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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 02:39

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 

 

A mesure que les villes de provinces tombent les unes après les autres entre les mains de la rébellion de SELEKA, prouvant ainsi l’écrasante supériorité militaire des insurgés sur la pseudo-armée de Bozizé, sur place à Bangui au sein de la bozizie, c’est également la panique.


D’après des informations concordantes, plusieurs dignitaires du régime ont déjà anticipé la chute du pouvoir bozizéen en envoyant mettre à l’abri chez certains de leurs parents et amis au Cameroun notamment, femmes, enfants, voitures et naturellement leur argent. C’est ainsi que les banques de la place de Bangui ont enregistré beaucoup d’opération de transfert sur des comptes à Douala et Yaoundé au Cameroun.

 

Plusieurs témoins ont aperçu cet après-midi de dimanche, un général François Bozizé Yangouvonda pensif et complètement abattu, faisant le tour des hôpitaux de la capitale pour rendre visite aux nombreux soldats grièvement blessés ramenés à Bangui du front ainsi que les dépouilles de ceux envoyés en renfort et qui ont trouvé la mort sous les balles de SELEKA.

 

L’espèce d’armée hétéroclite formée pour les besoins de la cause par les zakawas vendeurs de thé du Km 5 et autres délinquants recrutés à la vite par Francis Bozizé pour servir de chair à canon, ne pouvait que faire piètre figure face de la rébellion, malgré les armes sorties tout droit des stocks de Bossembélé, Bezambé et autres qui ont été remises au recrues.

 

Toujours selon nos sources, Bozizé aurait déclaré à ses proches qu’il « n’est pas Patassé et qu’il se battrait jusqu’au bout ». En attendant, aucun de ses pairs de la sous-région qu’il a quittés il a vus il y a quarante-huit heures à N‘djaména, n’a jusqu’ici pipé mot tandis que la liste des villes conquises par la rébellion ne cesse d’être égrenée par les médias internationaux. Tout le monde semble assister silencieux au naufrage de l’entêté qui n’a jamais voulu écouter les conseils que ses parrains n’ont cessé de lui prodiguer.

 

Toujours dans ce sens, on apprend par certaines confidences qui ont fuité des coulisses du mini-sommet de N’djaména que ses homologues auraient demandé à Bozizé de dissoudre immédiatement son gouvernement et l’assemblée nationale dans un schéma qu’ils lui ont pratiquement fortement recommandé avec force détails mais comme à son habitude, Bozizé a botté en touche et a répondu qu’il allait d’abord réfléchir comme s’il avait encore le temps à la réflexion dans la situation où il se trouve.

 

En effet d’après les récits de la déroute que certains éléments de la soldatesque de Bozizé racontent, ils ne pouvaient  faire face à la puissance de feu des hommes de SELEKA, d’autant que ceux-ci se sont énormément renforcés ces derniers jours avec les multiples butins de guerre qu’ils ont eus en récupérant tranquillement plusieurs équipements et surtout des pièces d’artillerie de l’impressionnant arsenal de guerre de Bozizé qu’il a enfin consenti bien tardivement, à faire sortir de ses stocks pour équiper les renforts avant de les envoyer au front.

 

Une chose est sûre, les Centrafricains dans leur écrasante majorité, semblent assister et applaudissent à deux mains l’avancée des rebelles de SELEKA qu’ils considèrent comme un mal nécessaire et à la chronique d’une chute annoncée de Bozizé , ses enfants terribles et toute sa famille qui, le cas échéant, ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes car ce n’est pas faute d’appuis et de soutiens de toutes sortes que « leur » pouvoir démarré tambour battant en mars 2003, a déçu toutes les bonnes volontés et tous ceux qui y ont naïvement cru à l’époque et qui s’en mordent amèrement les doigts à présent.  

 

La rédaction 

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