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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 00:52

 

 

 

éléments Séléka vers Damara

 


http://www.45enord.ca  le 11/03/2013 à 16:45

 

Face à la faiblesse du pouvoir central, la coalition de la Séléka est parvenue à entrer au sein du gouvernement d’union nationale, formée en janvier dernier. Une situation qui fragilise un peu plus la position du président François Bozizé, ce dernier accusant son armée de «trahison» face à l’avancée rebelle.

 

Un président qui désavoue les fonctions régaliennes du pays. La situation en Centrafrique est plus inquiétante qu’il n’y parait. Si les combats n’affluent pas, les conditions de vie restent déplorables pour les populations alors que la sphère politique se retrouve polluer par les ambitions diverses.

 

Ce dimanche, le président putschiste François Bozizé n’a pas hésité à critiquer ouvertement ses propres forces armées. Accusant l’armée et la police d’avoir «abandonné les populations civiles», le chef d’État centrafricain, arrivé au pouvoir en 2003, a traduit le malaise régnant dans le pays depuis plusieurs semaines.

 

«Vous avez abandonné les populations civiles et plus particulièrement les femmes à leur triste sort. Elles errent, accouchent dans la brousse, et sont à la merci des dangers et exactions de toutes sortes», a-t-il déclaré, ajoutant que«c’est une trahison, cela n’honore pas l’armée, ça n’honore pas la police».

 

En décembre dernier, la coalition rebelle Séléka («Alliance» en sango) avait pris les armes pour protester contre le gouvernement en place. Conquérant ville après ville, cette rébellion n’avait trouvé aucune opposition de la part des forces du régime de Bozizé.

 

Réclamant la libération de nombreux prisonniers politiques ainsi que le départ de plusieurs troupes étrangères, notamment sud-africaines, la Séléka s’était dangereusement approchée de la capitale centrafricaine, Bangui. Une situation qui a contraint le président Bozizé à se soumettre au dialogue pour éviter tout renversement du pouvoir.

 

La Séléka continue d’agir face au «gouvernement de l’ombre»

Car si la Séléka assure ne pas vouloir prendre le contrôle du pays, elle entend néanmoins obtenir l’application de plusieurs accords de paix signés entre 2007 et 2011. Un nouvel accord, signé à Libreville, avait débouché, en janvier dernier, sur la composition d’un gouvernement d’union nationale.

 

Figure de proue de cette rébellion, Michel Djotodia est ainsi devenu vice-premier ministre en charge de la Défense nationale. Si la rencontre de Libreville prévoyait un cantonnement des forces de la Séléka, de nombreux éléments rebelles y sont restés récalcitrants.

 

Ils accusent ainsi le président Bozizé d’avoir mis en place un «gouvernement de l’ombre», permettant aux ministres proches du pouvoir de surveiller ceux issus de l’opposition et de la rébellion.

 

En attendant, la Séléka n’en a donc pas fini avec ses revendications. Ce lundi, des membres de la coalition ont attaqué les localités de Gambo et de Bangassou, dans le sud du pays. S’il y a eu «quelques échanges de tirs» dans cette dernière, une source militaire, cité par l’AFP sous couvert de l’anonymat, a assuré que les «forces de défense et de sécurité ont opéré un repli».

 

De quoi fragiliser un peu plus la position du président Bozizé, qui s’en est donc pris à ses forces militaires et policières. Comme un air de déjà vu après ses déclarations, en décembre dernier, lors d’un discours télévisé. Quelques jours après le début de l’avancée rebelle, le chef d’État centrafricain avait alors affirmé que «si elles [les Forces armées centrafricaines, ndlr] étaient disciplinées et remplissaient leur mission correctement, nous n’en serions pas arrivés à la situation actuelle».

 

Face au refus des États-Unis et de la France, ancienne puissance coloniale en Centrafrique, d’intervenir dans le pays, François Bozizé doit donc faire face à une rébellion tenace et organisée malgré la pluralité de ses origines. De plus en plus esseulé, le président centrafricain apparaît affaibli comme jamais. Certes, les rebelles de la Séléka ne sont pas pressés de prendre le pouvoir avec leurs divergences d’opinion. Mais la poursuite de leurs opérations dans le pays laisse présager d’une situation précaire et déplorable pour les populations laissées à l’abandon.

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