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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 02:47

 

 

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Combats armée-rebelles à Birao, principale ville du nord de la Centrafrique

BANGUI (AFP) - 19.07.2010 21:54 - La ville de Birao, dans le nord de la Centrafrique, a été lundi à l'aube le théâtre de combats entre l'armée et des rebelles, alors que le pays, engagé dans un processus de paix, doit organiser cette année des élections présidentielle et législatives.

La Centrafrique est aussi dans l'attente des élections, initialement programmées pour fin avril et repoussées à deux reprises notamment pour permettre d'améliorer la situation sécuritaire. La commission électorale a proposé d'organiser le vote le 24 octobre, date non encore validée par le président François Bozizé, candidat à sa réélection.

La ville de Birao, dans le nord de la Centrafrique, a été lundi à l'aube le théâtre de combats entre l'armée et des rebelles, alors que le pays, engagé dans un processus de paix, doit organiser cette année des élections présidentielle et législatives.

La base de l'armée a été attaquée, par des groupes différents selon les sources, alors qu'a été lancé officiellement la semaine dernière à Paoua (nord-ouest) la vérification des listes des ex-combattants dans le cadre du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) et du précaire processus de paix initié en 2009.

La Centrafrique est aussi dans l'attente des élections, initialement programmées pour fin avril et repoussées à deux reprises notamment pour permettre d'améliorer la situation sécuritaire. La commission électorale a proposé d'organiser le vote le 24 octobre, date non encore validée par le président François Bozizé, candidat à sa réélection.

Selon un responsable au Haut commandement des Forces armées centrafricaines (Faca) et la direction de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), la base des Faca à Birao a été attaquée à l'aube.

Chaque camp joint dans la matinée par l'AFP affirmait contrôler la ville, mais jusqu'à 21H30 locales (20H30 GMT), aucun bilan n'était disponible d'aucune source et l'attaque a été passée sous silence par les médias d'Etat toute la journée durant.

Armée et rebelles ne s'accordaient sur les auteurs de l'assaut.

"Nous avons pris la ville de Birao vers 04H30 du matin (03H30 GMT)", a assuré Abdoulaye Hissène, commandant des troupes de la CPJP, mouvement créé par l'ex-ministre Charles Massi donné pour mort depuis janvier par ses proches.

La CPJP, qui n'a pas signé d'accord de paix avec Bangui, est surtout active dans la zone de Ndélé, à environ 250 km au sud-ouest de Birao.

L'armée a de son côté attribué l'attaque à des dissidents de l'ex-rébellion du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), engagé dans le processus de paix.

Selon le responsable militaire, ces ex-rebelles dissidents ont repris les armes pour "protester contre le non-paiement de leur prime globale d'alimentation", rémunération des ex-combattants dans le cadre du DDR.

Cette thèse a été confirmée à l'AFP par le président du MLCJ, le capitaine Abakar Sabone, évoquant "des bandits exclus du MLCJ qui se proclament dissidents". "Il ne fait aucun doute que des transfuges ou encore des déserteurs de la CPJP (...) se sont rangés de leur côté. Mais il ne s'agit pas de la CPJP. Je suis formel", a-t-il ajouté.

L'armée, le MLCJ mais aussi l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), ex-rébellion basée à Tiringoulou (60 km au sud de Birao) ont indiqué que les assaillants ont été repoussés par les Faca.

Le porte-parole du gouvernement centrafricain, Fidèle Gouandjika, a appelé au calme. "Nous n'allons pas nous éterniser dans cet engrenage de violences", a-t-il notamment dit à l'AFP.

Les combats ont aussi été déplorés par Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ex-rébellion ayant pour fief la Vakaga, dont Birao est le chef-lieu. "Tout ce que nous faisons doit contribuer à consolider cette paix qui nous est chère, et tout acte contraire ne peut qu'être déploré", a déclaré à l'AFP M. Demafouth.

Outre les Faca, Birao accueille environ 300 hommes de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) ainsi que plusieurs représentations d'ONG d'aide aux milliers de déplacés et réfugiés de la région, frontalière du Darfour (ouest du Soudan).

© 2010 AFP

 

NDLR : Selon des informations dignes de foi d'une source proche de Bozizé ayant requis l'anonymat, un aéronef en provenance d'Afrique du Sud aurait déchargé une importante quantité d'armes de guerre ce lundi 19 juillet à l'aéroport Bangui Mpoko de même qu'un autre appareil  venant de Kampala aurait acheminé à Bangui des officiels ougandais venus rencontrer Bozizé. Par ailleurs, les responsables de la CPJP affirment avoir détruit un véhicule 4 x 4 de la GP monté d'un canon de 14,5 et récupéré une importante quantité d'armement abandonnée par les GP et Faca lors de leur attaque surprise. Ils disent aussi avoir enregistré beaucoup de ralliements des Faca du détachement de Birao. Ils déclarent en outre que le refus de Bozizé de faire la lumière sur les circonstances de la disparition de Charles Massi et de négocier avec eux pour la paix nécessaire avant les élections ne leur a plus laissé le choix d'une autre alternative.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique