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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 00:38

 

 

 

 

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Le dossier de la soustraction par l’ex-ministre Simplice Zingas d’une somme de 20 millions de F CFA sur un total de 100 millions de F CFA devant revenir à Cyriaque Dussey de REGICA a été dernièrement étalé dans la presse nationale. Il donne quelques précieuses indications sur la façon de procéder de cette bande de rapaces dénommée le « groupe du Darfour », selon la description qu’un habitué du régime nous a dressée. Ces membres ne sont autres que Simplice Zingas, Désiré Kolingba, Abdallah Kadre, Ngombé-Ketté, Thierry Maléyombo,  Anicet Parfait Mbay et Fidèle Ngouandjika. Ces derniers temps, il ne se passe pas de jour où la presse ne révèle des affaires de détournement selon la technique bien connue de surfacturation impliquant notamment de gros bonnets du régime. Ce n’est pas par hasard si l’ancien ministre des Télécommunications Thierry Maléyombo est régulièrement convoqué pour être auditionné à la Section de Recherche et Investigation (SRI) de la gendarmerie.   

Leur technique de prédilection consiste en effet à gonfler artificiellement le devis de prestation que doit payer le Trésor donc l’Etat du montant que les protagonistes de l’affaire comptent se partager.   C’est sans doute ainsi que Désiré Kolingba a dû écrire à Abdallah Kadre une lettre dont les journaux ont publié copie, pour prier son collègue des finances et du budget de faire décaisser le règlement de la facture de REGICA. Abdallah Kadre, au lieu de faire effectuer un virement bancaire au profit de REGICA a fait payer en espèces 100 millions à Zingas, au lieu de Cyriaque Dussey. Pourquoi ? Parce que, ce sont les membres du groupe du Darfour comme l'ancien maire Daniel Nzéwé qui est un jeune membre de la jeunesse du PNCN que Cyriaque Gonda avait fait naguère travailler chez l’opérateur de téléphonie Moov.

 Cet opérateur de téléphonie avait déposé une plainte contre Daniel Nzéwé pour un détournement d'une valeur de 20 millions. Depuis trois ans, le dossier a été bloqué par l'ancien procureur devenu ministre de la justice et de la moralisation, sans doute pour faire plaisir à Cyriaque Gonda. Or curieusement, ce même Daniel Nzéwé sera recruté par Thierry Maléyombo d'abord comme directeur commercial puis président du comité de gestion de la SOCATEL sur instruction de Cyriaque Gonda. Quatre mois après, Daniel Nzéwé se retrouve arrêté et mis en geôle à la SRI pendant trois mois, accusé encore de détournement par ce même Thierry Maléyombo. Pourquoi Daniel Nzéwé a bénéficié ensuite d’une liberté provisoire ? Parce qu'il a simplement menacé de faire de se mettre à table et de parler. « On m'a fait venir à la SOCATEL pour couvrir les détournements opérés par Thierry Maléyombo et sa clique » a-t-il menacé.

Le système est d’une simplicité biblique. Thierry Maléyombo et Abdallah Kadre siégeaient dans un comité prétendument de gestion et de redressement de la SOCATEL avec Bozizé comme président, et ce comité décide d'octroyer 150 millions de F CFA de subventions à la SOCATEL. Ensuite Abdallah Kadre, grand argentier de son Etat, entre en ligne et fait virer 200 millions de F CFA sur un compte de la SOCATEL. Le travail de Daniel Nzéwé consistait à faire sortir 50 millions de F CFA en espèces pour les remettre à Thierry Maléyombo. Nzéwé l'a fait une fois mais la seconde fois, il a exigé une décharge de Maléyombo, ce que ce dernier refuse de faire. C'est ainsi qu'Abdallah Kadre entre en jeu et appellle Nzéwé dans son bureau pour le persuader, et l'encourager à réaliser l'opération, sauf que cette fois-ci, Nzéwé empoche pour lui-même la totalité de la somme, faute de décharge de Thierry Maléyombo. Celui-ci furieux, fait arrêter Nzéwé à la SRI pendant trois à quatre mois, et Firmin Feindiro qui est un maillon important de ce système, est contraint de le remettre en liberté conditionnelle. De vrais gangsters en groupe et agissant comme une véritable mafia.

Quant à Anicet Parfait Mbay, l'autre membre de cette clique, un dossier très compromettant sur lui se trouve en justice depuis belle lurette et pourrait refaire surface ces jours-ci.  Il a flairé qu'il pouvait s'en mettre plein les poches avec le BARC, une société sous la tutelle de son ministère. Sa cupidité l'a donc  conduit à démettre le DG du BARC, à dissoudre le conseil d'administration, et à faire mettre aussi sur pied comme Maléyombo à SOCATEL, un comité provisoire de gestion d'une durée de six mois. Quatre mois plus tard, ce comité dit provisoire est toujours en place, gère la société malgré plusieurs arrêts du Conseil d'Etat. Qu'y a-t-il de surprenant que son nom soit aussi cité comme étant un des receleurs des panneaux solaires volés à la SOCATEL par le directeur commercial de cette société actuellement arrêté et en détention à la SRI.

Pour bien manger, le président du fameux comité de gestion, c’est à dire le ministre d'Etat lui-même, crée de toutes pièces un marché de 850 millions de F CFA pour la réfection du bâtiment du BARC. En réalité, il a juste fait faire la peinture, changer les carreaux, les sanitaires, et d'autres bricoles de ce genre dont le coût réel ne dépasse pas 200 millions de F CFA. Ce dossier est toujours pendant au niveau de la justice et Bozizé en est pourtant bien informé mais joue les ignorants car lui et Mbay se tiennent par la barbichette.  C'est le système que Thierry Maléyombo a utilisé à la SOCATEL ainsi que l'artiste Fidèle Ngouandjika  avec l'huilerie de Bossongo. Partout où la bande du groupe du Darfour passe, plus rien ne pousse. Telle est un peu leur devise.

Visiblement, la récréation continue, n’en déplaise à Bozizé !

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique