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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:21

 

 

 

Bourgi

 

PARIS 28.11.2012 13h18 (Sipa) -- Le barreau de Paris a suspendu pour deux ans, dont six mois ferme, l'avocat Robert Bourgi qui, en septembre 2011 avait déclaré à plusieurs médias avoir joué un rôle d'intermédiaire dans le financement occulte du clan Chirac par des chefs d'Etat africains, indique le site Lextimes.fr reprenant l'édition en ligne du bulletin du barreau de Paris.

Dans un entretien au Journal du dimanche le 11 septembre 2011, puis sur BFM-TV, M. Bourgi avait affirmé avoir participé à des remises de fonds occultes à MM. Chirac et Villepin, provenant de chefs d'Etat africains. Par la suite, dans différents médias, il avait estimé à 20 millions de dollars le montant des sommes versées entre 1995 et 2005 précisant avoir seulement accompagné les porteurs de valises.

Affirmant ne disposer d'aucune preuve de ses affirmations, M. Bourgi, inscrit au barreau de Paris depuis 1993, avait expliqué à la presse vouloir soulager sa conscience.

La formation disciplinaire a "considéré que ces faits constituaient des manquements aux principes essentiels", notamment "d'honneur, d'indépendance, de prudence, ainsi qu'aux dispositions régissant les conflits d'intérêts et le secret professionnel". Il lui est également interdit de se présenter à toute élection professionnelle pendant 10 ans, précise l'édition le bulletin du barreau dans son numéro du 27 septembre qui donne des extraits de la décision anonymisée.

Après les propos de M. Bourgi, les instances ordinales avaient ouvert une enquête déontologique sur "la réalité des missions" que l'avocat déclarait avoir accomplies, rappelant que les "principes qui gouvernent la profession d'avocat ne permettent en aucun cas de procéder aux actions telles que relatées dans la presse". De son côté, le parquet de Paris avait diligenté une enquête préliminaire en septembre 2011 avant de la classer sans suite un mois plus tard, aucun élément ne pouvant accréditer les allégations de M. Bourgi.

M. Bourgi peut faire appel de cette décision devant la cour d'appel de Paris. Comme le Conseil de l'ordre des avocats de Paris.

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