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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 23:48

 

 

Bozize KNK

 

Le 15 mars 2003 est une date qui restera longtemps dans les annales de La République Centrafricaine car ce jour là, la  boîte de pandore a été ouverte. Un général affairiste, incompétent, cupide et tribaliste, s’empare du pays à la faveur d’un coup d’état. Peu de temps après, il a multiplié les dérives: monopole du pouvoir pour son seul profit et celui de son clan ; éradication progressive de tout contrepouvoir ainsi que le pillage organisé et systématique des richesses nationales.

Comment peut-on simplement imaginer qu’un seul individu, aussi puissant soit-il, puisse mettre tout un pays et son peuple à genoux pendant de si longues années? Est-ce une fiction ou un cauchemar ou est-ce vraiment une réalité? 

Chacun de nous devrait aussi se demander pourquoi le général-président cumule t-il tant de postes et décide de tout ? Ses multiples responsabilités lui laissent-elles suffisamment le temps de se consacrer à la gouvernance de notre cher et beau pays ? Pourquoi transgresse-t-il à volonté les lois et la Constitution ?  Présentement, il est:

1. Le Chef  Suprême des Armées et son fils Francis, le Ministre Délégué auprès de son père, chargé de la Défense et des Anciens Combattants, en violation flagrante de la Constitution. Comme si cela ne suffisait pas, il fait ex nihilo de son fils un Colonel des FACA. Père et fils contrôlent désormais l’ensemble des forces armées. Ils ont poussé la prouesse jusqu’à à mettre toute une armée nationale à leur propre service. Que deviennent alors le pays et le peuple dans tout cela ? Que fait-on de la sécurité des biens et des personnes ; et du reste du territoire national aux mains des rebelles étrangers et centrafricains ? 

Les centrafricains meurent de faim. Le pays devient un paradis pour les  rebelles, et  il bascule sérieusement dans une misère et une violence sans fin. BOZIZE ignore complètement les appels à la réconciliation car il n’a pas besoin de l’arrière pays. Il lui suffit de confisquer l’aide extérieure reçue au nom de tous les Centrafricains ou de tendre la main de mendiant pour disposer de fonds suffisants pour s’acheter des armes et les consciences afin de se maintenir au pouvoir. Pendant que le clan du général s’affaire à dépouiller les Centrafricains de leurs richesses, les rebelles de la LRA venue d’Ouganda écument en toute quiétude notre pays. Si notre général aime son peuple et exprime le souci de le protéger comme il le dit si souvent, il devrait se rendre sur place pour, ne serait-ce que compatir avec les habitants de ces localités martyrisées. Ou même faire mieux : aller au front et repousser l’ennemi comme le fait souvent son courageux homologue tchadien. On finit par se demander à quoi sert-il d’être prétendument général d’armée, chef suprême des forces armées centrafricaines ?

 

 La stratégie père-fils est simple, protéger leurs arrières et assurer la pérennité de la famille BOZIZE. Ils doivent pour cela:

 

1. surveiller les éventuels éléments récalcitrants de l’armée.

2. contrôler le stock d’armes de nos forces armées pour s’en servir à leur profit, en cas de besoin.

3. intimider les rivaux politiques car les brillants ténébreux, géniteur et rejeton, peuvent mater les opposants pour d’obscures raisons et faire porter la responsabilité des bavures à l’armée régulière. Pour BOZIZE, le problème de sécurité est une affaire de famille : Francis BOZIZE à la défense, Franklin BOZIZE à l’aéroport comme responsable de la sécurité, Papy BOZIZE responsable de la police politique, la section de recherche et d’investigation (SRI), Giscard BOZIZE responsable de la sécurité à la présidence, celui qui filtre les visites ; Socrate BOZIZE Président du Conseil d’Administration (PCA) du centre d’émission des passeports biométriques.

Réussiront-ils vraiment à intimider les Centrafricains qui sont, plus que jamais, décidés à aller aux urnes ? L’avenir nous le dira !

On murmure déjà en haut lieu que les démarches sont en cours pour envoyer le rejeton à l’école de guerre en France. L’homme prépare tranquillement sa dynastie. Pauvre Centrafrique !

2°). Le Président BOZIZE est également Président du Conseil Supérieur de la magistrature. Il fait nommer uniquement des individus de son ethnie aux postes importants de la Cour Constitutionnelle, de la Cour d’Appel et de quasiment toutes les juridictions de l’appareil judiciaire. Inutile de parler du Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Bangui, son homme de mains, conseiller juridique et véritable demi-Dieu, plus connu  comme affairiste qu’homme de loi. En un temps record, BOZIZE a réussi à vider cette honorable institution qu’est la magistrature  de notre pays de toute sa substance. Il a placé ses hommes partout et par reconnaissance, tout ce beau monde ne rend compte qu’à lui. Il s’est arrogé le pouvoir de modifier  la constitution sur mesure, de se servir de son Procureur de la République pour causer toutes sortes de tracasseries administratives aux citoyens centrafricains. Nous avons affaire à une véritable mafia.

Il n’existe plus en Centrafrique qu’une parodie de justice. Les atteintes au droit de l’homme sont particulièrement graves et régulières.  Les partis politiques de l’opposition  sont interdits d’accès aux médias d’Etat et sont privés de subventions en violation flagrante de la loi. Interdiction est faite aux opposants politiques de se réunir ou de quitter le pays. La confiscation des passeports par le Procureur de la République sur ordre de son supérieur le Président du Conseil Supérieur de la magistrature est devenue monnaie  courante. Le Président de la République endosse sa casquette  du Président du Conseil Supérieur de la magistrature et ordonne les arrestations et fait déporter systématiquement ses prisonniers à la prison spéciale de Bossembélé dite Guantanamo, sans procès. L’affaire de l’immeuble Bangui  2000 dont il est le vrai acquéreur, est un exemple éloquent des véritables objectifs que poursuit BOZIZE. Il ordonne l’arrestation du bâtonnier de l’ordre des Avocats et du 1er Vice président du Conseil Economique et Social et de leur famille. Heureusement que le second concerné a réussi à prendre le large pour gagner la France où il a demandé l’asile politique. Sa famille ainsi que celle du Bâtonnier continuent de faire toujours les frais de l’arbitraire et de la dictature de BOZIZE qui s’est ainsi lancé dans une partie de bras de fer avec les membres du barreau centrafricain dont on ne connaît pas encore qui en sortira vainqueur. 

Notre pays est devenu un pays voyou et son Président un vrai chef de bande. Il n’y a plus de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le judiciaire.  Du jamais vu !

3. BOZIZE est aussi Président du comité de trésorerie. On dit de lui que son quotient intellectuel est inferieur à la moyenne et qu’il est dernier de sa promotion à l’Ecole Spéciale de Formation des officiers d’Active de Bouar, une académie militaire créée par l’ancien empereur Jean Bedel BOKASSA. Mais il est quand même capable de mettre en place un réseau d’hommes de main de confiance pour pomper les ressources publiques. L’homme ne connait rien des lois des finances. On souffle même qu’il est  nul en mathématiques et en comptabilité, de sorte qu’il ne sait pas combien d’argent a été détourné en cours de route. Ce qui l’intéresse vraiment se sont les sommes d’argent qui atterrissent frauduleusement dans ses comptes bien garnis à l’étranger. Comme il a pris l’habitude de le répéter à ses invités, « il ne veut plus arpenter le métro parisien les poches vides, (ndlr : situation qu’il a vécue avant son coup d’Etat) il veut être définitivement à l’abri du besoin pour le restant de ses jours ».

Soyons sérieux.  En tant que Président de la République et président du comité de trésorerie, BOZIZE se substitue au Ministre des Finances et au DG du Trésor à la fois, en violation de la Constitution. Il est Ordonnateur Principal et Comptable public. Il dirige donc les opérations financières et comptables résultant de l’exécution du budget ou des états de prévision de recettes  et de dépenses de l’Etat. 

