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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 03:27

 

 

 

 

Bozouissé

 

 

Il y a trois jours, les députés du Gabon ont ouvertement interpellé le ministre de la défense de ce pays sur le sens de la présence encore en République centrafricaine des soldats du contingent gabonais de la FOMAC qui se trouvent dans ce pays depuis déjà plus de dix ans. Sans toutefois avancer de date, le ministre gabonais de la défense a été obligé de prendre l’engagement sur le principe du retour au bercail dans quelques mois de ces soldats.

Outre le Gabon qui a envoyé des soldats en RCA, presque tous les autres pays de l’Afrique centrale ont fait de même dans le cadre des opérations de maintien de la paix dans ce pays depuis l’époque du défunt président Patassé jusqu’à présent suite à différents accords et conventions sur la sécurité en Afrique centrale.

De tous les pays de cette Afrique centrale, la RCA est à n’en point douter, le maillon le plus faible de la chaîne dont la stabilité dépend depuis plus de dix ans de  la présence de plusieurs contingents de certains de ses voisins. Cette situation est essentiellement due à la faiblesse structurelle de son armée qui pour de nombreuses raisons, n’est pas en mesure d’assurer la défense de l’intégrité du vaste territoire national ni de garantir la sécurité des citoyens de ce pays.

Une autre preuve du manque de souveraineté de la République centrafricaine est la question de la protection de son actuel président de la République. Elle est assurée 24h/24 et 7j/7 par des soldats mis à sa disposition par le président de la République voisine du Tchad car Bozizé ne fait nullement confiance aux soldats centrafricains pour sa sécurité. Cela pose beaucoup de problèmes dont principalement celui de la souveraineté du pays.

Toujours à propos de cette souveraineté de la RCA, on est encore plus fondé à s’interroger dessus lorsqu’on apprend de source sûre que dernièrement à Addis-Abeba quand il fut question de procéder au vote pour soit reconduire le gabonais Jean Ping au poste de Président de la Commission de l’Union Africaine, soit élire la ministre sud-africaine des affaires étrangères, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, c’est le Gabon qui a dû apurer les arriérés de cotisations de la RCA afin que celle-ci puisse voter pour Jean Ping, le candidat du Gabon.  

Dès lors, peut-on encore parler de souveraineté d’un pays ? A l’UA, souvent, c’était feu le colonel libyen qui prenait sur lui d’éponger les impayés de la RCA. Sa brutale disparition laisse vraiment Bozizé et son pays orphelins.

De même actuellement, d’après une source proche de l’UNESCO ayant requis l’anonymat, la RCA doit la bagatelle de 380 000 euros, presque 300 millions de F CFA, au titre des arriérés de cotisations dues à cette institution. Cette situation prive évidemment les diplomates centrafricains qui sont accrédités auprès de l’UNESCO d’un certain nombre de droits, privilèges et autres immunités diplomatiques. L’état de faillite du régime de Bangui est tel que trouver cette somme pour se mettre en règle vis-à-vis de l’UNESCO relève de l’impossible.  

On peut ainsi égrener pratiquement sans se lasser, les nombreux cas de perte de souveraineté de la République centrafricaine sur lesquels il y aurait tant à dire. Il faut croire que les autorités actuelles du pays ne doivent pas en avoir vraiment conscience ou bien font elles exprès d’ignorer ces fâcheuses situations humiliantes pour le pays et les Centrafricains.

Rédaction C.A.P  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique