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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 00:44

 

 

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

 


Ci-dessous, nous publions un témoignage qu’un compatriote qui a brièvement séjourné et sillonné Bambari et sa  région récemment a fait parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse pour rendre compte de l’intolérable situation que vivent actuellement les populations des environs de Bambari avec le siège des hordes de BABA LADE.

 

Cantonnées au début dans la région de Kaga-Bandoro, les troupes de BABA LADE s’enfoncent à présent de plus à l’intérieur du territoire centrafricain au fur et à mesure que les menaces d’intervention de l’armée tchadienne de Déby se font pressantes. Les voici autour de Bambari dans la Ouaka !

 

Ce qui se passe là-bas dépasse l’entendement. L’armée centrafricaine n’existe manifestement que de nom. Quelques-uns de ses soldats dépêchés dans le coin se font désarmer par les hommes de BABA LADE, comme le rapporte ce témoignage. Quelle humiliation ! La description de ce compatriote est tellement édifiante que tout commentaire est superflu.


Rédaction C.A.P


 

Existe-t-il une armée  centrafricaine ? Existe-t-il un sens d’Etat ? Existe-t-il un sens de responsabilité civique ? A quoi sert l’armée ? Peut-on dire aujourd’hui  que la  Centrafrique est une nation gouvernée ? Les faits qui se déroulent en ce moment à la OUAKA (Kouango, Ngakobo, Bokolobo, Bambari) sont stupéfiants. Nous assistons après  la bataille que se sont livrée la CPPJ et l’UFDR  à BRIA, à une démission tacite ou complice de l’Etat centrafricain.


Les évènements actuels sont symptomatiques. Le décès de l’un des derniers officiers , digne de ce nom le Général MAZI n’est pas fait pour rassurer le pauvre et paisible peuple Centrafricain .Depuis une semaine bientôt, les rebelles de BABA LADE infestent la zone économique de la OUAKA (sucrerie et communes d’élevage). Les rebelles qui campent a Goya une commune  d’élevage de KOUANGO sont au nombre de 300 (individus) puissamment armés, lances roquettes, mortiers, AA52, téléphone Thuraya, et radio de communication etc….


Le chef des rebelles qui se fait appeler capitaine est le fils à BABA LADE. Ils recrutent des jeunes peuhls dans les campements pour leur servir de porteurs ou de soldats si ces derniers sont vigoureux. Parmi les recrues  on compte bon nombre de jeunes de Bokolobo, et Maloum, localités qui se trouvent à 60 km de Bambari et 35 km de Ngakobo. Ngakobo situé à 60 km de Bambari ou se localise la sucrerie est bientôt la prochaine cible de ces rebelles. Ils ont réquisitionné des taxis motos pour circuler dans la zone, rackettant les peuhls et les autochtones qui élèvent les bœufs baoulés. Chaque éleveur  doit de payer une rançon  variant de 150 000 F à 300 000 F, deux ou trois bœufs selon la constitution du cheptel. Les éleveurs peuhls qui pâturent les troupeaux appartenant aux autochtones ou autres personnes de confession non musulmanes sont battus à sang et torturés.


Le 22 Novembre un détachement des FACA constitué d’une dizaine de soldats, s’est fait désarmer, par les rebelles de BABA LADE à un campement (NGUEKPA) situé à  40 km  de Ngakobo. Les rebelles disent ne quitter la région qu’après vente de leur butin de guerre (300 bœufs environs), pris chez les peuhls. En outre après âpre négociation, les FACA ont pu récupérer leurs armes et se sont vu remettre un bœuf et une somme  d’argent à partager. On se posera la question, qui est effectivement rebelle ?


Les pauvres peuhls et paysans de la région n’ont pas encore fini de pleurer sur leur sort. Depuis 72 heures a GOYA, les troupes rebelles enlèvent les belles filles peuhls pour leur préparer de la nourriture, et les violent systématiquement. Le chef des rebelles est clair dans ces analyses, ils ont l’intention de prendre le pouvoir en Centrafrique. Sinon comment expliquer qu’une rébellion venant d’un autre pays puisse sévir avec armes en toute impunité, violant, tuant et braquant la population civile sous l’œil complaisant des dirigeants ? Vera-t-on un jour une rébellion centrafricaine agir de la sorte au TCHAD ou au CAMEROUN ?


Ce qui est traumatisant, c’est que les autorités sont parfaitement au courant des exactions commises par ces rebelles et leurs itinéraires .Comment doit-on qualifier leur silence ? Les pauvres éleveurs sont totalement affolés.


Au fait, ces rebelles sont en possession d’un ordre mission établi par le secrétaire général de BABA LADE qu’il fait viser par les autorités de chaque localité traversée. Même au pire moment des mutineries du régime PATASSE, on a jamais vécu avec autant d’indignité et de souffrance. Ca pays va être pris ou cannibalisé par les étrangers.


Que l’on ne se trompe pas, le nombre des rebelles de BABA LADE, ne fait que croître .Il n’est pas exagéré de penser qu’ils sont bientôt plus de mille sur le territoire  centrafricain. Est-ce pour combattre le régime tchadien qu’ils sont en Centrafrique ? Loin de là. Que l’on ne se trompe pas, les butins de guerre qu’ils sont en train de constituer, leur permettra de faire un assaut sur  Bangui.


Toutes les femmes valides de la commune décampent vers Bambari pour leur sécurité ou d’autres régions en attendant une hypothétique accalmie.


La journée d’hier a été traumatisante pour les habitants de Bambari puisque durant la nuit, des coups de feu ont retenti dans la ville ; on dit que ce sont les hommes de BABA LADE qui usent de leurs armes. D’autres racontent que ce sont des braqueurs. Du côté officiel, c’est toujours  silence radio. Nous nous posons la question de savoir où sommes-nous  et qu’adviendra-t-il du peuple dans les jours à venir ? Wait and see…

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