Or les fonctions d’Ordonnateur et celles de Comptable public sont incompatibles. C’est ce que disent entre autres les textes qui régissent les finances du pays :

-Le Ministre des Finances est Ordonnateur principal de l’Etat à raison de l’exercice de ses attributions, ses responsabilités que prévoit la Constitution. Le comptable public est nommé par le Ministre des Finances ou avec son agrément.

-Les agents comptables sont soumis aux vérifications de l’inspection générale des finances et, éventuellement, des corps de contrôle compétents (Inspection Générale d’Etat, Cour des Comptes).

- Seuls  les comptables publics sont habilités à manier les fonds du Trésor. Les fonds de l’Etat doivent être déposés soit au Trésor, soit à la Banque Centrale (BEAC) ou dans les banques primaires.

- Toutes les dépenses de l’Etat doivent être prévues dans le budget et être conformes aux lois et règlements. Les conditions dans lesquelles certaines dépenses peuvent être payées sans avoir été prévues au budget ou aux actes modificatifs de celui-ci sont déjà fixées par la Loi et ne devraient pas être rappelées par une instruction présidentielle.

 La réalité est toute autre et les Institutions de Bretton Woods devraient être au courant des faits suivants :

Le pillage systématique des ressources publiques

Au diable la compatibilité et la constitution! N’est ce pas le même BOZIZE qui commande la cour constitutionnelle de la RCA et qui fait et défait les lois à volonté ?  

Son objectif étant, grâce au réseau d’hommes de main qu’il a mis en place aux ministères clés : des finances, des mines et des eaux et forêts etc…, de contrôler et d’organiser le pillage systématique des ressources de l’Etat.

Il s’arrange avec ses complices pour traficoter les chiffres afin de mettre la poudre aux yeux de la communauté internationale surtout les institutions de Bretton Woods. Il s’appuie également sur des instructions présidentielles confectionnées par lui-même pour ses interventions. Mais ce n’est qu’un rideau de fumée. Le système est mis en place pour vendre l’illusion qu’il y a une meilleure transparence budgétaire, un respect de l’orthodoxie financière, l’amélioration du recouvrement des recettes fiscales et douanières et enfin, la rationalisation de la chaîne des dépenses. Mais grattez un peu en profondeur et vous verrez les raisons pour lesquelles ce système a été justement mis en place : l’enrichissement personnel de lui-même et de son clan.

2. La violation fréquente de l’orthodoxie financière

Or :

- Seuls  les comptables publics sont habilités à manier les fonds du Trésor. Les fonds de l’Etat doivent être déposés soit au Trésor, soit à la Banque Centrale (BEAC) ou dans les banques primaires. La réalité est toute autre et nous ne savons pas si les Institutions de Bretton Woods sont au courant comme nous le démontre les cas suivants :

- Courant 2007, au temps fort de la grève des vacataires de l’Université de Bangui, le ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur de l’époque, avait plaidé lors du Conseil des ministres le paiement desdites vacations. Le Président de la République lui répond de voir cela avec le Ministre des Mines Sylvain NDOUTIGAI. De retour au bureau, le protocole lui annonce l’arrivée de son collègue qui est aussitôt introduit. Ses aides de camp déposent une mallette contenant 200 millions de FCFA. Ne voulant pas disposer des fonds sans décharge, le ministre de l’éducation a fait venir son contrôleur financier pour compter les sous avant d’en prendre possession. C’est dans ces conditions que les vacations ont été payées à l’époque. D’où proviennent ces fonds ? Pourquoi détient-t-il des fonds publics par devers lui ?

- L’Etat centrafricain a cédé à titre onéreux à la BEAC, la parcelle à côté de l’Assemblée Nationale  pour la construction du nouveau siège de la Direction Nationale. Le fruit de la transaction d’une valeur de 1,2 milliard FCFA en pièces sonnantes et trébuchantes, a pris une destination inconnue. Allez y savoir !

- La RCA a reçu 8 milliards de FCFA de la CEMAC en vue de l’aider à la réalisation des opérations de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR). Cette aide est supportée à raison d’un milliard de FCFA par Etat membre à titre de dons et de 3 milliards de FCFA par la BEAC à titre d’avance. A ce jour, le dernier pays réticent au départ, en l’occurrence le TCHAD,  a déjà versé sa part. La totalité des 8 milliards a donc été versée à la RCA. Une information circulait courant Avril 2009 qu’une partie de cette somme allait servir à rembourser  les emprunts que BOZIZE et NDOUTIGAI auraient contractés pour organiser les funérailles de la mère à BOZIZE et à construire un mausolée pour celle-ci. Il n’est pas surprenant que BOZIZE ne parle aujourd’hui, que de 5 milliards dont 1,5 milliard auraient déjà été utilisés pour le DDR et qu’il ne reste que 3,5 milliards sur le compte du Trésor à la BEAC.

- Toutes les dépenses de l’Etat doivent être prévues dans le budget et être conformes aux lois et règlements. Les conditions dans lesquelles certaines dépenses peuvent être payées sans avoir été prévues au budget ou aux actes modificatifs de celui-ci sont déjà fixées par la Loi des finances et ne devraient pas être rappelés par une instruction présidentielle.

La violation fréquente de l’orthodoxie financière est surtout le fait de BOZIZE lui-même. Tels que le financement des missions spéciales de son parti KNK afin de couper l’herbe sous les pieds de l’opposition, les fonds publics pour financer les structures disparates de soutien au régime genre l’association politique BOZIZE Doit Rester (BDR), Groupe des Jeunes Patriote Centrafricains etc…). En voici la preuve:

- Sur ordre de BOZIZE, la somme de 1 milliard a été décaissée en deux fois par le Général Guillaume LAPO, actuel Directeur général du Trésor et homme de confiance de BOZIZE au profit de son Chef de cabinet particulier Joel SINFEI MOIDAMSE, Francis BOZIZE (250 millions de FCFA), BDR (125 millions de FCFA), le siège de KNK (125 millions de FCFA).

- la mission de la délégation KNK lors du déplacement du Chef de l’Etat à Nice a été financée par l’Etat Centrafricain à hauteur de 23 millions de FCFA. Pourquoi ? Sur quelle ligne budgétaire la mission a-t-elle émargée ?

- une autre affaire que les Centrafricains n’arrivent pas à y voir clair et pour laquelle BOZIZE a roulé dans la farine ses partenaires financiers extérieurs est celle de l’avion Hercule C 130. De source anonyme a la présidence de la République et proche du dossier, l’acquisition de cette épave a saigné le Trésor public et a failli ruiner le système bancaire centrafricain qui a été constamment sollicité pour des avances et prêts pendant toute la période de 2004 à 2008. Il s’agirait d’un montant de plus de 10 milliards de FCFA  qui a été englouti dans l’acquisition de cette épave. Une véritable aubaine pour BOZIZE, son parent Emmanuel TOUABOY, naguère  ambassadeur à Washington, a été promu ambassadeur en Chine, une fois l’opération d’acquisition de l’avion accomplie. L’appareil n’ayant jamais servi a besoin d’être réparé. La bagatelle de 1,5 milliards de FCFA sortira encore du Trésor pour envoyer l’épave au Portugal pour d’indispensables réparations.. La somme de 500 millions de FCFA a été décaissée du Trésor public au moment de la signature du contrat, BOZIZE s’engageant à solder le reste par des versements mensuels de 250 millions de FCFA. Une petite dizaine de soldats centrafricains de l’escadrille séjourneront aux frais de la princesse plus d’un an à Lisbonne aux côtés de l’appareil et s’apprêtent actuellement à le ramener à Bangui. Quel beau gâchis. BOZIZE avait exigé des Portugais lors de la signature du contrat de réparation que l’appareil lui soit ramené en septembre 2009. Quelle utilisation sera faite de cet appareil. Sera-t-il au service du KNK ou de la RCA ? Comme si tout cela ne suffisait, BOZIZE est encore en train d’acquérir un hélicoptère. Le financement serait déjà presque bouclé.

- Le FMI a octroyé fin novembre 2009 26 milliards de francs CFA à la RCA. Près de la moitié de cette somme a été détournée et affectée à l’achat de moyens logistiques pour sa campagne électorale;

- Le paiement de la dette intérieure avec l’appui de l’Union Européenne au seul profit de l’établissement de son parent et complice, le truand Patrick Edouard NGAISSONA et de quelques autres entreprises agréés KNK en décembre 2009 et Février 2010. Sur une enveloppe de 1,5 milliard de FCFA le seul établissement NGAISSONA a perçu près de 700 millions de FCFA et la différence a été répartie entre les sociétés BESANGSE du 2ème Fondé de pouvoir, OUARASSIO, BEFIO BOIS de Serge OUAFIO et BAMELEC. Que deviennent donc le reste des entreprises centrafricaines ?

-BOZIZE vient de contracter un prêt, je dis bien un prêt de plusieurs milliards de FCFA auprès du KOWEIT/ARABIE SAOUDITE en vue de financer sa campagne. C’est son ministre des finances qui a été dépêché chez les koweitiens pour signer la convention dudit prêt. Fidèle à sa tradition de hors la loi, cette convention ne passera pas devant l’Assemblée Nationale comme la loi le prévoit et donc restera dans le secret des dieux. Par ailleurs, pour se soustraire des engagements qui lient le pays avec les institutions financières internationales ayant participé à l’opération de désendettement de la RCA, il a demandé que cet emprunt soit décaissé en nature. C’est ainsi que le KOWEIT a procédé à l’achat de 20 000 tonnes de riz thaïlandais au Pakistan et qui ont été livré au port de DOUALA. Il a mis en place un comité de gestion présidé par le député Ibrahim AOUDOU PACO, puis remplacé par Mme Bernadette SAYO, ministre des affaires sociales. Faisait également dudit comité, Yvon SONGUET, ancien chargé de mission aux Finances et promu récemment  Directeur Général de l’exploitation aux services centraux de la BEAC. Ce dernier était chargé d’écouler le riz (15 000 tonnes) et de verser les fruits de la vente directement à BOZIZE.

Il y a de quoi devenir fou furieux quand on se penche sur les caisses d’avance que perçoivent nos ministres et même notre père de la nation quand ils se rendent à l’étranger et qui ne sont jamais reversés en cas de reliquat ou justifiés. Ces montants élevés sont octroyés en plus des frais de mission.

BOZIZE accorde à un ministre qui voyage des caisses d’avance en fonction de ses affinités avec ce dernier. Par exemple, pour le porte parole du gouvernement Fidèle NGOUANDJIKA, Thierry MALEYOMBO, Albert BESSE et Sylvain NDOUTINGAI, il n’y a  pas de limite. En plus des fonds décaissés par le Trésor public, ils puisent souvent dans les caisses des recettes affectées (taxe phyto sanitaire) où les sociétés sous leur tutelle ministérielle comme Centrapalm, l’Agence de Régulation des Télécoms…). Ils peuvent atteindre cinquante millions de francs CFA chacun pour les déplacements souvent de villégiature qu’ils en Europe et entre 20 à  35 millions de FCFA dans les pays africains. Les autres ministres obtiennent moins (10 à 15 millions  de FCFA). Mais on se souvient que Sylvain MALIKO et Albert BESSE ont décaissé récemment 30 millions de francs CFA de caisse d’avance pour les assemblées annuelles de la BAD à TUNIS en 2009, pour un séjour pourtant entièrement pris en charge par ladite institution. De Tunis, ces deux ministres ont demandé qu’on leur fasse encore parvenir une rallonge de cinq millions de F CFA.

Quand à BOZIZE, l’ordonnateur des dépenses, pour ses voyages dans un pays africain, il fait décaisser du Trésor la somme de 150 à 300 millions de francs CFA en fonction du nombre de jours. Pour un voyage en Europe, les décaissements oscillent entre 500 à 900 millions de FCFA comme dernièrement où il est venu à Paris pour le 14 juillet  où il a été entièrement pris en charge avec sa suite par le gouvernement français. Un autre exemple : lors de l’ouverture officielle du mondial de la coupe du monde de football en Afrique du Sud, BOZIZE a été invité et entièrement pris en charge par la FIFA mais il s’est néanmoins octroyé une caisse d’avance d’un montant de 200 millions de FCFA pour se rendre à Johannesburg.

- On se souvient encore de l’affaire des bonus du secteur minier que lui et son neveu NDOUTINGAI, ont encaissé et logé dans des comptes à l’étranger. L’audit demandé par le FMI,  comme à l’accoutumée, n’a servi à rien car des faux chiffres ont été produits. Rien que le bonus versé par la société URAMIN était d’environ 20 millions de dollars US dont le Trésor n’a pas vu la couleur. Seule une infime partie des bonus reçu et autres sociétés minières a transité par un compte ouvert à la CBCA intitulé « Suivi du processus de Kimberley (SPK) et placé sous la seule gestion de NDOUTINGAI. C’est de ce compte que NDOUTINGAI a puisé les 200 millions pour payer les frais de vacation susmentionnés.

Comment est-ce possible ? On trouve après, le moyen de se plaindre que le pays n’a pas d’argent !

Dans le fond il est aisé de comprendre pourquoi BOZIZE cumule tous les postes dans ce pays. Il exerce un contrôle absolu sur le gouvernement, sur la justice et sur les finances. S’il n’y a que 24 heures par jour, on se demande bien comment il réussi à gérer son temps entre son travail de Président et père de la nation, sa famille et ses multiples maîtresses. Comment est-ce possible qu’un homme qui passe son temps à gérer de petits problèmes quotidiens uniquement dans l’intérêt de sa famille puisse avoir une vision, ne serait-ce qu’à très court terme, pour son peuple et son pays. Car un Président doit prioriser les intérêts nationaux avant toute autre considération.

Autour de BOZIZE on peut apercevoir quelques hauts cadres centrafricains qui ont été enseignants, cadres des Nations-Unies, etc… qui semblent avoir un bagage intellectuel suffisant pour aider leur boss. Arrivent-ils à lui parler ? On entend souffler qu’il inspire une peur bleue à tous ses collaborateurs. L’individu déteste tout ce qui est intellect. L’homme est souvent terre à terre car incapable d’argumenter. Est-ce pour cette raison que personne n’ose lui dire la vérité ?

Par ailleurs son parti le KNK (Kwa Na Kwa) ne signifie pas forcement Parti du Travail comme certains le disent. Parce que, le mot Kwa en langue nationale sango peut signifier trois choses différentes selon la façon de le prononcer.  Kwa peut signifier poil (kwa ti tèrè, kwa ti li). Kwa peut signifier travail (kwa ti nguinza) et Kwa peut signifier la mort (kwa ti kondo). Il semble que c’est le vrai sens de KNK (kwa na kwa) est « la mort, rien que la mort » s’il le faut pour conserver à tout prix le pouvoir.

Selon le général LAWTON Collins « Quelle que soit l’immensité de son talent, un homme ne peut jamais gagner la confiance de ses associés ou employés s’il est dépourvu de toute honnêteté et de tout courage moral ».

Le peuple sait ce  qui est bon pour lui, et fait  toujours le bon choix.

BOZIZE DOIT PARTIR  !!!

 

Rédaction C.A.P

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