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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 02:57

 

 

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APA-Niamey(Niger) 08-11-2010 - La Cour de justice de la CEDEAO a jugé lundi que la détention de l’ex-président nigérien Mamadou Tandja est « illégale » et demandé sa libération par la junte militaire qui l’avait déposé au cours d’un putsch le 18 février dernier, a appris APA de source officielle.

Dans une décision qu’elle a rendue depuis son siège à Abuja, la Cour de l’organisation régionale, a estimé que la détention de l’ex-dirigeant nigérien sans jugement depuis son arrestation est une « violation » de ses droits.

« Nous allons faire appel de cette décision, qui ne signifie pas que l’Etat du Niger a complètement perdu le procès. L‘avocat de l’ex-président n’était pas à Abuja » a indiqué Me Lopi Fatouma, l’avocate de l’Etat du Niger.

L’ex-président nigérien est retenu depuis sa démission dans une villa de la présidence nigérienne où il a accès aux membres de sa famille et peut également lire la presse. Il y a reçu la visite de défenseurs de droits humains ainsi qu’une mission de l’Union africaine.

En juillet dernier, M.Tandja a demandé à la junte militaire de renoncer à sa décision de le traduire devant la justice, démentant également toute saisine de la Cour de justice de la CEDEAO sur sa détention, selon les termes de deux lettres qu’il avait adressées au général Djibo Salou, le président intérimaire du Niger.

Dans une de ses lettres, datées du 22 juillet dernier et adressée au chef de la junte militaire, l’ancien président a demandé sa clémence en ces termes : « compte tenu de mon état de santé, je vous prie de bien vouloir reconsidérer votre décision de me mettre à la disposition de la justice ».

La seconde correspondance adressée cette fois-ci au président de la haute cour de justice de la CEDEAO, fait état d’un démenti apporté par M. Tandja qui nie toute implication dans la saisine de cette instance judicaire régionale pour détention arbitraire.

L’ancien dirigeant nigérienne affirme avoir appris avec « surprise et étonnement la saisine des instances de la CEDEAO » sur ses conditions de détention, alors qu’il n’a mandaté personne.

« Je prie donc votre juridiction de ne tenir compte d’aucune plainte déposé en mon » a-t-il écrit, excluant d’avoir autorisé « aucune personne ou structure à agir en mon nom ».

Agé de 72 ans, l’ancien Chef de l’Etat nigérien affirme souffrir de diabète et avait déjà sollicité une permission pour aller se soigner en Tunisie, lors d’une rencontre avec des défenseurs des droits de l’Homme, en juin dernier.

Dans sa décision, la Cour de justice a jugé « irrecevable » cette demande d’admission dans un centre hospitalier au Maghreb.

Par le passé, le général Salou a déclaré que l’ex-président et son ministre de l’intérieur, Albadé Abouba, tous deux détenus depuis le coup d’Etat du 18 février, ne seront pas « libérés ».

Le général Salou a déclaré que « tous ceux qui demandent qu’on les relâche, on ne les relâchera pas ! », précisant tout de même que l’ancien Président et son ministre « sont bien traités ».

 

NDLR : Il n'y a pas meilleure punition pour quelqu'un comme l'ancien entêté dictateur Mamadou Tandja que de subir le sort que la junte nigérienne lui fait subir depuis qu'il a été déposé, lui qui se croyait si indispensable au Niger. La résolution du cas Tandja n’est si prioritaire que cela en comparaison des enjeux à court terme si importants pour ce pays auxquels doivent faire face la junte et les Nigériens. La CEDEAO sait très bien combien Tandja lui a tenu tête et la prenait en estime !    

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