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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 10:00

 

 

 

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Bangui, 10 sept (C.A.P) - Encore une fois, le de François Bozizé vient de faire la démonstration qu’il est bel et bien un pouvoir dictatorial et sanguinaire, peu soucieux du respect de la Constitution de la République centrafricaine qui garantit pourtant à tous les citoyens les libertés d’expression, d’opinion et de réunion.

En effet, le parti MLPC devait effectuer sa rentrée politique ce samedi 10 septembre sur le terrain qui lui appartient où devrait être construit son futur siège et appelé Place Marabéna. Il y a trois jours, le président du MLPC Martin Ziguélé avait été convoqué à une rencontre avec le ministre de la Justice Garde des Sceaux le demi-dieu Firmin Feindiro au cabinet du ministre Josué Binoua de l’Administration du territoire pour se voir signifier le refus du gouvernement d’autoriser le MLPC à effectuer sa rentrée politique dans un endroit autre qu’une enceinte close, décision jugée inacceptable par le MLPC qui a tenu à la place Marabéna.

Très tôt ce matin, le ministre de la justice Firmin Feindiro s’est pointé à l’antenne de la radio nationale pour interdire la réunion du MLPC prétextant des menaces de troubles à l’ordre public et à la nécessité de préserver la paix sociale à laquelle le président Bozizé tiendrait beaucoup ainsi de suite. C’est ainsi qu’également très tôt, les forces de police et la gendarmerie et la garde présidentielle ont été déployées place Marabéna et les banderoles et affiches du MLPC ont été purement et simplement arrachées.

On se souviendra que le 27 août dernier, un meeting du FARE 2011 et de l’opposition qui devrait se tenir sur cette même place Marabéna avait été saboté par d’inadmissibles actes de violence commandités par certains caciques du KNK et accomplis par des jeunes drogués et enivrés de Boy-Rabe recrutés pour cette sale besogne. Ceux-ci ont jeté des cocktails Molotov et caillassé des voitures de certains responsables de l’opposition présents sur les lieux et blessant même quelques-uns.

C’est la preuve que le pouvoir du président Bozizé a une peur bleue que les Centrafricains puissent prendre la parole pour dénoncer la prédation, la corruption de ce régime désormais au bout du rouleau et exprimer ouvertement et publiquement les causes de la mauvaise gouvernance qui a plongé leur pays  dans une pauvreté et une misère sans nom. Un régime qui a si peur que l’opposition prenne la parole est un pouvoir dont les jours sont dorénavant comptés car appelé à disparaître très bientôt.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique