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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 23:18

 

 

RCA Afrique

 

La situation que vivent aujourd’hui les Centrafricains dans leur pays à la veille d’élections générales cruciales pour l’avenir du pays est d’une gravité qu’on ne peut imaginer. Les habitants de la capitale Bangui en particulier, endurent depuis des mois et des mois voire des années Bozizé notamment, un terrible calvaire en raison de l’incapacité chronique des deux entreprises qui ont pourtant le monopole de la fourniture du courant électrique et d’eau potable.

Les activités socio-économiques et le fonctionnement normal d’un état moderne aujourd’hui bref, la vie courante tout simplement, est grandement tributaire de l’énergie électrique, denrée à laquelle une grande majorité de Centrafricains n’ont pas accès même s’ils ont les moyens de se permettre. La nuit venue, plus de la moitié de la capitale est plongée dans l’obscurité avec toutes formes d’insécurité que cela peut engendrer. La fourniture d’eau potable également tributaire du courant électrique est très problématique. Les rues et principaux axes routiers de la capitale sont devenus comme un véritable gruyère et dans un état de délabrement ce qui oblige les automobiles à une gymnastique très ardue et accélère la mise hors d’usage des véhicules.

Trouver de quoi manger au quotidien est un réel souci pour de nombreux Centrafricains actuellement. La famine et la malnutrition surtout infantile sévissent sur quasiment toute l’étendue du territoire et ont suffisamment défrayé la chronique avec la publication des rapports des organisations du système des Nations Unies et des ONG humanitaires spécialisées qui n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme. Plusieurs indicateurs de développement socio-économiques comme placent la RCA en queue de peloton tel que l’indice du développement humain du PNUD ou carrément à la dernière place comme le taux de mortalité infantile ou de prévalence du VIH/ SIDA en Afrique centrale.

Le pouvoir d’achat qui est extrêmement faible ne permet point à une écrasante majorité de la population tant rurale qu’urbaine de vivre décemment. Le paiement des pensions aux retraités et leurs ayant-droits est problématique malgré les subventions qu’accorde l’Union Européenne. C’est souvent à coup de manifestations violentes ou de sit-in des intéressés que ces modiques sommes sont laborieusement versées.

L’administration est actuellement dans l’incapacité totale de délivrer des passeports aux citoyens qui en besoin et font la demande. Bozizé a imposé un de ses rejetons, un certain Socrate dont les compétences restent à établir, à la tête de la nouvelle structure chargée de délivrer les nouveaux passeports biométriques aux normes CEMAC. Une importante quantité de passeports biométriques a été commandée auprès d’un fournisseur et même livrée mais les documents ne sont pas conformes aux normes, donc inutilisables.

En attendant de résoudre cette anomalie, il n’y a plus de carnets de passeports disponibles à la délivrance. Voilà une des conséquences d’avoir des rejetons de Bozizé qui sont loin d’être des lumières, à toutes les strates de l’appareil d’Etat. On les trouve à la présidence de la République, à la gendarmerie, à la garde présidentielle, à l’aéroport Bangui-Mpoko, au ministère de la défense, à la police politique de la tristement célèbre section de recherche et investigation, bref quasiment partout. Ils spolient et rackettent les paisibles citoyens en s’emparant de force de leurs biens et commettant souvent beaucoup d’exactions.

Bozizé et sa famille se préparent à prendre d’assaut la prochaine assemblée nationale. Qu’on en juge ! Il est lui-même candidat à l’élection législative dans le quatrième arrondissement de la capitale tout en briguant sa propre succession à la présidentielle. Son épouse Monique qui avait déjà usurpé au second tour le siège de Bimbo 2 aux législatives, est à nouveau candidate dans la même circonscription. Il en engagé sa maîtresse Renée Madeleine Bafatoro qu’il a arrachée à un jeune compatriote, pour le siège de Carnot 1. Son fils Jean Francis qui est ministre délégué à la présidence chargé de la défense, est positionné à la circonscription de  Sido qui a été omise dans le décret annulé par le Conseil d’Etat. Socrate qu’il a imposé à la tête du service des passeports biométriques à Gambo dans le Mbomou. Sa sœur cadette Joséphine Kéléfio qui est déjà députée sortante de Bossangoa 2 est de nouveau dans les starting-blocks. A supposer que tout ce monde soit élu, la coloration familiale de la future assemblée ne fera plus doute. Pourra-t-on encore dès lors parler d’assemblée « nationale » ? Où va-t-on ainsi ? Le parti KNK qu’il a créé ex nihilo pour l’aider à aller aux élections n’en est pas un. Personne dans ses sphères de sa direction n’a été élu par la base lors du prétendu congrès constitutif de Mbaiki, ce qui explique le sympathique désordre et l’anarchie qui y règnent.  

Face à un tel décor, le peu d’engouement des Centrafricains pour se faire recenser sur les listes électorales est très préoccupant mais peut néanmoins s’expliquer par le fait que beaucoup pensent que les élections en Afrique ne servent à rien car on connaît d’avance les vainqueurs et les vaincus. Les récents exemples gabonais et togolais des présidentielles sont encore présents à l’esprit pour les conforter dans leur position. D’aucuns se demandent à quoi bon voter lorsque la propagande des bien-pensants  et du pouvoir en place ainsi ceux que les françafricains qui soutiennent Bozizé et qui proclament que c’est lui qui sera le vainqueur des prochaines élections, qu’on le veuille ou non. Les élections en Centrafrique ne semblent pas intéresser grand monde au niveau sous-régional et africain. L’occident, en particulier la France, est davantage soucieux de ce qui va se passer après le référendum d’autodétermination du Sud Soudan et ses éventuelles conséquences dans les pays voisins ainsi que du déroulement des présidentielles de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et au Niger.  

On pourrait pourtant leur opposer qu’en 1993, les Centrafricains ont fait mentir ces certitudes en faisant mordre la poussière au président sortant le général André Kolingba. Si les gens ne croient plus aux urnes comme meilleure solution car pacifique, pour obtenir l’alternance politique au pouvoir, il est à désespérer de la démocratie en Afrique. C’est en revanche la meilleure façon de sacraliser les rébellions comme Bozizé y a recouru. Il a ainsi réussi à  bluffer tout le monde et à s’emparer des commandes à Bangui, ce qui lui a permis d’étancher sa vieille soif du pouvoir et de s’enrichir scandaleusement par sa mainmise et son total contrôle sur la juteuse filière du diamant et de l’uranium par le tristement célèbre Ndoutingaï interposé.  

Actuellement, la RCA est un pays fantôme qui n’allait déjà pas bien et que Bozizé est venu mettre encore plus bas que terre. Si à Dieu ne plaise et par impossible il venait à s’autoproclamer vainqueur des futures élections, si elles ont lieu un jour, commencerait une descente définitive aux enfers des Centrafricains.   

 

 

 

Manifestation contre la coupure de l’électricité dans le 8e arrondissement de Bangui

Radio Ndéké Luka Vendredi, 22 Octobre 2010 15:21

4 personnes ont été arrêtées le 21 octobre 2010 lors d’une manifestation contre les coupures répétées d’électricité dans le 8e arrondissement de Bangui.

Le transformateur  secteur est tombé en panne depuis presque trois semaines. Ce qui plonge une partie du 8ème arrdt dans l’obscurité. Les jeunes dudit arrondissement ont manifesté leur colère en dégonflant les pneus d’un des véhicules des agents de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) en service sur le site et en barricadant la route qui mène à l’aéroport Bangui M’Poko.

Selon eux, le transformateur n’est pas en panne mais ceci avait été déplacé pour être installé par l’ENERCA sur un autre site.

Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour disperser les manifestants et récupérer le véhicule et ramener le calme.

D’après l’un des manifestants interrogé par Radio Ndeke Luka, la population du 8e arrondissement de Bangui est déçue de ce manque de lumière.

La population du 8e demande le limogeage du directeur général de l’ENERCA.

Mais au cours d’une réunion convoquée en marge des manifestations à l’intention des Maires et Chefs de Groupes des 4ème, 5ème et 8ème arrondissements de Bangui, le Directeur Général de l’ENERCA, Samuel Tozouï, a fait savoir que des dispositions sont prises pour l’achat d’un nouveau transformateur.

Il a par ailleurs affirmé que c’est cette même population qui est à l’origine de cette panne à cause de l’utilisation frauduleuse du courant électrique de l’ENERCA. Et si cet acte continue, poursuit-il, le secteur sera toujours privé de l’électricité.

A l’issue de cette rencontre, des stratégies ont été mises en place en vue de lutter contre ces fraudes qui occasionnent souvent ce genre de panne.

Le transformateur en panne est d’une puissance de 630 KWA. Il pourra supporter les charges et pallier les éventuelles ruptures d’électricité dont souffre la population du 8ème arrondissement. Le coût d’achat est de 15 millions de francs CFA.

 

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