé sur la population du Nord- Est et du Centre de la République centrafricaine.


La traîtrise présidentielle est du pain béni pour les Défenseurs des Droits de l'Homme d'enfoncer les clous sur son régime afin de mettre un terme à l'impunité qui n'a que trop durer.


Wilfried Maurice Sebiro pour CAP

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