Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:33

 

 

 

carte RCA zone en crise

 

 

L’achèvement de l’année 2012 a projeté est-ce par hasard, la République centrafricaine au-devant de l’actualité mondiale. Pour reprendre un néologisme, le pays de Boganda a fait et continue de faire le « buzz ». Sur presque toutes les chaînes de télévision, la une des grands journaux dans le monde, Bozizé disputait l’actu avec Bashar el Assad de Syrie. Même le dernier jour de 2012, François Hollande, le président de la République française qui a pourtant beaucoup de chats à fouetter, a dû trouver un petit moment pour passer un coup de fil au dictateur sanguinaire afin de rappeler ses obligations à un ersatz de président de la d’une république bananière qu’il a vertement rabroué quelques jours plus tôt lorsque celui-ci avait osé solliciter l’aide de la France pour sauver son pouvoir qu’une rébellion armée menace de renverser.

 

Alors que les autorités de Paris étaient fières d’annoncer le total retrait d’Afghanistan des troupes combattantes françaises conformément à la promesse électorale de François Hollande, elles ont dû à leur corps défendant, ordonner en catastrophe le renforcement du nombre de soldats et du dispositif logistique pouvant permettre une éventuelle évacuation et en vue de la protection de leurs ressortissants et des étrangers de RCA. C’est ainsi que l’opinion internationale découvre avec effarement qu’il existe une nullité à la tête de la République centrafricaine.

 

Ce faisant, les nouveaux responsables français étaient confrontés et à devoir gérer la première grave crise qui éclate dans une de leurs anciennes colonies d’Afrique au sud du Sahara, le Centrafrique, alors que le Mali semblait pourtant être le premier théâtre à constituer le baptême de feu d’un engagement des troupes françaises que François Hollande aurait eu à décider. Il faut dire en qu’en choisissant de faire caillasser l’immeuble abritant la chancellerie de la France à Bangui par ses partisans passablement excités la veille par son discours de haine et xénophobe, Bozizé ne pouvait que contraindre les autorités françaises à s’occuper malgré elles du cas du psychopathe qu’il est devenu.

 

Il ne pouvait en être autrement car l’opinion internationale a encore vivaces dans l’esprit, les images traumatisantes de l’attaque terroriste du consulat des USA de Benghazi où a trouvé la mort l’ambassadeur de ce pays en Libye. Cette triste tragédie a coûté à Mme Susan Rice la succession de Mme Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat, les républicains n’ayant pas pardonné à Mme Rice les premières explications qu’elle avait avancées sur cet événement.

 

Aujourd’hui, malgré elle, la France est obligée de déployer hors de son territoire alors que la tendance est plutôt au rappel en métropole des troupes qui sont à l’extérieur, 600 soldats à cause de l’évolution imprévisible de la situation politico-militaire en République centrafricaine où un chef d’état, roublard, impopulaire et incompétent, comme l’a qualifié Mme Elisabeth Guigou,  sollicite l’aide de la France tout en faisant déchirer son drapeau et briser les vitres de son ambassade.

 

Malgré eux aussi, les contingents de La Micopax dont certains pays d’Afrique centrale avaient déjà annoncé le retrait de la RCA pour 2013 et d’autres même repartis au bercail, se voient encore dans l’obligation de revenir sur le sol centrafricain à cause de la brusque montée de la fièvre à Bangui et Damara. C’est cela aussi le côté « pays à part » de la République centrafricaine. Maintenant, les nouveaux dirigeants français doivent à leur corps défendant de gérer les néfastes conséquences des choix françafricains opérés par les anciens dirigeants de la France d’alors avec leurs obligés sous-régionaux de naguère qui ont cru devoir porter à la tête de la RCA un médiocre individu comme François Bozizé.

 

La rédaction  

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Editorial