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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:32

 

 

lacs-tchad


PARIS AFP / 18 janvier 2012 17h38 - Un projet international de remise en eau du Lac Tchad, dont la superficie a été divisée par dix depuis les années 1960, menacerait les nouvelles cultures développées par les populations locales, ont prévenu des universitaires nigériens et français.

Comparable à une mer intérieure il y a 50 ans, le Lac Tchad, passé de 20.000 km2 à environ 2.000, constitue encore une ressource vitale pour les quatre pays riverains: Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun.

Le rétrécissement dramatique du lac, que les chefs d'Etat locaux voudraient voir classer au patrimoine de l'Humanité, serait dû non seulement aux sécheresses répétées des années 1970 et 1980 mais aussi, selon certains experts, à la surexploitation de ses eaux pour l'irrigation et l'alimentation des villes.

Une étude menée par des experts des universités de Niamey, Maradi et Tahoua au Niger, du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) en France, publiée mercredi, montre que les populations locales se sont largement adaptées à la pluviométrie insuffisante pour leurs exploitations traditionnelles.

Le retrait des eaux ayant laissé la place à des zones de polders aux sols fertiles et humides, les agriculteurs ont commencé à cultiver le maïs, le riz, le sorgho et le niébé (sorte de haricot) qui poussent sans irrigation ni fertilisants et ont abandonné peu à peu la culture du mil, selon l'étude.

De plus, sur incitation des pouvoirs publics et d'ONG, les agriculteurs se sont lancés dans la culture intensive de poivrons, lucrative à l'export vers le Nigeria surtout.

L'inquiétude pour l'avenir de cette nouvelle agriculture prospère réside dans le projet de transfert des eaux de l'Oubangui (principal affluent du fleuve Congo) au Chari qui alimente la cuvette sud du lac, notent les universitaires.

Le projet international en discussion depuis plusieurs années permettrait de remonter le niveau d'eau du lac en l'alimentant par un canal à partir notamment du fleuve Oubangui qui prend sa source en République démocratique du Congo.

L'apport constant (en eau) envisagé (...) remettrait à nouveau profondément en question les systèmes de production et les modes de vie actuels des habitants, conclut l'étude.


(©)

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