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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 22:57

 

 

 Bozizé KNK

 

 

 

LETTRE OUVERTE

Du Candidat  CRPS aux législatives à Mala  à la très haute Attention

du Président  François BOZIZE, Président du KNK

Monsieur le Président,

Vous incarnez les Institutions de la République et à ce titre vous avez en charge la protection de tous les Centrafricains, indépendamment de leur opinion et de leur sensibilité politique.

Je viens par cette lettre ouverte attirer votre attention sur des actes posé en votre nom par le nouveau député Monsieur NDOUKOULOUBA dans la circonscription de Mala, qui est coupée du monde en raison du mauvais état de ses infrastructures d’accès.

 Les jeunes de Mala qui ont une autre sensibilité politique que celui du nouveau député sont traqués, maltraités puis mis en prison sans jugement. Le nouveau député NDOUKOULOUBA (KNK) élu au deuxième tour à l’issue de scrutins dont nous ne cesserons de dénoncer les conditions d’organisation, s’en prend à la population. Il le fait en votre nom  et prend particulièrement pour cible ceux qui ont voté pour les candidats des autres partis politiques.  Fort du soutien du Sous-préfet et du Chef de Brigade, les membres de sa milice KNK de Mala, avec à leur tête le sieur NDOUKOULOUBA se livrent à des actes injustes et vont jusqu’à déférer des jeunes à Dékoa ou à Sibut sans aucune forme de procès. Pire, ces jeunes n'ont aucune possibilité d’être défendus par un avocat.  Le nouveau député s’appuie sur les services du Préfet de la Kémo Monsieur LOPERE, de monsieur Maximin MAMADOU,  de son beau-frère chef de Brigade de Mala  Dominique LEGUA, du Sous-préfet de Mala monsieur Alexis KOHOKOL LOMEYAN et d’un certain Shabardo, chef de la milice KNK Mala.

Monsieur le Président, quelques mois après le deuxième tour des élections législatives  auquel l’opposition n’a pas participé, l’heure est à la tenue des promesses électorales et à la satisfaction des attentes qui ont été soulevées. La population de Mala s’attend à ce que le député élu apporte des solutions à son problème d’enclavement, d’isolation et d’accès aux grandes artères pour l’écoulement des produits agricoles. Les jeunes de Mala attendent de ce dernier des solutions aux problèmes de chômage rural, de scolarisation primaire et secondaire. Les enseignants, les maîtres-parents et les autres fonctionnaires de la circonscription attendent une amélioration de leurs conditions de travail.

Au lieu de cela, NDOUKOULA exerce une répression aveugle sur les  jeunes de l’opposition. La situation s’est aggravée depuis que le procureur de la République de Sibut a ordonné aux autorités militaires de Dékoa et de Mala de procéder à la chasse aux sympathisants des autres partis et de les ramener morts ou vivants. Ces actes sont d'autant plus graves que NDOUKOULOUBA a physiquement agressé le rapporteur de la CEI locale, lui reprochant d'être à l'origine de son échec au premier tour. Ce dernier a dû se réfugier à BANDORO pour échapper à la répression sauvage lancée par le candidat du KNK.  Je rappelle aussi toutes les irrégularités observées avant, pendant et après les élections à Mala, l’implication flagrante du chef de Brigade qui battait campagne en tenue, l'agression dont je fus victime de la part de sa milice le samedi 22 janvier au vu et au su de tous alors que je sortais du domicile de mon oncle qui était gravement malade. Mon seul péché était d'être candidat de l'opposition et d'être venu rendre visite à mon oncle qui était dans son fief. Le candidat KNK Indépendant DENGOSSIN fut aussi victime de la milice du KNK.

La situation est d’autant plus inquiétante aujourd’hui que la vie de la population est en train de sombrer dans le désordre total et dans une insécurité indescriptible. Cette situation de terreur est la suite logique de la compréhension que NDOUKOULOUBA se fait de la démocratie et du multipartisme, encouragé par la machine KNK. Les responsables du KNK de Bangui ont instrumentalisé les jeunes des villages et les autorités civiles et militaires des circonscriptions électorales dans le seul but de gagner coûte que coûte. Désormais c’est chose faite, et nous voilà de nouveau dans un système de parti unique après des années de lutte politique pour l’instauration d’un système multi partite.  Ce faisant, ils (les responsables du KNK) ont mis en place un mécanisme d'oppression ethnique qu'ils risquent de ne plus contrôler.

C’est pour dénoncer ces faits que je vous adresse cet appel solennel, afin que tout soit mis en œuvre pour que le KNK cesse d'instrumentaliser les autorités civiles et militaires de Mala dans une logique de division de la population.  Le fait que les candidats de la mouvance Présidentielle et de l’opposition de cette circonscription n’ont pas fait de recours en annulation auprès de la cour constitutionnelle ne signifie en aucun cas que les élections s’y sont déroulées dans le respect des règles démocratiques.

La population de Mala demande par ma voix au KNK et à son Président de veiller à ce que le droit des individus soit respecté. Je rappelle a NDOUKOULOUBA que son premier parti n'est pas le KNK, qu'il fut le suppléant d'un homme respecté appartenant à un autre parti et qu'avant lui, il y a eu d'autres Députés à Mala. Il s’est fait élire pour résoudre le problème de la population de Mala et non pour remplir les prisons ou pour terroriser la population en exhibant la Kalachnikov lors des meetings de son parti dans les villages.

Votre responsabilité est directement engagée à MALA pour toute action posée par NDOUKOULOUBA, LOPERE, MAMADOU,  LEGUA, KOHOKOL LOMEYAN et SHABARDO. Nous nous réservons le droit de porter cette situation au niveau d’une juridiction internationale si les auteurs ne cessent pas immédiatement ces actes de barbarie. Même si l’opposition a été écartée de l’Assemblée Nationale suite à toutes les manœuvres révélées par le rapport de l’Union Européenne, elle reste vigilante pour porter la voie des Centrafricains  comme elle l’avait faite en 2001 et 2003 pour les mêmes personnes qui nous soumettent aux pires exactions aujourd’hui.

Fait à Paris   le 21 Avril 2011

Pour les victimes du KNK de NDOUKOULOUBA à MALA,

JP Mara-copie-1 

 Jean-Pierre MARA, candidat de la CRPS 

 

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