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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 23:37

 

 

 

 

Monique et François

 

 

Bozizé et Monique en pleine prière 

 

 

Le 13 aout 1960, la République Centrafricaine accédait à « l’indépendance » octroyée par le colonisateur français, comme toutes autres colonies  de l’AEF et l’AOF en ce temps là. Depuis cinquante et un ans (2011), bon an ou mal an, tout le peuple centrafricain dans  sa diversité (toute classe sociale confondue), célébrait cette date anniversaire  d’ « INDEPENDANCE » nominale.

Alors que ce peuple  vit aujourd’hui dans l’insécurité permanente, affronte une famine quasi généralisée sur son territoire, tire le diable par la queue pour avoir un repas par jour, que toutes les infrastructures sanitaires, routières et publiques sont inexistantes ou dans un état de délabrement inqualifiable, et ce, dans l’indifférence coupable du es gouvernements de Bozizé, ce dernier se paie le luxe de venir fêter le 13 aout en France avec les deniers des pauvres centrafricains.

C’est une première que le chef d’un Etat dit « souverain » pousse le ridicule pour venir fêter l’anniversaire de « l’indépendance » se son pays hors du territoire national de celui-ci et qui plus est, dans le pays colonisateur. Par cet acte, ce président se ridiculise, ridiculise les autres pays africains et surtout  le peuple centrafricain dans son ensemble, à moins de comprendre que Paris est un « chef-lieu » d’une préfecture centrafricaine au même titre que BANGASSOU, BIRAO, NDELE, KAGA-BANDORO etc. Le territoire Centrafricain serait-il trop petit pour que Bozize  puisse s’expatrier en France pour s’exhiber ?

Aujourd’hui sous le régime Bozizé, la République Centrafricaine est non seulement « par terre », mais elle s’enfonce irrémédiablement sous terre, résultats d’une politique de destructions systématiques de tous les acquis historiques de ce pays. Les frasques démesurées, éhontées  et irresponsables  du Général Président dénotent de son mépris envers le peuple centrafricain, et de son addiction pour les honneurs, réceptions, les fêtes et voyages.

Il y a lieu de dénoncer cette dérive dépensière de Bozize et sa clique  (voyage à Paris, hôtel Ibis, Hilton, frais de mission, banquet organisé avec l’argent du peuple centrafricain). C’est de la pure folie…. ! En attendant l’arrivée à Paris de Bozizé en personne prévue pour le dimanche 12 août, la délégation des dignitaires de son régime qui le précède (Jean Willybiro Sako, Antoine Gambi, Emmanuel Bongopassi, nouvel ambassadeur à Paris, Sylvie Mazoungou, Lévy Yakité, pour ne citer que ceux-là, est déjà arrivée à Paris le samedi et a pris ses quartiers généraux à l’hôtel Ibis de Roissy face au Hilton où doit descendre Bozizé.

Bozizé prétend qu’il ne vient pas à Paris pour le KNK ni pour les autorités françaises mais pour rencontrer des hommes d’affaires. Quels hommes va-t-il pouvoir rencontrer en plein mois d’août à Paris ? Cette finalité, à imaginer que cela soit vrai, mérite-t-il qu’il abandonne le territoire national pour venir à Paris ? Il y a lieu de s’interroger sur l’équilibre mental et ses facultés à diriger un pays avec autant de problèmes et difficultés que la République centrafricaine que sa mauvaise gouvernance a plongée dans l’abîme depuis bientôt dix ans.

Venir à Paris pour un président de la République sous le prétexte d’offrir un banquet à la diaspora des Centrafricains est une initiative complètement saugrenue. Que cherche vraiment Bozizé ? Contrairement aux populations centrafricaines vivant au pays qui n’a rien à manger, cette diaspora dont le poids démographique est totalement insignifiant par rapport à la population de la République centrafricaine, ne meurt pas de faim. Ce qu’elle exige, à savoir la délivrance des passeports biométriques par l’ambassade de RCA à Paris, ne nécessite pas la venue de Bozizé à Paris.

Selon certaines rumeurs, Bozizé aurait décidé de monter à Paris parce que son épouse Monique s'y trouve depuis trois mois sans qu'il sache ce qu'elle y fait exactement. Cela semble une raison plus logique qui pourrait expliquer cette aventure bozizéenne en plein mois d'août à Paris, à une période où la France officielle est en veilleuse. 

La Rédaction

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