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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:52

 

 

Fini-Kode-2011.jpg

 

A quelques jours pour ne pas dire, à quelques heures d’un simulacre d’une élection présidentielle finalement sans enjeu, la Centrafrique au regard des appréciations d’éléments objectifs qui doivent garantir une élection libre, juste et transparente semble définitivement être abandonnée par la communauté internationale et livrée entre les mains d’un régime autoritaire, incompétent d’une part et d’autre part, celles d’une opposition démocratique veule, apathique pour ne pas dire collaborationniste.

Malgré les multiples piétinements des règles fondamentales qui garantiraient l’organisation d’une élection juste et transparente dont tout le monde s’accorde à reconnaitre le caractère flagrant et les conséquences néfastes ultérieures sur le pays, y compris les vrais patriotes au sein même du parti au pouvoir. Les patriotes avertis savent que ces manquements et autres manœuvres politiciennes de dernières minutes ne manqueront pas d’influer négativement plus tard sur la légitimité du vainqueur de ces élections quel qu’il soit. Le peuple centrafricain étant méprisé du fait que l’application du principe de vote universel qui donne le droit à tous les centrafricains en âge de voter de le faire comme le stipule la constitution n’est pas effective. L’insécurité qui règne sur une bonne partie du territoire national empêche ceux-ci de le faire. Quel est alors la véritable légitimité du futur vainqueur de ces élections ?

Malgré des éléments objectifs qui font de cette élection une élection biaisée dont les résultats semblent déjà êtres connus malgré d’innombrables et grossières irrégularités, voilà qu’une déclaration pondue tardivement à la va vite signée par  les quatre candidats de l’opposition vient inopportunément dans le seul but de distraire nos compatriotes. Pourquoi une telle déclaration à seulement quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale ?

Au lieu de menacer seulement de retirer leur candidature, pourquoi ces candidats ne suspendent-ils pas ici et maintenant leur participation ? Pourquoi ont-ils attendus depuis le début pour se manifester au dernier moment alors que Fini kodé et d’autres patriotes ont relevé ces dysfonctionnements ? Pourquoi autant de complaisance vis-à-vis d’un régime honni par la majorité des centrafricains parce qu’il cultive la médiocrité, l’incompétence, l’impunité et la division de notre peuple en art de gouvernement. ? 

Des questions encore des questions que ces candidats dites de l’opposition démocratique doivent fournir le moment venu au peuple centrafricain meurtri par le régime du général Bozizé.

La veule et apathique opposition démocratique cherche à distraire le peuple Centrafricain pour se compromettre plus-tard dans un gouvernement d’union.

La déclaration commune des quatre candidats aux élections présidentielles pour dénoncer : La violation systématique du code électoral, L’impossibilité de circuler sur le territoire, Les mouvements de rébellions ne constituent pas aux yeux de nos compatriotes des faits nouveaux pour être dénoncer aussi tardivement et aussi mollement.

Le tort de cette opposition démocratique est de se soumettre entièrement à un pouvoir certes autoritaire et brutal mais néanmoins décrier de toute part, par conséquent fragile. Cette opposition là n’a pas su se donner les moyens pour mener une véritable lutte politique depuis le début pour sortir la Centrafrique de l’impasse. Elle se compromet jour après jour pour quelques intérêts égoïstes alors que les centrafricains aspirent à un véritable changement. La vraie alternative ne peut que se faire avec une véritable  équipe déterminée avec  des idées fortes et novatrices, or l’opposition démocratique, par son comportement irresponsable ne propose pas une véritable alternative crédible pour le pays.

Le peuple  centrafricain en a marre et a compris les manigances de cette opposition dite démocratique. Par leur faute, la Centrafrique est devenue finalement un pays où les gouvernants ne gouvernent pas, parce qu’il n’y a pas d’opposition crédible qui joue son rôle de contre pouvoir pour  imposer le respect  et les partis politiques de l’opposition ne s’opposent plus, parce qu’ils sont animés par la compromission. Tandis que notre pays fait du sur place, les autres avancent au grand pas. Pour toutes ces raisons, le vainqueur de cette élection doit gouverner avec son équipe et rien qu’avec ses hommes  pour éviter des manœuvres politiciennes et autres alliances contre nature.

Le vainqueur de ces élections  doit gouverner avec son équipe

Les centrafricains sont fatigués des gouvernements d’union où des « tê-ka mon tê gué »  en ont fait leur fond de commerce. Nos compatriotes sont fatigués de toutes ses manœuvres politiciennes qui tuent à petit feu notre beau pays, Nous sommes fatigués des contestations des résultats électoraux. Les partis politiques de l’opposition et leur candidat respectif  doivent s’assurer bien avant du bon déroulement des élections avant d’engager leur candidature. Les centrafricains  veulent désormais une certaine lisibilité. Raison pour laquelle, les partis politiques de l’opposition, les candidats qui ont accepté de participer malgré le manque de garantie pour une élection libre, juste et transparente ne doivent aucunement contester ultérieurement les résultats qui seront proclamés. Si seulement ils étaient sincères et conscients de la misère dans laquelle se vautre notre population, ils auraient pu le faire bien avant les échéances. Il est hors de question que le vainqueur procède à une sorte de gouvernement d’union. Il doit gouverner avec son équipe jusqu’à la prochaine élection présidentielle. En tout cas c’est ce que pense de plus en plus les centrafricains.

Franck SARAGBA

Fini kodé

La troisième voie

 

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