Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 01:41

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

Incapable de trouver les solutions appropriées pour éradiquer l’insupportable insécurité endémique que sèment les bandits et autres mouvements de rébellion criminelle étrangers qui détruisent le pays et prennent les Centrafricains de l’arrière-pays en otage, tout ce que sait faire le régime de Bozizé est de développer une paranoïa digne d’un pouvoir en fin de règne. Il ne se passe pas une semaine sans que les forces prétendument de défense et de sécurité et la police politique du régime ne procèdent à des arrestations, détentions arbitraires de citoyens ou expulsions d’étrangers pourtant régulièrement entrés dans le pays, comme le cas de l’expert belge de l’environnement qui devait faire des enquêtes sur le site d’uranium de Bakouma.

Dans le dispositif bozizéen où cette paranoïa s’exprime, il y a la fameuse section de recherche et d’investigation (SRI) où trône un autre des rejetons de Bozizé dénommé Aimé Vincent Bozizé alias « Papi » secondé par un gendarme, le tristement célèbre lieutenant Kossi dont le patronyme pourrait prêter à confusion car pouvant laisser croire qu’il serait d’ethnie Banda alors que c’est un gbaya boy pur jus.

Dans leur conception de se servir de la RCA comme d’un butin de guerre, cette SRI sert essentiellement à rançonner les gens et est une véritable source d’enrichissement qui ne dit pas son nom pour ceux qui la dirigent. Avant de quitter la tête du parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour la chancellerie, Firmin Feindiro en a bien tiré profit. Pour un oui ou non, on peut être accusé « d’atteinte à la sûreté de l’Etat » quand bien il n’existerait aucune preuve à l’appui de cette grave accusation. C’est ce qui vient d’arriver à un jeune compatriote, Le Centrafricain MACKPAYEN qui croupit depuis le 27 septembre dernier date de son interpellation à l’Hôtel du Centre, dans les geôles de cette sordide SRI.

Membre de la diaspora résidant à Reims en France, ce compatriote qui a racheté la licence du bureau d’achat ORDICA qui avait entre-temps repris ses activités après une longue période de fermeture, s’est rendu à Bangui avec un partenaire intéressé par cette affaire, un  citoyen français pour les formalités d’usage. Mais peu après le retour en France de ce partenaire, la police politique du régime de Bangui a tout simplement mis la main sur MACKPAYEN soupçonné « d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Interrogé à la SRI, on cherche entre autre à connaître la provenance de ces moyens financiers et  les raisons de ces multiples voyages entre Paris et Bangui.  

 Selon des informations recueillies auprès de sa famille, des fiches mensongères et malveillantes de renseignement seraient à l’origine des ennuis de MACKPAYEN. Elles auraient été conçues par certaines personnes qui l’ont dans leur collimateur dans le seul but de lui nuire, saboter ses affaires et lui extorquer aussi de l’argent. Jusqu’à quand les Centrafricains doivent-ils faire ainsi les frais d’un régime aussi corrompu et au bout du rouleau ?

Rédaction C.A.P

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique