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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 02:14

 

 

ZOBIZE.jpg

 

Bozizé l'air méfiant et soupçonneux

 

En décidant de proférer sous forme de rumeurs savamment distillées et d’alimenter méthodiquement par presse interposée des accusations difficilement prouvables à l’encontre des chefs d’Etat du Congo Brazzaville, du Tchad et le gouvernement français, ceux-là mêmes  qui l’ont parrainé et permis son accession au pouvoir à Bangui depuis le 15 mars 2003 dans les conditions que l’on sait, on en arrive à se demander quelle mouche a piqué François Bozizé ? Que cherche-t-il ? Pourquoi fait-t-il preuve d’une si courte mémoire à l’égard de ses bienfaiteurs ?

Est-il besoin de rappeler que sans l’aide de presque tous les présidents des pays voisins à la RCA et plus particulièrement du parrainage, de l’action et du soutien multiforme des présidents Denis Sassou Nguesso du Congo et Idriss Déby Itno du Tchad, le tout couronné par l’appui décisif de la France, Bozizé n’aurait pas mis une seule minute au pouvoir à Bangui après sa calamiteuse rébellion et le prétendu sursaut du 15 mars 2003. 

Tous les observateurs de la vie politique centrafricaine savaient depuis quelque temps déjà que les relations entre Bozizé et ses pairs de la sous-région, n’étaient plus ce qu’elles avaient été au lendemain de son accession au pouvoir et s’étaient encore détériorées davantage depuis la mort du doyen des chefs d’Etat de l’Afrique centrale El Hadj Omar Bongo Ondimba, Bozizé s’est en effet révélé très tôt manquer d’envergure et n’être pas à la hauteur des espoirs fondés sur lui pour remettre de l’ordre dans la maison Centrafrique minée par d’incessants troubles politico-militaires, mutineries récurrentes et les errements de la gestion d’un Ange Félix Patassé de plus en plus contesté.

La gestion scabreuse des diverses perfusions financières et multiples concours financiers exceptionnels consentis par les pays de la CEMAC à Bozizé pour aider l’action de ses différents gouvernements depuis qu’il est à la tête de la RCA ont conduit ses différents pairs à s’interroger sur la véritable utilisation de ces appuis. Un dernier exemple en est l’enveloppe de 8 milliards de CFA réunie par les pays de la CEMAC pour financer le programme de désarmement mais dont les bénéficiaires présumés tardent à en voir la couleur. En définitive, Bozizé aura fait la démonstration à ses pairs de son incapacité à gérer les affaires d’un Etat.

Le piètre pilotage par lui en tant que président en exercice sortant de l’institution CEMAC de l’important et historique sommet de Bangui à la mi-janvier dernier, le premier qui a eu lieu en l’absence de Omar Bongo Ondimba, aura achevé de fixer ses homologues et permis aux chefs d’Etat des pays voisins de la RCA de lever leurs dernières illusions sur leur frère centrafricain qui aura réussi l’exploit de mécontenter chacun d’entre eux.

Faute de pouvoir prendre conscience de ses propres limites et son incapacité à se remettre en cause, Bozizé préfère faire de la fuite en avant en rejetant sur ses bienfaiteurs la responsabilité et les conséquences de ses turpitudes et errements. La paranoïa dont il fait actuellement preuve, est bien l’illustration s’il en était encore besoin, de l’ingratitude caractérisée que d’aucuns lui reprochent.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique