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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 17:44

 

 

 

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AFP 18/12/2012 à 15:11


Des groupes rebelles de Centrafrique ont pris et pillé mardi la ville minière de Bria (centre) et menacent désormais le régime de François Bozizé, alors que le pays connaissait une relative accalmie depuis les accords de paix signés depuis 2007.


Après des attaques sur Ndélé (nord) la semaine dernière, les rebelles de la coalition Séléka ont attaqué à l'aube et pris Bria, ville de 30.000 habitants dans la principale zone diamantifère du centre du pays, et une base des Force armées centrafricaines (FACA).


Coalition de plusieurs factions (CPSK-CPJP-UFDR), le Séléka ("alliance") menace de renverser le gouvernement du président François Bozizé, en exigeant "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011.


Ces accords prévoyaient notamment le désarmement et la réinsertion des combattants, mais un de ses membres a récemment souligné que "rien n'a été fait pour (les) sortir de la misère".


D'après le Haut-Commandement militaire, les rebelles "se livrent à des pillages de magasins et sont suivis par certains habitants qui profitent des pillages" à Bria.


Le Séléka a parcouru quelque 300 km depuis Ndélé vers le sud-est pour rallier Bria. S'il reste toutefois encore à distance de la capitale Bangui, située à plus de 400 km, il fait planer la menace de déstabilisation du pays, la fragilité des FACA n'étant plus à démontrer.


Selon des sources militaires concordantes, l'armée régulière "a opéré un repli" et "la plupart des éléments des FACA ont été aperçus fuyant en direction de Bambari" (centre sud), place forte de l'armée, mardi après l'attaque.


Cette débandade survient une semaine après les attaques de Ndélé qui ont aussi vu les FACA se replier avec un bilan de 14 morts et d'une quarantaine de disparus dont on ne sait s'ils sont prisonniers, en fuite ou en train d'essayer de regagner une base.


La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) issue de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac) disposait à Bria d'une base qu'elle a rétrocédée aux FACA en juin et juillet. Les FACA ont été incapables de la tenir.


"Bozizé ne gouverne que sur Bangui et le sud", estimait récemment un diplomate occidental.


La coalition Séléka a été créée en août par une aile dissidente de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), auteur de plusieurs attaques au nord de Bangui depuis septembre, et la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK) du "général" Dhaffane Mohamed Moussa.


La faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) à l'origine des violents combats qui ont lieu à Ndelé depuis le 10 décembre, vient d'y adhérer.


Pour l'universitaire, Isidore Mbamo, "il faut voir dans les attaques rebelles de ces jours-ci des velléités de révolte d'une bonne partie de la population, même si cela ne se dit pas encore de façon unanime. C'est en réalité une insurrection qui prend forme progressivement et qui est loin de s'arrêter".


M. Mbamo estime que "ces velléités sont traduites (en actes) par ceux qui en ont la capacité: ceux qui utilisent les armes bien sûr, du fait de la violence utilisée en face dans le système de gouvernement contre les citoyens, la classe politique, la société tout court".


"Et il est à craindre qu'on ne revienne à la case de départ, comme en 2003 puisque les jeunes désoeuvrés, démunis, ou les ex-combattants en attente de réinsertion, peuvent être tentés, conclut-il, de se joindre à cette sorte d'insurrection susceptible de faire tomber le régime en place".

 


Centrafrique: les rebelles entrent dans la ville minière de Bria


Par RFI mardi 18 décembre 2012

 

En Centrafrique, les rebelles sont entrés ce mardi matin 18 décembre dans la ville minière de Bria, dans le centre du pays. Ces rebelles, qui sont regroupés dans une coalition nommée « Séléka », ont progressé ces huit derniers jours vers des localités du nord-est au centre du pays. Et à Bria, des témoins signalent le pillage de certains commerces.

 

Les combats ont eu lieu tôt dans la matinée de ce 18 décembre. Selon différentes sources, les rebelles ont attaqué Bria à l'arme lourde. Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont ouvert le feu sur les combattants qui essayaient d'entrer dans la ville, puis ont abandonné la base de Bria. Une source militaire a indiqué à l'Agence France-Presse que les éléments des FACA en fuite ont pris la direction de Bambari, une autre grande ville du centre qui dispose d'un détachement militaire plus important.


Des sources militaires disent que les rebelles se sont livrés à des pillages de magasins à Bria, et qu'ils ont été suivis de certains habitants qui tentent de profiter des pillages. Un officier de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), l'un des mouvements rebelles membres de la coalition « Séléka » dément et affirme que les pillages ont été le fait de bandits présents dans la ville. De nombreux habitants sont en tout cas restés terrés chez eux en raison de l'incertitude.


En huit jours les rebelles sont entrés dans plusieurs localités du nord, nord-est puis du centre du pays : Ndélé, Sam Ouandja, Ouadda, Bamingui puis Bria. Selon une source proche du Haut Commandement militaire, les différents combats qui ont eu lieu ont fait au moins 14 morts et des disparus côté gouvernemental.


La coalition « Séléka » menace de renverser le pouvoir du président Bozizé si différents accords de paix signés entre 2007 et 2011 ne sont pas appliqués.

 

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