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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 00:22

 

 

 

 

Bozizé ailleurs

 

 


L’opposition politique Centrafricaine doit faire montre de plus d’ingéniosité dans sa stratégie globale de lutte démocratique tendant à  imposer l’alternance au pouvoir au lieu de la politique dite de « Roller-Coaster » consistant à analyser,  à la manière d’un psychotique  la fin de tout règne en Centrafrique, par le seul prisme de l’analyse intéressée faite par les occidentaux qui n’ont,  pour humanisme, que la défense de leurs intérêts immédiats aux détriments de ceux  des peuples des ex-colonies, liés par des pseudos traités dits «  de l’indépendance ». 

L’histoire retiendra que, depuis les cynismes électoraux de 2011, l’opposition est dispersée et très mal structurée quant à la méthode stratégique pouvant présider à la recherche de solutions appropriées à apporter à la crise multiforme consécutive aux élections décriées.

Ainsi, pour  se donner bonne conscience, l’opposition  se cramponne derrière les cyniques conseils  de l’amadouement des prédateurs de l’Afrique consistant à faire miroiter aux protagonistes  d’une crise l’unique face de la même monnaie comme étant la solution miracle permettant la sortie de l’impasse.

Ne perdons pas de vue qu’aussi longtemps que nous laisserons, à nos chevets, ces prédateurs avec leurs multiple ramifications sous forme d’Organisation Non Gouvernementale (ONG), nos problèmes peineront toujours à trouver une issue honorable d’autant plus que la paix, fruit de nos propres inspirations, retrouvée signera de facto la fin  des divers  mécanismes de prédation mis en place par les organismes torpilleurs de paix présents dans notre pays.

Ces assistants mortuaires, par l’entremise de leur programme pour le développement de la misère, entretiennent dans l’imaginaire collectif de la classe politique, tant de l’opposition que celle du pouvoir, un sentiment de péril immédiat dont ils seraient les seuls détenteurs de la potion magique inductrice de la solution miracle ; péril  dont ils ne sont, en générale,  pas ignorants des causes profondes qui leur donnent naissance à défaut d’en être,  directement, les  instigateurs.

Pour une bonne réussite de l’alternance démocratique citoyenne  en Centrafrique, l’opposition ne doit pas prendre conseil des actions à mener au près des chancelleries et autres organisations occidentales accréditées en Centrafrique ; elle doit plutôt s’organiser avec des objectifs bien précis répondant aux exigences d’un calendrier sur lequel toutes les sensibilités de l’opposition s’accordent à observer tout en faisant abstraction des propositions émanant des prédateurs reconnus pour leurs expertises en solutions artificielles.

Pour un retour définitif de paix en Centrafrique,  il nous faudra faire, d’abord, table rase de nos querelles, de nos orgueils consistant à se prendre tous pour de meilleurs candidats au poste de Président de la République alors que nous ne disposons même pas d’une base fiable en Centrafrique.

Au lieu que la classe politique de l’opposition se perde en conjecture sur un Dialogue Politique bis répétita, elle devrait plutôt s’ouvrir à des forces nouvelles, aux énergies agissantes, à des personnalités politiques indépendantes, à la société civile et à toutes entités capables de faire montre de génie dans la recherche des voies et moyens permettant de mettre définitivement un terme à l’interminable souffrance du peuple Centrafricain.

En sachant bien que nous sommes en 2012, s’il nous faut se battre encore, aujourd’hui et maintenant, pour obtenir l’organisation d’un Dialogue inter-Centrafricain, fruit de l’imagination d’un Président que nous, de l’opposition, qualifions « d’illégitime et d’illégal », non seulement que cela nous fera perdre du temps inutiles, ce Dialogue aura également pour conséquence de prolonger, une fois de plus, la souffrance du peuple que nous prétendons défendre si ledit Dialogue débouche sur un gouvernement anticonstitutionnel car mettant au même diapason le pouvoir « illégitime » et l’opposition « légitime » faisant ainsi perdre au régime en place son « illégitimité » devant l’opposition et à cette dernière sa « légitimité » devant le peuple.

La Centrafrique avenir nous appel à relever les grands défis du développement ; pour cela, l’opposition qui reconnait  « l’illégitimité » du pouvoir en place du fait des élections de 2011 qualifiées de « sujettes à caution », ne saurait, en même temps,  se croire fondée à attendre du même pouvoir  « illégitime » une quelconque ouverture sauf si l’opposition est animée par la volonté non avouée à participer à la destruction programmée de ce qui fait, encore, office de Nation à la Centrafrique.

La pensée précédant toujours l’action, rien que le fait de penser à un dialogue, fut-il inter-Centrafricain, avec un régime « illégitime », procède d’une volonté de légitimation implicite dudit régime donc c’est une caution aux élections de 2011 ; alors d’aucuns s’interrogent sur la panne de l’inventivité dont est victime l’opposition politique Centrafricaine en disant mais…. :

« Si BOZIZE n’avait pas parlé de Dialogue, sur quoi devrait s’arcbouter ladite opposition » ?

Ce qui reste actuellement à l’opposition si elle aspire encore à une quelconque crédibilité auprès du peuple désabusé c’est, en premier lieu, d’organiser le Dialogue inter-opposition afin de diagnostiquer les causes des erreurs du passé et leurs conséquences paralysantes sur les acquis politiques obtenus de hautes luttes au prix du sang d’innocent.

Ce dialogue, financer par les efforts personnels de l’opposition, lui permettra de déterminer un calendrier des actions à mener dans les différents secteurs de l’activité socio-économique et politique ainsi elle pourra inspirer de l’espoir au peuple longtemps soumis, longtemps brimé par la misère induite par notre, éternelle, penchant à la location de pensée.

Une fois que les causes de nos errements politiques des trois derniers décennies diagnostiquées et identifiées, en toute honnêteté et en toute modestie, l’opposition politique Centrafricaine s’imposera un objectif, clair, court et précis, conduisant à l’élaboration d’une stratégie collective de conquête de pouvoir avec la mise en place d’un collège de leaders qui pourra apporter tout son savoir-faire politique et stratégique au profit d’un leader unique de l’opposition ; lequel leader devra, obligatoirement, appartenir à un parti politique ou association politique bien structuré et disposant d’un vivier de militants, sympathisants et adhérents  réels sur toute l’étendue du territoire national.

Le collège des leader et toute la classe politique de l’opposition doivent rivaliser de créativité afin d’apporter un soutien politique et stratégique au leader consensuel dans le seul et l’unique but de le porter au pouvoir par les voies constitutionnelles ainsi se préparer à pallier à toutes éventualités tendant à perturber la marche vers la conquête du pouvoir du peuple avec le peuple uni derrière un seul leader l’incarnation de la volonté populaire.

Nanti du pouvoir de l’état conquis par voie démocratique, l’opposition, avec l’accord du collège de leaders, pourra mettre en place un comité de réflexion sur l’éventualité de doter la Centrafrique de véritable constitution Républicaine exempte de tous calculs machiavéliques et patricides.

Ainsi l’opposition politique prouvera au peuple qu’elle n’est pas qu’une force applicatrice de pensées venues d’un quelconque maitre à penser mais qu’elle est aussi inspiratrice de ses propres actions pour la défense des intérêts de la Centrafrique pour les Centrafricains.

 

                                                                                                                              Paris le 18 Octobre 2012

                                                                                                                             Léopold BARA

E-mail : bara_fr2002@yahoo.fr

                                                                                                                              Leader Politique

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