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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 01:19

 

 

 

Martin-Ziguele.JPG

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Mai 2012 13:40

L’accession à la magistrature suprême de François Hollande ce 6 mai 2012, n’a pas laissé  indifférent la classe politique centrafricaine ainsi que sa Société civile. Des réactions ne se sont pas fait attendre. Pour preuve, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricaine (MLPC), interrogé ce 7 mai a déclaré que son parti en tant  que membre  de l’International socialiste salue à juste titre l’élection de François Hollande.

Martin Ziguélé, Président du MLPC a reconnu « avoir soutenu le Parti Socialiste Français dans le cadre de l’Unité Socialiste Mondiale dont son entité en fait partie depuis 2008 ».

Il a  indiqué que « François Hollande est élu par les Français d’abord pour défendre les intérêts de la France. Le MLPC ne peut rien attendre du nouveau président Français, en ce qui concerne la démocratisation de la RCA. Car, l’avenir de la RCA dépend uniquement de ses fils.  Nous ne pouvons pas être dans un train dont nous serions des wagons. Nous devons être acteurs de notre propre histoire. On ne peut pas construire la démocratie dans notre pays par substitution ou par proclamation ».

Toutefois a-t-il affirmé, « je suis au courant de tous les commentaires qui alimentent la vie politique centrafricaine au sujet de ma présence en France lors de cette présidentielle ».

Pour Fulgence Zéneth, Coordonnateur de l’Observatoire National des Elections (ONE), « la présidentielle dans son ensemble mérite d’être saluée. La leçon qu’il faut en tirer, c’est que  bien que le président sortant Nicolas Sarkozy ait organisé ce scrutin, mais ne l’a pas forcement remporté. De tel exemple est rare en Afrique ».

Il s’agit d’un exemple « à copier pour l’enracinement de la démocratie en Afrique et singulièrement en Centrafrique. Le fait que le perdant ait aussitôt appelé son challenger pour le féliciter est une leçon de démocratie pour la classe politique centrafricaine ».

Du côté du gouvernement, des réflexions sont en cours pour sortir un communiqué officiel.

François Hollande a obtenu 51,67 % des voix contre 48,33 face au Président sortant Nicolas Sarkozy.

 

Victoire de François Hollande : vers la fin de la Françafrique ?

Par Ursula Soares RFI lundi 07 mai 2012

François Hollande, élu président de la République française, cela changera-t-il quelque chose pour l’Afrique ? Après les promesses de Nicolas Sarkozy en 2007, peut-on croire à la fin de la « Françafrique » annoncée par François Hollande ? Le tout nouveau président socialiste a promis, durant sa campagne, d’engager « une rupture » avec « les vielles pratiques de la Françafrique » suscitant ainsi l’espoir dans le continent.

En finir avec la « Françafrique », c’est mettre fin au système de réseaux d’influences et d’accords secrets ayant longtemps caractérisé les relations entre Paris et ses ex-colonies. Le principe de la Françafrique était simple. Par un soutien politique et militaire, Paris accordait une assurance vie aux régimes africains. En échange, ces derniers signaient des accords préférentiels avec la France concernant leurs richesses minières (pétrole, uranium, etc). Certains Etats offraient même des « mallettes » pleines de fonds occultes pour financer notamment des campagnes électorales en France.

Une politique africaine en trois phases

François Hollande a défini sa politique africaine en trois phases. Pendant la campagne électorale, il a d’abord tenu à souligner qu’il « ne tiendrait pas de discours comme celui, profondément blessant, sur l’homme africain, qu’a tenus Nicolas Sarkoky ». Une référence au discours de Dakar, en juillet 2007, lors duquel le président sortant, battu dimanche, avait prétendu que « l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire ». Une déclaration qui avait immédiatement provoqué une levée de boucliers sur tout le continent africain.
 
Le vainqueur de la présidentielle française, tout juste élu, s’est dit également prêt à « terminer avec les rapports de domination, d’influence et d’affairisme », une référence aux fameux réseaux de politiciens et d’hommes d’affaires à travers lesquels la France maintenait son influence en Afrique depuis les années De Gaulle (1958-1969).  François Hollande veut être un « président normal » (c’est sa phrase fétiche) qui compte déléguer les tâches régaliennes à ses ministres. Cependant, une question clé demeure : va-t-il supprimer la cellule africaine de l’Elysée ? S’il le faisait, ce serait une vraie rupture avec les partis de droite mais aussi avec son maître à penser, François Mitterrand.

Enfin, il compte aussi défendre l’idée que « la démocratie vaut partout dans le monde, et notamment en Afrique ». Nicolas Sarkozy avait déjà haussé le ton contre certains présidents qui voulaient s’accrocher au pouvoir. Ainsi, Laurent Gbagbo l’année dernière ou encore Abdoulaye Wade cette année. Mais beaucoup de démocrates africains lui ont reproché d’avoir mené une politique à géométrie variable : vigilance pour l’Afrique de l’Ouest et mansuétude pour l’Afrique centrale où les intérêts pétroliers sont importants.

C’est donc sur des pays comme les deux Congo, le Gabon, le Cameroun ou le Tchad que la politique du nouveau président sera observée à la loupe. Il aura, en tout cas, bientôt une décision lourde de symbole à prendre : ira-t-il saluer le président Joseph Kabila, lors du sommet de la Francophonie, prévu en octobre prochain en République démocratique du Congo (RDC) où une présidentielle très largement contestée a eu lieu fin 2011 ? François Hollande hésite et ses conseillers ne sont pas tous d’accord entre eux.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique