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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:11

 

 

 

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L’encre continuera de couler à propos des dialogues en Centrafrique, Kodrô tî ê kwë!  Et sans un autre espace d’expression politique et citoyenne, le Net et les journaux privés resteront les lieux accessibles au grand dam du citoyen et paysan centrafricain lambda que nous ne savons atteindre par l’écriture.

Pour rappel, une importante rencontre regroupant tous les partis politiques et toutes les coalitions de l’Opposition Démocratique a eu lieu le 12 Novembre 2012 à Bangui pour exiger la tenue d’un dialogue.


Cette démarche s’inscrit dans une logique patriote qui a sa source dans l’histoire de l’exercice des pouvoirs dans l’humanité.

Prenons d’abord le livre Stèles  du journaliste chinois Yang Jisheng

( voir  http://www.centrafrique-presse.info/site/info-annonce_et_divers-1887.html  )  Stèles : la grande famine en Chine, 1958-1961 »,  documente la plus grande catastrophe politique et humanitaire du XXe siècle, les 36 millions de morts de la famine due au Grand Bond en avant, un plan de développement  économique.  La famine menace la RCA (comme l’avait prévu Grand K, paix à son âme) au regard de  la situation sociopolitique et économique; un pays  sans électricité, sans Eau potable, sans ponts, sans routes, sans écoles, sans hôpitaux,  etc. Nous savons tous qu'il est difficile de manger trois fois par jour alors qu'on a pas besoin d'irrigation pour planter le manioc et que la RCA n’a pas besoin de technologie particulière pour traiter la farine de manioc ou de maïs en quantité suffisante.

De la là se pose la question légitime sur les ambitions politiques en République Centrafricaine !  Cette question de manque d’ambition et d’amour de la part des qui justifie la lecture du livre de Yang Jisheng ?

Pour ceux qui s’intéressent vraiment aux erreurs politiques de l’histoire, il faut  penser à un autre livre "Le Dialogue aux enfers entre Machiavel & Montesquieu", un pamphlet de Maurice Joly (1829-1878) paru en 1864 à Bruxelles chez A. Mertens et fils, un classique philosophiques sur les erreurs politique, livre toujours d'actualité.

Ainsi, selon

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu,

Machiavel et Montesquieu échangent quelques propos sur la politique moderne, et la façon la plus  efficace pour quelques hommes politiques - toute considération de morale mise à part - d’acquérir et de conserver indéfiniment le pouvoir, mettant des hommes de paille aux places clé de la société. Dans ce dialogue aux enfers, Montesquieu, conformément à son rôle historique, met l’accent sur la séparation des pouvoirs, l'État de droit, la souveraineté de la nation, mais Machiavel retourne à chaque fois ses arguments pour montrer comment ces notions nobles peuvent être détournées au service d'un homme, ici Napoléon III qui n'est jamais cité, manipulant toutes les composantes de la société. 

Avec ces deux lectures, on est tenté de poser la questions aux Centrafricains :  Que faisons-nous de ces leçons du passé? Qu'en est-il des expériences des autres WADE, MOUBARAK, BEN ALI, CEAUCESCU, MOBUTOU, BOKASSA.  On me dira que ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui sont plus chanceux que ceux que je viens de citer. Ils sont tellement croyants du slogan « Ad vitam æternam » ( cette expression latine qui signifie : « jusqu'à la fin des jours », « à jamais », « pour la vie éternelle », « pour l'éternité ») qu’ils pensent que cela n’arrive qu’aux autres.

Beaucoup de compatriotes pensent à juste titre que le dialogue n’est plus possible avec le général Bozizé et son régime au vu des expériences de dialogues dans le passé. Néanmoins, nous de l’opposition radicale croyons que le dialogue politique doit faire référence. Un dialogue  politique avec l’opposition est la seule voix pour  sortir de l’impasse politique en République Centrafricaine.

Il se trouve que ce sont les protecteurs de Bozizé qui lui ont conseillé le dialogue auquel il se refuse. L’histoire politique de l’humanité est pleine de leçon d’échecs politique par absence d’esprit du dialogue. Naturellement, dans un tel dialogue politique, il chacun arrivera avec sa vision  et ses propositions de  solutions.  

C'est sûrement la peur du lendemain politique qui anime l’instinct de rejet de tout dialogue. Or quand  on gère le présent dans la justice, la transparence économique et politique, il n'y a aucune raison d'avoir peur du futur. Et la croyance au principe «  Ad vitam æternam «  est une grosse erreur politique.

En France, une réflexion est cours pour amplifier l’action de toutes les coalitions de l’Opposition Démocratique du 12 Novembre 2012 et rendre visible et audible l’exigence la tenu d’un dialogue politique en Centrafrique.  Ce travail d’amplification passera forcément par une action des sympathisants et membres des partis - Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) ;- Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) ; Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) ;- LÖNDÖ ; - Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) , - Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) - Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) - Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), - Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP)

Paris le 28 Novembre 2012

Jean-Pierre MARA

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